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Fly Janvier, fly


Que Février se glisse à ta place et vienne un peu nous réchauffer. ME réchauffer… 
 
Qu’il s’amuse à faire fondre lentement la neige qui commence à alourdir les toits… (quand est-ce que je m’inquiète???...

Qu’il suggère au soleil de tendre ses rayons un peu plus fréquemment, un peu plus longtemps… 

Qu’il apporte son lot de surprises, d’amours figés, de tendresse avortée…

Fly Janvier, fly…

Que les jours me rapprochent d’une claire vision…
Que les semaines s’écoulent sobrement, sans trompette ni tambour…
Que pour un mois, le ciel se calme sur les bordées…

Fly Janvier, fly…

Aussi loin que pourront te porter les vents;
Disparaît pour les 334 prochains jours.
Après?
Tu trouveras bien le moyen de revenir nous ME hanter…

Fly Janvier, fly…

Éloigne-toi de moi, laisse-moi tranquille
Tu t’es déjà trop montré, espèce d’écervelé
Tu as déjà trop duré, c’est assez…
J’en ai ras le bol de te pelleter.
Je te dis adieu sans aucun regret…  

Fly Janvier, fly

Commentaires

Absolument magnifique cette poésie !
On y retrouve l'espoir d'un renouveau moins pénible.
En le lisant à haute voix, j'ai eu l'impression de réciter du Prévert.
Bravo !
Le factotum a dit…
Votre toiture peut en prendre quelques onces encore.
François, j'ai relu le billet (à voix basse)... Vous avez piqué ma curiosité, je ne connais pas Prévert. J'irai voir à quoi ressemble sa poésie.
Merci pour votre aimable commentaire.
(au moment où j'écris ces lignes ((8:19 samedi matin)), dehors, il neige à gros flocons. Par chance nous ne sommes que le 2... je garde espoir que le "3" fera le mois...)
M. Le Factotum, votre commentaire m'inquiète s'il est question "d'onces"... Vous avez vu ce qui descend du ciel???? :-(

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