Passer au contenu principal

Renouer avec les mots


Début d’année, j’avais choisi la voix facile : publier la nouvelle, pondue en décembre pour l’Ami Ray. Ça permettait la poursuite des travaux de réfection entrepris dans la maison, tout en me préoccupant de ce blogue, que j’avais délaissé tout l’automne dernier. Il était Temps que je lui accorde un peu d’attention avant que n’aient disparu tous les membres du lectorat…
 
Pendant que s’étiraient sur les murs, lichettes de blanc pur, janvier m’offrait les siennes. Les arbres devant chez-moi, ployaient sous la charge immaculée. Les froidures alternaient avec les redoux. L’hiver suivait son cours pendant que je me terrais dans le silence de la solitude, laissant défiler sur petit écran, d’autres images de Vie.

Ce matin l’extérieur, malgré un parfait mutisme, me réclamait, le Temps de centaines de poussées. Comprenez comme « la neige a neigé… »*. J’ai quand même pris soin de tracer quelques lignes sur écran auparavant. Histoire d’entretenir la motivation faiblissante.

Je zappe de textos en mots. La radio diffuse quelques airs à la mode. Tiens j’ai l’impression d’avoir déjà lu ça dans l’un des mille livres qui me soit tombé sous le nez. Comment peut-on encore espérer créer du nouveau quand il y a déjà tant sur le marché? Mystère et boule de gomme…

J’ai des idées de longs écrits. Du genre qui prennent des années avant de voir le jour. Mais pour cela je ressens le besoin de m’exiler. Drôle n’est-ce pas?

Si le syndrome de l’imposteur peut me laisser dormir en paix... 
Y arriverai-je un jour? Peut-être...

* Émile Nelligan, Soir d’hiver

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...