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Messages

Affichage des messages du juin, 2009

... et Mardi ne perdis rien...

Quelle belle journée! Enfin j’ai pu me rassasier de toute la beauté et la « zenitude » du camp Trois-Saumons!

Premièrement ce matin, j’ai renoué avec ma rituelle marche quotidienne. J’ai retrouvé mon trajet de quatre kilomètres, sur la petite route sinueuse qui serpente la montagne. Parsemée d’érables et de centaines de mètres de tuyauterie bleutée devant servir au transport de l’eau sucrée (drôle de coïncidence si près d’un camp pour enfants diabétiques!...), la forêt s’est offerte à moi comme jujube à savourer lentement et longuement...

... Et si Lundi semble s’être évanoui sans faire de bruit, il fut en fait bien présent et exténuant... Mais il appartient déjà au passé, et peu importe alors le nombre d’enfants ayant eu à traiter hyper ou hypoglycémies, remplacer cathéters perdus ou arrachés, aujourd’hui et les jours à venir, je pourrai profiter du fleuve et de ses petits villages qui le bordent...

C’est donc immédiatement après le dîner, que Jass, une autre consoeur infirmière que j’a…

Quatrième jour... dimanche, le 28...

... un mot: fatiguée!...

... et un dimanche pas comme les autres! Enfin, pas comme j’ai l’habitude de les vivre, au rythme des vagues du bout de mon quai... (dont je m’ennuie un brin, j’avoue...)

Les enfants ne sont pas tous là encore: soixante douze au total, dont onze filles et dix garçons en ce qui concerne mes groupes. Nous les avons accueillis un à un cet après-midi avec leurs parents. Je fais équipe avec une « médecin-résidente » fort sympathique. Heureusement! Notre but: aider les jeunes au mieux de notre connaissance, à gérer leur diabète et surtout, à faire en sorte qu’ils aient du plaisir, beaucoup de plaisir au camp.

J’ai retrouvé avec grand bonheur plusieurs campeuses, dont je m’occupe maintenant depuis quatre ans. C’est comme revoir des membres de sa famille pour les vacances d’été... C’est un drôle, mais plaisant feeling...

Je n’ai pas encore eu l’occasion d’aller marcher. Je crois que ça contribue à ma fatigue, moi qui suis habituée de bouger plus d’une heure chaque jour, s…

Troisième jour... samedi, le 27...

... et les vacances sont déjà finies depuis 10:30 heures ce matin!...
Je ne suis pas vraiment surprise, c’est la réalité du camp!

Comme par les années passées, ce premier samedi a consisté à faire l’inventaire du matériel qui servira pour les glycémies (analyses du taux de sucre sanguin...) et les injections d’insuline, pour les deux prochaines semaines... pour les 86 enfants qui participeront au camp cet été!...

La fin de l’après-midi et la soirée ont été occupées par de la formation sur le fonctionnement du camp, les pompes à insuline, et le rituel briefing avec l’équipe de vingt moniteurs attitrés aux jeunes diabétiques.

L’équipe médicale est complète. Nous serons 5 infirmières, 5 médecins résidents, 4 nutritionnistes, un directeur médical et le directeur adjoint du CEDEQ à cohabiter et à partager, salon, cuisine et salle de bain pour les jours à venir...

... c’est la partie que je trouve un peu difficile, pour moi, la solitaire habituée aux grands espaces...

Notre journée s’est terminée…

Deuxième jour...

Il pleut ce matin... Du salon, où je me suis installée pour écrire, j’ai une vue de grisaille sur le lac Trois-Saumons... La place, entourée d’érables, me procure un doux et inspirant refuge... À l’extérieur , les feuilles caressent la surface vitrifiée... Sombre invite à la réflexion...

« Le grand salon »: c’est comme ça qu’on l’appelle... Grande pièce au plafond cathédrale, richement éclairé par la lumière naturelle provenant des immenses et nombreuses fenêtres qui en constituent trois des quatre murs...

L’intérieur se compose de meubles anciens... Un peu amochés par le temps... Une odeur de vieux souvenirs plane dans l’air... Comme une âme trop longtemps refermée sur elle-même... Un immense foyer en pierres des champs, trônent fièrement, patriarche de temps anciens...

Les minutes que je me suis permise pour écrire ces lignes, s’écoulent rapidement... Je sens le temps qui me presse de trouver mots et palabres pour vous exprimer un peu de ce quotidien qui sera le mien pour les deux proc…

Première journée de mon escapade...

Parties hier en fin pm, nous avons, ma Consoeur Jass, roulé bon train sur une route ensoleillée et libre de trafic... jusqu’à...

... ce que je sente imperceptiblement, tout d’abord, et avec de plus en plus d’insistance, que mon véhicule semblait magnétiquement attiré vers les parois rocheuses bordant la chaussée...

C’est donc en interrompant ma Consoeur Jass, en plein milieu de sa phrase, que je lui dis:

« Jass, il y a quelque chose qui ne va pas... je vais m’arrêter... »

Je dois vous dire que peu de temps auparavant, lors d’un dépassement (eh oui! incroyable n’est-ce pas, que j’en sois rendue à trouver que les gens ne roulent pas assez vite à mon goût... comme quoi dans la vie, il ne faut jamais désespérer de voir les gens changer leurs habitudes, n’est-ce pas??...), le moteur de mon petit Santa Fe, avait présenté un emballement peu ordinaire, avec soubresauts et efforts... Ce qui m’avait fait craindre, que mes problèmes au démarrage des derniers jours, ne se transforment déjà en ennuis …

Et c'est un départ...

... après une nuit orageuse ou ( je sais, il manque l'accent... c'est que j'écris directement sur mon blog et l'accent grave reste introuvable... désolée...) des tonnes d'eau se sont déversées sur et ... dans ma maison, encore une sainte fois (!!!), je suis fin prête pour le grand départ... (en passant si quelqu'un parmi vous connaissez mon "amant-menuisier", vous pourriez lui faire le message??...que le toit a encore fuit, pas que je m'en vais...)

Effectivement, c'est cet après-midi que je quitterai en direction du Lac Trois-Saumons pour aller travailler dans un camp pour enfants diabétiques. Je vous écris rapidement ces lignes ce matin car je ne sais quand je pourrai le faire à nouveau...

Je serai absente trois semaines... si je trouve le moyen de brancher mon portable de temps à autre, je vous partagerai mon carnet de bord de camp... Vous verrez, c'est vraiment une aventure palpitante... J'espère que je saurai vous le transmettre avec…

Terre battue...

... Lorsque j’étais jeune, à la fin des classes, je me souviens que ma mère nous attendait, l'auto pleine à ras bord, de tout ce que nous devions avoir besoin pour les vacances d’été à notre maison de campagne, y compris la planche à repasser qui séparerait les gars des filles pour le court trajet...

À l’époque, mon père possédait une école de pilotage, louait des hydravions pour la surveillance des feux de forêt, transportait les gens vers leur camp de pêche ou de chasse, réparait les avions et en faisait la maintenance...

Nous avons grandi dans un incessant va-et-vient de voitures et d’avions...

Sur le site, mon père avait défriché à l’aide de mon grand-père et d‘autres hommes, une longue lisière servant de piste d’atterrissage. C’était une surface gazonnée sur fond d’argile, qui se transformait, lorsqu’il pleuvait des clous, en une vaste étendue de terre boueuse. Et si par mégarde un avion s’y posait, c’était pour y laisser d’indélébiles marques...

... pour les effacer, il arrimait…

Vol de nuit...

Ce soir, c’est avec ma Tendre So et ses Tourbillonnants Kids que j’ai passé une
« mirlifique » soirée...

Baignade, ambiance fantasmagorique, jases... Encore une fois la vraie vie... de chalet! J’adore! Vraiment...

Je leur ai proposé que nous écrivions ensemble le présent billet... Alors voilà ce que ça a donné...

"... Un vol de nuit, c’est comme un court passage dans la vie... Une escale lumineuse, alors que l’on se croit perdu dans le noir...

... Lumières de nuit, lumières de vie... Luminescence opalescente...

... Grésillement de feux imaginaires, artifices lubriques...

... Vol de nuit, vol à vue... Vol vers l’inconnu... Sombres « racoins »...

... À peine percé par l’éclat d’une chandelle, dont la flamme vacille sous des milliards de dards... Coups d’ailes de bestioles nasillardes...

... Liberté que confère les vols de nuit... où tout est permis... ou presque...

... sans crainte ni remord..."


"Cent" inspirations...

... ma voiture a encore dû faire un tour au garage: $100 et des poussières d’or plus tard, elle n’avait rien(?)... Alors les gars qui disent connaître les problèmes de « ligne d’essence qui fuit » peuvent aller se rhabiller... Si mon amant garagiste dit qu’il n’y a rien c’est que...

... Oh! Et à qui puis-je vraiment faire confiance, dites-le moi?... J’en perds mon latin (que je ne possède pas d’ailleurs...)...

... j’essaie de toutes les manières, de balayer du revers de la main, une petite voix intérieure qui me dit de quoi, de qui, je dois me méfier, elle semble plus forte... elle me repousse et ça me désespère!...

Est-ce elle que l’on appelle « l’intuition »? Mon Consciencieux Psy saurait me répondre...

En attendant, je me retrouve seule à discuter avec « elle », pensant à tort, que j’aurai le dessus, que mon argumentation éteindra la sienne... Parfois je la questionne, et j’espère qu’elle saura trouver réponse à mes interrogations... J’attends en vain...

Parfois je comprends ce qu’elle …

L'envol...

21 juin 2009: Fête des Pères, début de l’été et... ouverture officielle de la Base pour la saison estivale!...

Wow! Toute une journée!

... et pour mal faire (ben non, au contraire!...), il a fait un temps superbe, que dis-je, extraordinaire!... Le soleil était au rendez-vous, la chaleur et les gens aussi...

Et c’est ce même 21 juin qui a vu l’arrivée de Petite Fleur, qui sera notre pompiste attitrée. Celle qui couvrira les 100 mètres de quai, plus d’une cinquantaine de fois par jour ensoleillé, pour servir l’essence aux plaisanciers et aider les hydravions à accoster et à quitter.

Aujourd’hui fut pour elle, dix heures d’entraînement intensif, défi qu’elle a relevé d’ailleurs avec brio. Il se peut fort bien que dans les semaines à venir, se tissent des anecdotes autour d’elle.
Devinez ce que j’en ferai?...

Pour moi, ce fut la journée « tonte de pelouse ». Et je dois vous avouer que...

...J’HAÏS ÇA!!!... VRAIMENT!...

... Mais comme l’a toujours si bien dit mon petit papa:
« Dans la vie, on ne fa…

Ce feu qui brûle...

... lorsque la porte s’ouvrit, son visage se ferma... Signe de légitime défense...

... son regard, jadis si vif, fut envahi par le vide de l’incertitude...

L’hésitation chevrotante d’une incompréhensible question sans réponse, tanguait en lui... je la vis passer et repasser derrière le voile de ses yeux...

... son timide sourire, celui des jours où l’on ose penser que quelque part, notre cerveau nous joue un tour (un bien mauvais tour... ), tardait à s’affranchir...

... le doute l’habitait, je le sentais bien...

Je l’ai serré dans mes bras, tendrement, fortement, comme si je pouvais, à travers ce puéril geste, lui transmettre un peu de ma vigueur... Comme si je ne voulais pas voir...

... sa solitude...

Nous sommes sortis marcher ses rues, bras dessus, bras dessous... Celles qu’ils connaient et reconnaient... Encore...

... Et nous avons laissé couler nos larmes de désarroi, tous les deux, tendres coeurs égarés dans cette jungle mystérieuse et secrète, de cette espace de vie, entre ciel et ter…

La Main...

... Dans chaque ville, chaque village, se trouve une artère principale, un endroit où l’activité se fait plus intense, plus présente, là où pousse les terrasses, où circulent les badauds...

... Dans chaque ville, chaque village, se trouve un pub, un bar où se font les rencontres hétéroclites entre populace et gratin, entre bien nantis et démunis...

... Dans chaque ville, chaque village, se trouve une histoire coquine à être contée, anecdotes à raconter...

... Dans chaque ville, chaque village, errent des anges en peine... En peine d’être, tout simplement...

... Dans chaque ville, chaque village, espèrent, ces âmes de solitude, se métamorphoser en société relationnelle fonctionnelle...

... Et dans le fond du coeur des habitants de chaque ville, chaque village, bat au rythme des saisons, une vie, la vie, la « Principale».... Celle qui conduit droit au but... Celle qui ne déroge en rien aux lois de l’existence...

...Tout simplement...


Très trop tard...

Bon, ce soir, c’est vrai... Je ne serai vraiment pas très longue... Non que je n’ai rien à vous dire, mais mon emploi du temps un peu trop chargé pour la soirée, additionné d’une dizaine de messages dans ma boîte de courriel, dont plusieurs en rapport avec le camp pour enfants diabétiques, lequel je m’en vais travailler dans...

... Oh! Mon Dieu! C’est dans sept jours le grand départ!...

Je dois préparer mes ailes!... Je dois penser à une tente, un sac de couchage, « rapailler » ma gamelle, imper, bottes etc, etc etc... Et c’est sans compter les vêtements! Je flotte littéralement dans la majorité de ceux que j’emportais avec moi...

Magasinage en vue, Tendre So, pour demain (ou aujourd’hui... quand tu liras ces lignes...)

... Moi qui voulais vous dire que je m’étais amusée à écouter ma verte campagne ce soir... pendant ma marche, et pendant la trempette de mes pieds endoloris au bout du quai...

... les grenouilles, le cri éloigné d’un huard, les odeurs de fumée de feux de bois, le cancan des…

"Cache-nez de moteur..."

... je ne suis vraiment pas certaine de l’appellation... Comment pourrait-on dénommer autrement ce machin-truc en bois, servant principalement à empêcher les oiseaux de nidifier dans les abords du moteur?...

... probablement que ma Meilleure Amie pourrait jeter un oeil dans ses immenses bibles de commande de matériel aéronautique et me dire très précisément le nom... Car le modèle dont il est ici question, est la version rustique. Il existe des versions modernes en mousse recouverte de cuir rouge, qui disons-le, font beaucoup plus
« urbain »...

... Assez de tergiversation! Je devrais être en mesure de « pondre » quelques lignes sans connaître l’exacte nomination de l’objet en cause...

En fait l’histoire de ce... truc (!), a débuté l’automne dernier après que j’eus ramassé sur le quai celui qu’utilisait mon Énigmatique Frérot pour son hydravion. À vrai dire, il était dans un état lamentable que dis-je, dans un état de vétusté avancé (le truc... pas mon Énig Frérot!...).

Le contre-plaqué se …

"Il faudrait ben que..."

Hier matin, à mon réveil, je me suis dit que j’essaierais... une fois de plus...

... sans trop me questionner sur le pourquoi du « il faudrait ben que... », ni du pourquoi ça arrivait comme ça, en ce beau lundi matin de congé, je sentais simplement qu’il fallait que je le fasse...

... là, là!...

... j’ai sauté de mon lit d’un seul bond et j’ai enfilé ma robe de chambre, blanche (!). J’étais remplie de cette bonne volonté qui m’envahit si soudainement... si frénétiquement... si fréquemment...

... j’étais certaine que cette fois-ci, je tiendrais le coup, que ce n’était qu’une question de temps... Après tout, il n’était que...

... puis je me suis dit que ce n’était pas parce qu’il m’avait attiré tout ce temps, aussi voluptueusement qu’un épicurien l’aurait fait, que je ne saurais trouvé le courage d’y mettre fin, une bonne fois pour toutes...

... pas non plus à cause de sa chaleur qui savait tellement me réconforter, ni de son parfum un peu suave... hum!... son odeur...

... et surtout pas quest…

Snobinarde rurale...

... C’est ce que je suis... Du moins je le crois... Pourquoi? Parce que se croisent en moi, deux entités distinctes aux goûts exclusifs de part et d’autre...

La première personnalité est plutôt angélique distinguée. Soucieuse de sa réputation, des « qu’en dira-t-on »... C’est elle qui porte la « Mona de Lambertrand », qui fréquente les gîtes aux soupers cinq services, qui déguste un rosé sur une terrasse, dans les chaleurs de l’été
« non-Abitibiennes »... et c’est la même qui porte son vison les jours glacials d’hiver
« très-Abitibiens »...

C’est cette professionnelle guindée, circulant, attaché-case à la main, ayant des idées d’habiter un condo ou un loft en plein centre ville... Celle qui choisit de bons vins, sans égard aux prix (enfin un peu quand même...)...

L’autre, je la décrirais comme un peu « givrée »... C’est celle qui regarde pousser les fleurs, vêtu d’un jean et d’un polar dans les moments plus frais... Qui s’étend dans l’herbe, un matin de printemps... qui se pend aux branch…

Café des Rumeurs...

... Je n’aurais jamais pu imaginer plus long trottoir pour accéder à cet endroit huppé... C’est qu’il y a foule ici, peu importe l’heure...

De drôles d’oiseaux, un peu volages, quelque peu déplumés par les brises de vie, d’autres dépenaillés par les rigueurs du temps, y traînassent tout au long du jour...

Certains ont le faciès rigidifié, sans émotion... Comme pris dans un halo métallique dont ils ne sauraient se libérer, ils semblent enchaînés avec d’invisibles liens, les retenant, bon gré mal gré...

Tous ont accès à un espace bien à eux. Ils occupent jour après jour, la même place de leur existence, sans savoir ce qui les attend un autre tantôt... Ici, tous les clients se tiennent debout, dans une éternelle pose irréelle...

Parfois le soir, on y entend rumeurs de destinées, vols impromptus prévus pour des lendemains meilleurs...

... Rumeurs d’humeur maussade quand sous la pluie, ils font leur entrée remarquée...

... Rumeurs d’odeur de terre humide, de roseaux ployés sous l’effort...

... Ru…

"Marchons Trécesson..."

Quel titre inspirant, n’est-ce pas?... Non?... Vous ne comprenez pas?...

Oh pardon, bien sûr!... Vous n’y étiez peut-être pas!...

En fait, à part ma Bonne Amie G., je ne me souviens pas vous y avoir vu...

Dommage! Ce fut une très belle matinée... Je vous explique...

« Marchons Trécesson » est un évènement organisé par la municipalité du même nom, pour entre autres, promouvoir l’acquisition de saines habitudes de vie, dont l’activité régulière fait bien sûr parti.

Nous avions donc statué, ma Bonne Amie G. et moi-même, d’y participer, histoire de prêcher par l’exemple d’une part, et de simplement bouger dans un décor un tant soit peu bucolique d’autre part...

Nous avions le choix d’une marche ou d’une course de 1, 5 ou 10 kilomètres... Le vol à tir d’ailes étant défendu... Selon vous, quel aura été notre défi?...

Fort certainement, vous avez raison si vous avez opté pour la marche, et disons que les 10 kilomètres furent dissipés en quelques deux heures six minutes... D’accord, nous ne parlons…

1972...

... sur les rabats de mes poches, deux lettres brodées: « P P » ... Non pas les initiales de quelque jeunot pour qui mon coeur aurait soupiré...

« P P » pour « Pilote Privé »... À quinze ans, je rêvais d’épater la galerie en volant avec d’autres ailes...

... c’était l’époque, où je travaillais l’été « aux foins »... avec des gens de mon village qui possédaient une ferme et qui venaient faucher sur l’ancienne terre de mon grand-père...

... l’époque où je marchais, la plupart du temps, pieds nus...

... l’époque où je cueillais des fleurs sauvages, où je m’étendais dans l’herbe pour... simplement être et « me » laisser vivre...

2009...

... ce matin, je suis « montée » au champ, comme l’aurait fait un enfant... Sautillant, courant, enjambant les coulées d’îlots de graminées... J’ai marché aux abords des eaux brunâtres de l’Harricana, découvert un amoncellement de pierres de Fée (!)... J’ai laissé le soleil se jouer de moi...

... J’ai touché l’herbe caoutchouteuse du bout des doigts...

... J’ai h…

Tout d'un coup...

... que finalement ça aurait été plus grave, beaucoup plus grave, que je ne l'avais imaginé...

... que finalement, l'observation aurait perduré plus de deux jours...
... j'ose croire que j'aurai publié cette photo pour rien... "Nos moments de lumière sont des moments de bonheur; quand il fait clair dans notre esprit, il y fait beau..."Joseph Joubert (escapade à Notre-Dame-du-Nord, 30 mai 2009, avec ma Bonne Amie G.)

Oh! Un malade...

"À force de se croire malade, on le devient..."Proust

Dr PC...

... Il y a déjà quelques semaines qu’il traîne de la patte... Il n’a jamais été bien vite, mais là, sa lenteur m’exaspère. Vraiment!...
... Il conserve ses couleurs, mais il a parfois de ces borborygmes* à faire dresser les cheveux sur la tête. Impossible pour moi de savoir si c’est la température ou s’il a le coeur trop lourd de peine... Pourvu que ce ne soit pas une infection virale...
Je n’aurais pas cru devoir en arriver là un jour. Lancer un tel appel désespéré... Mais je n’ai vraiment pas eu le choix: je tiens beaucoup trop à lui pour ne pas réagir... et avant qu’il ne rende l’âme pour de bon... Je ne peux toujours pas m’en débarrasser sans tenter au moins cette ultime démarche...
J’ai donc pris mon courage à deux mains ce matin, et j’ai signalé le numéro de celui, qui je le sais, pourra le soigner ou du moins soulager ses symptômes... Je n’ai pas eu à donner beaucoup de détails à mon interlocuteur pour qu’il comprenne mon besoin... Demain, j’ai rendez-vous... J’apporterai mon P’t…

La femme qui marche avec les ours...

Le lundi matin, je suis en congé. Le poste que j’occupe ne requiert que 28 heures de ma vie (parfois un peu plus...) par semaine, ce qui me laisse les lundi am et vendredi pm pour voler en toute liberté, sans surveillance...
Depuis la fonte des neiges, je dispose de ces moments en partie pour aller marcher... dans le champ à Jolin! (où je m’attends toujours d’ailleurs, d’un jour à l’autre, de m’en voir interdire l’accès jusqu’aux prochaines neiges!) En attendant, toutes ces terres n’appartiennent qu’à moi!!!
Ce matin, vers 9hres, j’ai fait mon parcours habituel. À mon retour, alors qu’à ma gauche gambadait gaiement au même rythme que moi mon Méo... ... à moins que...
... je glissai délibérément mon regard franchement vers lui... Méo était en réalité... mon ami l’ourson!... En détournant la tête vers la droite, je vis le vrai Méo, folâtrant en plein champ...
Là, j’avoue, le coeur m’a arrêté quelques secondes... C’est qu’il se trouvait à environ 50 pieds (bon d’accord: après discussion ave…

Seule au milieu de nulle part...

Ce soir, j’ai encore le corps rempli d’une saine fatigue... Mon séjour (trop court) au camp, a permis de me remplumer quelque peu, quoique insuffisamment, je crois...
Arrivée vers 14hres hier, j’ai transporté la moitié des pièces de bois qui serviront à refaire escalier plus fonctionnelle pour accéder à ma mezzanine. Puis je me suis étendue sur ma minuscule causeuse en rotin pour y roupiller un instant... Lorsque j’ouvris enfin les yeux, le soleil me dardait de ses rayons, à une hauteur de la fenêtre qui me fit penser que j’avais dormi plus que quelques heures...
Je me levai et décidai de me rendre à mon véhicule, y chercher un autre voyage de bois, histoire de m’ouvrir l’appétit un peu... Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il était 20 heures! (comprenez ici que lorsque je me rends à mon camp, je n’apporte ni montre, ni cadran... je mange quand je ressens la faim, je dors quand... je ressens l’endormissement!...) Je marchai vers mon plus proche voisin, sans toutefois oser me …

C'est fait...

... bon, j'avoue être incapable d'écrire quoi que ce soit ce matin (c'est mon troisième essai, j'ai effacé accidentellement les deux précédents!?!?...), je dois avoir l'esprit aussi "raqué" que ne le sont mes ailes... la marche nocturne y est pour quelque chose...

... alors je serai brève, mais demain je vous promets plus de détails...

... j'aimerais seulement souligner quelle énergie et motivation habitaient les membres de mon équipe "Partenaires humanitaires"... Pour la troisième année, ils ont accepté de me suivre dans cette folle "odyssée mystique" qu'est le Relais pour la Vie... Bravo et merci à vous, GANG!...

... je vous laisse aussi promptement que je ne suis apparu dans votre vie ce matin: je me dirige vers mon camp, programme: dormir, lire, dormir, lire...

... je vous reviens demain, avec les idées plus claires qu'obscures...

Grand soir, grande nuit...

... Ce soir, tous les pas que j’alignerai, inlassablement, l’un après l’autre pendant plus d’une dizaine d’heures, iront en rejoindre des milliers d’autres... Nous serons ainsi tous unis et réunis pour une bonne cause: ramasser des fonds pour la Société Canadienne du cancer...
... Je le ferai en pensant à toutes ces personnes qui ont eu à affronter, qui affrontent ou qui affronteront cette insidieuse maladie...
... Je le ferai en souvenir de ma mère, en l’honneur de mon père, en souvenir de mon Bon Monsieur N., en l’honneur de ma Courageuse Consoeur de travail L....
... Je le ferai par défi, pour lever le nez à la vie qui se veut parfois bien cruelle...
... Je le ferai parce que je me trouve privilégiée d’être ce que je suis, où je suis et comment je le suis...
... Je le ferai pour démontrer que l’on peut finir par gagner nos batailles si on y met tout notre coeur et notre énergie...
... et je le ferai par respect pour ceux qui les ont perdu...
... Je le ferai pour me prouver que mes Merci l…

Passeport vers l'au-delà...

... de l’imagination...
... vers ce géant qui hante l’aéroport municipal et qui écrase nos « petits bébés » avec ces immenses pas... Qui parsème d’éclats de « diamants » le gravier du stationnement, où sont figés dans l’espace, encore quelques hydravions abandonnés par leur maître...
... du rêve...
... vers Céphalée, qui vit maintenant sur un nuage, en fait sur le même où se trouve l’hydravion qui a brûlé il y a quelques années, et qui repose au cimetière des avions...
... de l’envie...
... de pouvoir un jour monter à bord d’un « bébé qui flotte », et survoler les nuages, et par le fait même revoir Céphalée et l’avion brûlé...
... de pays lointains...
... vers ces contrées que semblent vouloir explorer mon Grand, ma Précieuse Bru et ma Douceur ma Belle à l’été 2009... Islande, France, Belgique, Espagne, Grèce, Hollande...
Autant de façon de voyager, sans billet ni passeport... Pour l’instant...
Avec Matis et Elliot, nous inventerons mille et une histoires toutes plus abracadabrantes les unes…

Comme une étoile filante...

... Ma vie est comme une étoile filante... Elle brille de mille feux, traverse en un éclair le temps, et devient présage de particules de bonheur qui éclaboussent le monde...
... Je rentre à peine à la maison, il est très tard, une fois de plus... Comme si j’avais perdu entièrement le contrôle de mon existence... Comme si depuis quelques semaines, les occasions de me sentir vivante, se bousculaient sans arrêt devant moi... Comme si je sortais d’une longue hibernation... comme si ma marche « existentielle » m’avait enfin entraîné quelque part...
J’ai peine à reconnaître le lieu où je me suis enfin posée... Quelque endroit lumineux, chaleureux...
Mes ailes ne sont plus plombées... Je me sens aussi légère qu’une plume, mais un peu fatiguée par tous ces vols allers-retours des derniers jours... Je dois prendre un peu de repos...
... ce que je ferai après la marche du Relais pour la vie, qui aura lieu vendredi soir... Vivement samedi matin... que je dorme enfin tout mon saoul...
... et parlant…

À coeur battant...

Ça y est! À présent, je les perçois! Et même très bien!... Chaque soir, à mon retour, comme un coeur qui palpite... Bruit sourd à peine audible s’en allant crescendo...
... Toujours à peu près au même endroit, à la même heure...
... Et chaque fois, je « lui » dis tout bas:
« Tu sais... je les entends maintenant... »
... mais « lui » ne m’entend plus... À présent...
Pendant des années, alors que la personne avec qui je vivais à l’époque, repérait immanquablement le claquement, moi, c’était que dalle! Toujours... enfin jamais... Bref! Seuls les bruits réguliers aux alentours me parvenaient narquoisement...
J’étais incapable de déceler le pseudo tambourinement, le bref instant où le temps suspendait sa course pour laisser libre cours aux sparages...
... Incapable de concevoir l’inconcevable: mon ouïe ne me permettait pas l’audibilité de ce tintamarre...
Et quoi encore?...
J’avais beau me concentrer après son « Écoute, écoute » sentencieux: rien, niet, nothing...
Alors aujourd’hui je me demande:…

Un an déjà...

... Je sais, je sais, j’avais promis de ne pas revenir là-dessus... Mais c’est plus fort que moi...
... Permettez-moi, une dernière fois, de m’exprimer succinctement sur le sujet... Probablement que l’entière guérison n’est pas encore au rendez-vous...
... Les heures, les jours, les semaines, les mois, se sont succédés, tantôt trop lentement, tantôt trop tristement...
... Et curieusement, j’ai l’impression d’avoir déjà écrit ces lignes, ne les aurai-je qu’imaginées?... Bon, tant pis, je prends le risque de radoter! Il me serait trop long de relire tous mes précédents billets pour retrouver celui dans lequel j’aurais employé à peu près le même langage...
Redondance me direz-vous? Peut-être... Masochisme ou résilience?... Je ne saurais dire... Mais ce soir, lorsque s’imprimeront les dernières lettres de ce billet, comme dans les livres, assurément cette fois, une page sera définitivement tournée... Je pourrai parfois revenir y jeter un oeil, mais ma vie se trouve dans les pages à venir, c…