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Messages

Affichage des messages du janvier, 2011

Curieux...

... ici tout n'est que froid, temps figé dans l'espoir de nouveaux départs...

Même le temps n'est plus ce qu'il était. Il s'est écoulé, rapidement, sans vraiment laisser de traces...

Voilà... ce soir, je ne peux écrire... J'ai mes raisons. Je les motive moi-même...

Demain sera un autre jour, meilleur sûrement, où je saurai dégoter quelques bonheurs égarés pour ange éloigné...

Aux couleurs de ma fin de semaine...

Est-ce le fait que c’est le 30 janvier? Ou encore que c’est dimanche? Ou simplement parce que j’ai l’impression, une fois de plus, d’avoir si peu abattu de travail dans mon petit appartement?…

Mais…

… alors que je prends place devant mon portable, l’inspiration n’est pas au rendez-vous…

Pourtant ce n’est pas faute d’avoir manqué de ce blanc étincelant sous le soleil du Nunavik…

… ou de cet argent brillant, cristaux posés en surface des étendues glacées…

… encore de ce brun narguant, alléguant que c’est l’hiver des mélèzes…

… ou ne serait-ce que de ce jaune bleuté, s’étalant dans toute l’immensité de la voûte céleste?

Si je poussais un peu mes divagations, je pourrais voir percer le noir pendant le brunch auquel j’avais été invité et auquel j’ai participé avec grand plaisir…

Pardon? Vous trouvez triste que j’associe cette teinte à une rencontre pourtant fort réussie?

Selon la courte recherche effectuée, le noir signifie l’élégance, la simplicité, la sobriété (incroyablement vrai en ce qui conce…

41 - 17 = ...

… J’avais finalement plus de courrier à ouvrir qu’il n’en paraissait. Trois semaines d’absence. À prime abord, j’aurais pensé avoir une lettre ou deux. Quelle ne fut pas ma surprise d’en avoir une demi-douzaine, en plus de quelques offres pour augmenter la marge de ma carte de crédit…

… Ben oui que je vais augmenter ma marge de manœuvre pour avoir de la difficulté à boucler mes fins de mois!

Parmi ces lettres, s’en cachaient quelques précieuses. L’une d’entre elles, accompagnait une petite boîte carrée qui contenait un adorable petit ange. Merci à toi Tante P pour cette délicate attention…

Dans une enveloppe se terrait un mot gentil ayant voyagé de l’Europe au Canada… M. Sobieraj, vos vœux se sont bels et bien rendus!... Merci à vous…

Un « coucou » pour mon anniversaire d’une Amie Couturière que j’aime beaucoup… Mais je sais qu’elle ne me lit pas, alors elle, je la contacterai directement…

Puis une autre de mon Consciencieux Psy avec qui j’échange une sobre mais combien importante, corresp…

Pour toi...

… ma Meilleure Amie, j’écris ces quelques lignes en pensant à toi.

Revenant de mon « 5 à 7 », j’ai marché sous un -45, sac à dos au dos, laissant les aurores boréales se déployer au-dessus de ma tête, me disant que la chanceuse, vraiment, c’était moi…

Je pensais à toi, à tous tes efforts fournis pour que Papa Fitzsou ne souffre pas des absences, trop fréquentes depuis décembre, de son Amie J… Simplement, merci...

Quand j’admirais les danses de lueurs célestes, j’ai béni le Ciel d’être ici, et pas ailleurs malgré…

… Malgré que ce soir, j’aie partagé avec toutes ces amies, Amie G, Amie J, Amie L, Amie So, de merveilleux moments, et que pendant ce temps, derrière mon dos, veillait l’Ennemi…

Mais bon… la marche de la fin avec Amie J, m’a remis les idées en place, et permis de faire la paix, du moins avec moi-même à défaut de le faire avec l’Autre…

Qu’y aurait-il de plus finalement, à dire ou à faire, que laisser faire? Laisser aller le temps, ce temps, parfois si lent à se déplacer, à démarrer,…

Back home!

Voilà! Le voyage à Quaqtaq est maintenant chose du passé… et tout s’est bien « passé »!

Nous avons quitté la communauté sous un soleil étincelant avec une heure trente de retard. De forts vents nous attendaient à Kangirsuk mais rien pour empêcher le commandant d’y faire un très bel atterrissage.

Toute la semaine, à Quaqtaq, trois chiots osaient sortir leurs museaux de leur cachette pour venir nous saluer. Ce matin, j’ai croqué sur le vif (avant que l’un deux ne croque mon étiquette d’identification attaché à mon sac à dos!!!) cette noble pose de l’un d’entre eux.

N’est-ce pas qu’il a fière allure? On appelle cette race « chien de traîneau esquimau ». Comme j’étais un peu sceptique de l’information reçue, j’ai fait une recherche sur Internet…

Il semble plus approprié de parler de « chien canadien d’Inuit ». J’aime bien. Cependant, je n’ai pas retrouvé les couleurs de robe de ceux vivant sous l’édifice hôtelier de Quaqtaq. Il semblerait qu’il puisse y en avoir plusieurs.

D’autre part, je pa…

Atchoum!...

Ça y est… j’ai le frisson… depuis ce matin… Je soubresaute à tout moment. Un insignifiant écoulement nasal me nargue…
Je résiste… Pas question de me laisser prendre à ce jeu. Soit : je suis bien un peu fatiguée, mais qui ne l’est pas en ce début d’année? J’ai peut-être aussi un peu de difficulté à trouver un sommeil récupérateur, mais suis-je la seule à qui ça arrive?
Non!...
… Alors… pas question de le laisser s’infiltrer en moi, envahir mon espace vital, me colmater entre deux sensations d’inconfort…
Je refuse catégoriquement cette attaque à mon intégrité, bon!...
Oh bien sûr, j’ai eu à certain moment, froid aux pieds… Cette manie qu’on a au Nunavik, de se déchausser du moment que l’on entre dans un établissement peu importe lequel…
Aussi, ai-je ressenti à quelques reprises cette froideur dans le dos qui me faisait enfiler à la hâte, ma veste en polar… Aurais-je ainsi abusé de mes capacités de protection immunitaire? Aurait-elle abaissé les armes et laisser l’ennemi pénétrer impunément…

Coucou de Quaqtaq...

Je me suis bel et bien rendue... Le vol s'est bien passé, sauf pour la batterie de l'avion qui est tombée à plat à Kangirsuk!!! Un instant j'ai bien cru que les pilotes iraient repartir les moteurs " à bras"*... ... Me semble de les voir s'échiner à tourner ceTTE triple hélice (féminin ou masculin "hélice"??? Je n'utilise pas le même système qu'à l'habitude et je ne prendrai pas la peine de me chercher un dictionnaire sur Internet... Excusez-la!...) ! Finalement, ils firent un "vol" de batterie dans l'appareil stationné à nos côtés et nous avons pu repartir très rapidement! Lundi soir, dans le vaste salon de la Co-op Hotel: je pianote quelques mots sur le portable. Dehors, le vent siffle et réussit à s'infiltrer par les nombreuses fenêtres. Il fait très froid. Même les ours polaires veillent, pas très loin. Nous en avons été avisées dès notre arrivée. On a vu leurs traces aux abords du village... Brrrr... Je vais passer m…

Nouveau départ...

Je prends quelques minutes ce matin pour vous lancer ces lignes en direct, sans correctif ni censure...

Je m'envole dans quelques heures vers Quaqtaq. Je ne suis pas certaine qu'il y aura de la place dans mes bagages pour un ordi... alors ne vous inquiètez pas si je disparais jusqu'à jeudi...

Donc il n'y aura que demain et mercredi où vous ne trouverez rien à lire de l'Ange Aérien... Ce n'est que partie remise...

J'irai puiser l'inspiration dans le Moyen Nord et vous lancerai une volée de mots d'ici quelques jours...

Bonne semaine à tous!

Psst! Aujourd'hui c'est l'anniversaire de ma Douceur ma Belle! Je t'aime ma grande fille... prends soin de toi... Je te souhaite la plus belle, la plus joyeuse, la plus merveilleuse, la plus extraordinaire des journées... xoxoxo

Porte 17...

(texte écrit alors que j’attendais mon vol, samedi matin, le 22 janvier 2011, à Montréal)

« … Me voilà confortablement installée sur l’une des banquettes, porte 17. Je suis à l’aérogare P.-E. Trudeau. La nuit fut courte et douloureuse… Toujours cette foutue douleur à l’épaule droite… Bof! Un petit sprint encore, et je pourrai y voir à la fin de la semaine, au retour de Quaqtaq, petite communauté Nunavimiuk de 315 habitants.

J’ai extrêmement hâte de retrouver mon petit chez-nous, relaxer enfin, et ce, malgré le fait que je fasse toujours plein de belles rencontres lors de ces voyages. Tenez par exemple, hier encore, un Gaspésien m’a fait la conversation Iqualuit-Montréal sans arrêt… j’ai donc appris une partie de sa vie et de celle de son étalon « Smat »… Pour vrai!...

Rencontre d’un instant aussi, avec ce Monsieur à Yellowknife hier matin qui tenait à m’encourager pour le Défi humanitaire Diabète Québec de la Grande Muraille. Étant lui-même diabétique, je me suis surprise à lui faire un …

C'était hier: Yellowknife-Rankin Inlet-Iqualuit...?

9:50 Décollage... Les conduites d'eau sont gelées, nous ne pourrons avoir droit à notre si réconfortant café aérien...

11:30...

La portion de vol Yellowknife-Rankin Inlet s'était bien déroulée. Il me semble qu'elle ait duré environ une heure trente...

Rankin-Inlet, 1:10pm: le Commandant nous avise que nous devons retourner atterrir. Le train d’atterrissage avant ne s’est pas rétracté à cause de la température trop froide (-46). Nous venions à peine de quitter le sol...

Les Agents de bord nous rassurent : il n’y a aucun danger. Nous retournons nous poser…

Du haut du ciel, j’ai le temps de prendre quelques clichés, en pensant à vous… En bas, l’immense étendue d’eau de la Baie d’Hudson boucane. Seules ses rives sont pétrifiées par le gel…

J’ai confiance que nous rejoindrons le sol en douceur. Après tout, n’est-ce pas là le moment pour notre Commandant de mettre en pratique les exercices révisés tous les six mois sur le simulateur à Toronto???

Dans la cabine, tout est calme. Certains…

Yellowknife

Mon premier voyage 2011 tire à sa fin. J’ai quitté Inuvik cet après-midi avec mes quatre consoeurs du IDN (Inuit Diabetes Network), comité dont je serai pour la prochaine année, la présidente…

Que voulez-vous, c’est moi qui recevrai en 2012!...

Le vol Inuvik-Yellowknife fut un peu écourté à cause d’un autre avion qui a décidé de faire son approche en même temps que nous à Norman Wells. Nous avons donc « over shooté » pour nous poser directement à Yellowknife.

L’aérogare de l’endroit est vraiment charmante avec son ours polaire à la pêche au phoque en plein centre du hall… Je prendrai une photo demain, promis…

Donc décollage prévu à 9 :45, heure d’ici et atterrissage prévu à 17 :50 heure de Kuujjuaq…

Devinez ce que je ferai demain????... et peut-être même demain soir à mon arrivée?... Mystères et plumes d'ange!...

Inuvik

« Le soleil d’Inuvik est réapparu le 6 janvier.» selon les dires d’un gentil Monsieur Inuk assis à mes côtés lors du trajet Edmonton-Inuvik…
Toujours selon lui, la petite bourgade d’environ 3 500 habitants, profitait de la présence solaire de midi à 16 :00 pm environ…
C’est environ ça!...

Mais à notre arrivée, ce fut plutôt un genre de blizzard qui nous accueillit… malgré le fait que je me suis toujours laissée dire qu’un blizzard ne nous permettait pas d’apercevoir notre main au bout de notre bras, ici les gens de la place, à cause de la vélocité du vent, en parlait en ces termes!
Il faisait un froid de canard, mais je vous dirais très tolérable, un peu comme nos grands froids Abitibiens…
« Faisait fret, mais c’était sec!... »
J’ai pris quelques photos (que vous verrez à mon retour à Kuujjuaq car j’ai oublié dans mes trop nombreux bagages, le mignon petit fil qui m’aurait permis de vous conduire si près de ce coin très, mais alors là, très nordique de l’ouest Canadien)…
… une magnifiq…

Deux fois plutôt qu'une...

Edmonton sous la neige! J’ai fait rire le conducteur du « shuttle *» quand je lui ai dit que je voulais m’asseoir en avant parce que « j’aimais ça voir… »…
M’a répondu : « Il n’y a que de la neige, partout… »
Mais je l’ai quand même fait!... et il n’y eut que de la neige… partout!!!
Quatre heures quarante de vol! Mon plus long à vie! Il faut dire que je n’ai jamais beaucoup voyagé… J’anticipe un peu celui vers la Chine!!! Montréal-Edmonton s’est passé malgré tout rapidement grâce à un voisin Néo-Brunswickois avec qui j’ai fait la jasette, tout le vol durant! Francesco a connu une partie de l’ange sans censure!…`
À mon arrivée à l’hôtel, un message de ma Bonne Amie G sur mes courriels… Un poste affiché, pouvant peut-être m’intéresser… à Amos… Signe du destin?...
Extrait du billet de Marie-Pier Charronde ce jour :
« ... Mais ce qui me fascine, Sylvie, et ce à quoi je pensais en écoutant le commentateur donner ses prévisions, c’est de constater que nous sommes nombreux à jouer dans l’aréna …

Montréal-St-Sauveur-Montréal-Ed...

Des nouvelles brèves, histoire de vous partager un peu de ce périple qui me mènera de Kuujjuaq à Inuvik, dans la région d’Innuvialuit.
Mardi, 11 janvier : le vol Kuujjuaq-Montréal se fit sans embûche. Nous étions à peine une vingtaine dans le boeing 737 de First Air.
Des vacances pour les 3 agentes de bord…
Je fus vite rendue au Travelodge sur René-Lévesque pour y retrouver avec une immense joie de mère, mes Ouailles, venus avec un but très précis dans la grande métropole. Dans la minuscule chambre prévue pour trois personnes, l’amoncellement de sacs et de bagages de toutes sortes, exigeaient que nos déplacements s’effectuent non pas dans les airs mais bel et bien sur les surfaces de couchage…
À première vue, l’espace m’est apparue encore plus exigüe qu’au P’tit Camp de Filles situé dans le P’tit Nord… Ce qui n’est pas peu dire…
Mais comme ce n’était qu’une courte halte de deux nuits, nous en avons pris le parti d’en rire plutôt que dans faire tout un plat… Après tout, n’était-ce pas d…

Ah la vache!...

… incroyable! Elle la voyait là, bien à SA place, cette place qu’elle occupait, quelques heures même à peine, auparavant…

À peine…

… De la peine…

Plein son cœur, plein sa tête, elle la sentait monter, l’envahir, l’étouffer… Encore plus fort que la nausée du tangage…

Rien à voir… Rien à voir, mais pas « pantoute », avec cette réaction anaphylactique aux croisières sur le Pacifique…

Déchirée, brisée, elle ramassa ce qui lui restait de courage… Elle en avait habituellement plein les poches...

La tête haute, sans une plainte, elle quitta…

Les jambes chancelantes, la douleur lancinante lui tenaillant le cœur, elle se faufila par la porte entrouverte et s’enfuit, aussi vite et aussi loin que pouvait la porter le temps…

Ce temps, qui finirait un jour par guérir cette blessure d’amour-propre, salement douloureuse…

Rien n’y fit! Ni les appels du Charmant, ni ses regrets…

Toujours tête haute, au pas de course vers le futur, elle se poussa, résolument, en espérant, suavement qu’un jour Leurs pas s’enfarge…

L'intruse...

… c’est là qu’elle entendit la voix… Une voix forte mais féminine, avec des roulements de langue du pays…

Elle n’eut plus besoin de retenir son souffle, il s’était coupé de lui-même. L’oreille aux aguets, elle attendit…

Son Charmant murmura quelques douceurs à la nouvelle venue, comme s’il la couvait… Elle ne voyait pas ce qui se tramait du côté du petit vivoir, mais elle savait, à sa voix, qu’il la dévorait des yeux.

« Assieds-toi, je vais aller chercher ma Cocotte et je reviens »…

Comment osait-il lui infliger aussi impunément la présence de l’autre? N’avait-il donc aucune commisération, aucune compassion pour elle?

Il arriva dans l’embrasure de la porte et souriant lui dit : « Viens, viens. Je vais te présenter… »

Elle eut envie de fondre, là sur place. Devenir une partie de l’imprimé de l’édredon… S'envoler... Comment pouvait-il être si mesquin, si méchant?... Comment pouvait-il lui imposer pareil calvaire?

Elle finit par lever la tête, lui offrit ce regard où, dans ses yeux, on ne l…

Le retour...

… elle s’éveilla en sursaut et en sueur… ça n’allait pas mieux…

Le front trempé, elle n’osa même pas s’étirer. Elle demeura immobile, sans faire un bruit…

Au-dehors, elle entendait le ronronnement des moteurs au ralenti, comme pour un amerrissage en douceur près d’une île désertée…

La porte s’ouvrit au même moment sans trop de précaution…

C’était lui. Certain…

Elle attendit toujours sans bouger. Elle allait lui montrer ce que c’était qu’être délaissée…

Il s’approcha d’elle. Son souffle était parfumé des embruns de la mer… Ses cheveux sentaient le vent salé...

« Comment va ma Cocotte?... »

Elle aurait voulu ouvrir les yeux et se blottir dans ses bras qui sûrement l’auraient accueillie avec chaleur…

Elle choisit de demeurer statufiée.…

… retint son souffle…

Le rêve...

… c’était étrange, en fait tout était étrange… Les alentours semblaient si proches et si réels… Immenses arbres géants, aux racines flottant à la surface de la terre…

Les animaux reposaient ici et là, sous les feuilles ou les branches, dépendant s’ils étaient pourvus ou non d’ailes ou de pattes…

On entendait au loin, des cris lugubres et déchirants… Impossible à localiser ou à expliquer…

Le ciel était sombre, d’un gris impénétrable, insondable. L’air était chargé de particules microscopiques qui s’accrochaient dans le fond des bronchioles comme l’oxygène sur les branchies du poisson…

Elle avançait à pas feutrés, prudemment, guidée par la peur. Chaque recoin de sombre luminosité réveillait son inquiétude. Elle était tout, sauf frondeuse. Elle aimait la quiétude de sa vie urbaine, les restes un peu froids des cafés lattés… Elle aimait être, point.

Mais ici, tout ne lui inspirait que craintes et inquiétudes. Elle ne voulait ni ne pouvait y traîner plus longtemps.

Sans faire un bruit, elle tour…

En bateau...

« … c’était curieux pour elle, cette sorte d’expérience anaphylactique qui lui donnait simultanément l’impression et la réalité d’étouffer…

Depuis 2 jours déjà, qu’elle avait quitté sa petite vie tranquille pour suivre sans un mot, celui qu’elle aimait tant…

Son seul, son unique amour…

Dans la luxueuse cabine, bercée par cet inlassable mouvement de tangage, elle avait le cœur qui lui titillait le bord des lèvres… lèvres qu’elle tenait serrées d’ailleurs, de peur de…

Déjà plus d’une heure, elle en était sûre, il l’avait laissée ainsi à elle-même, sans se soucier de son inconfort, comme si elle avait seulement osée dans un pareil moment, manipuler cet homme si charmant…

Comment pourrait-elle lui faire sentir à son retour, combien il lui avait manqué, combien sa proximité devenait primordiale à son bien-être…

Par quelles caresses intimes réussirait-elle à lui faire comprendre l’ampleur de son trouble…

Fatiguée, elle posa sa tête sur l’un des moelleux oreillers disposés sur le lit… Elle ferma le…

J'hésite...

J’écris sur ce blog depuis le 8 novembre 2008… J’ai tenté du mieux que j’ai pu jusqu’à ce jour, de ne jamais faillir à la tâche, écrivant sans relâche, quotidiennement (ou presque…), parce que par expérience, je sais que si « on n’a pas à boire à tous les jours, on finit par se trouver une autre fontaine pour s’abreuver »…

Je ne veux pas vous perdre, vous êtes mes Amies (s), invisibles mais présents… J’ai trop besoin de vous pour vous fausser compagnie…

Mais voilà…

Au moment où vous lirez ces lignes je serai à quelques heures de m’envoler vers Montréal où j’y retrouverai mon Grand et ma Douceur ma Belle, le temps de deux toutes petites journées…

Je vous aurai alors concocté…

… soit une merveilleuse histoire rayonnant sur plus de 10 jours…

… soit je vous aurai servi quelques pensées que j’aurai osé imaginer n’avoir jamais partagé avec vous…

Mais ce matin, j’ignore encore ce que ce sera…

Aurai-je le génie suffisamment en forme pour inventer et élaborer une dizaine de pages?

Aurai-je suffisamment…

Que la valse commence...

Valse des tâches à effectuer afin de ne rien oublier au travail, avant le départ, parce qu’on sera parti longtemps…

Valse des listes des « choses à ne pas omettre de glisser dans le bagage à main » au cas où… on perdrait nos bagages…

Valse des valises à remplir et à tenter de boucler sans qu’à la pesée, nous ayons dépassé ce qui nous était accordé…

Valse de l’attente, avant, pendant, après… à l’aérogare, en vol, à la réception des bagages…

Valse des taxis, tous enlignés, plus ou moins pressés…

Valse de l’arrivée à l’hôtel, de l’attente pour l’enregistrement…

Valse de l’endroit à dégoter pour se sustenter…

J’admets qu’il y aura trêve de valse, le temps d’une danse à quatre temps, puis reprendra, la…

…Valse du rapprochement de l’hôtel situé plus près de l’aéroport…

…Valse de l’enregistrement, de la sécurité, de l’embarquement…

Finalement, quand sagement coincée entre (peut-être...) deux hommes d’affaires aux mines sérieuses et parfaitement silencieux, j’aurai enfin l’impression d’être dans le cie…

Sexe et amour...

Non, non, n’ayez crainte, ce billet ne sera pas plus osé que les précédents. J’ai simplement remis la main ce matin, sur un article que j’avais découpé il y a plusieurs mois et mis de côté pour lecture ultérieure plus attentive.

C’est le sujet qu’on y traite qui avait attiré mon attention…

Il s’agit d’un texte présentant le sociologue Jean-Claude Kaufmann et son dernier ouvrage, Sex@mour*. Il donne son avis sur les aspects positifs et négatifs de la drague sur le Net. On dit que pour les timides ou les isolés (c’est moi ça!...), ça peut apporter un certain confort psychologique…

J’aurais tendance à le croire…

Cependant, le côté illusoire de faciliter l’engagement est complètement irréaliste. Apparemment, cette peur de l’engagement existe autant chez les jeunes que chez les plus de 50 ans (c’est encore moi ça!...).

N’avez-vous jamais entendu un ou une célibataire dire « qu’il savait ce qu’il voulait et ce qu’il ne voulait plus » dans une relation? Moi si!

Probablement une résultante d’un esp…

"Pissou"...

J’aime bien cette expression. Je l’ai utilisé ce soir dans un message envoyé comme ça, au hasard…

Drôle d’envoi…

Mais je me souvenais en avoir lu la définition il y a bien longtemps…

« Le terme « pissou » nous vient du temps de l’Amérique britannique. Dans ces temps-là, les Canadiens-français mangeaient beaucoup de soupe aux pois, mets, semble-t-il, typiquement franco-canadien.
Les « pea soup » que les Anglo-canadiens nous appelaient!
Avec le temps le mot s’est déformé pour « pissou ».
À l’origine donc, ce mot désignait « Canadien-français » et non pas « peureux, froussard »…
Le terme est devenu péjoratif par la suite : les Canadiens-anglais traitaient souvent les Canadiens-français de peureux. (On s’est toujours taquiné faut-il croire!)

Par habitude, on s’est mis à appeler les peureux et les froussards des Pissous! »

François Deslauriers, 8 février 2005
http://www.deslaure.com/blog/index.php?2005/02/08/64-pissou

Voilà! Pour une fois, j’ai osé laisser poindre le p'tit côté de l'ange-ense…

... Fait doux...

Aujourd’hui, Kuujjuaq dégoulinait. Comme en « trop plein de manque » de froid, il pleurait ces hivers rigoureux qui immobilisaient jadis, sa rivière pour de longs mois.

Il faisait tellement doux, que les rues, une fois de plus, se sont recouvertes de glace, rendant la marche difficile, même pour les téméraires…

Seigneur, qu’est-ce qu’on a fait donc, pour que Mère Nature se retourne comme ça? Comme si elle avait enfilé son chandail à l’envers…

Aurait-on été négligeant envers elle dans le passé ou pire encore, le serions-nous toujours?...

Réflexion…

Pour le reste, j’ai réussi une deuxième visite au gym après le travail! Oh pas longtemps, j’avoue. Je me suis dit que déjà de me présenter était très bien… Malgré mon arrivée tardive, j’ai fait une dizaine de minutes de vélo (sans aller bien loin…), un 5 minutes de rameur (il n’y avait même pas d’eau…) pour finir par grimper vingt étages en 5 minutes (sans jamais entrer dans le building…)

Pas pire la Jeune Madame, n’est-ce pas?

Si je garde le ryt…

C'était moi oubedon...

… quelqu’un d’autre!

C’est vers 19 :30, que le téléphone a sonné et que mon Oubedon m’a offert une expédition sous les étoiles. Sans hésiter j’ai répondu :

« Ben oui! Why not! » (bilinguisme oblige en région…)

Il y avait nuance d’aurores boréales à l’horizon, faiblottes à notre départ, mais elles semblaient vouloir prendre de l’assurance, alors il n’en fallait pas plus pour doubler notre motivation dans ce raid imprévu!

Comme je viens d’une famille qui n’a pas « froid aux yeux », j’ai enfilé combinaisons, pantalon doublé, polars, tuque et mitaines, et d’un bond (gracieux…), je sautai à l’arrière du véhicule tout terrain.

Nous étions partis…

Après un court arrêt pour détacher Kanayuk, qui embarqua (tout aussi gracieusement…) entre Oubedon et le guidon (rime oblige…), nous prîmes la route du Range longeant la piste d’atterrissage. La même route que j’ai « bicyclé » tout l’été! La nuit était fraîche, le ciel inondé d’étoile polaire et autres de tout acabit…

Jamais nous n’aurions pu rêver d’un 5…

C'est un début...

… d’année au travail, avec le retour des exilés dans le Sud, pour le temps du « Temps des Fêtes »…

… un début (et une fin en soi…) de recherches pour dégoter un repaire pour l’ange qui sera en cavale dans Montréal d’ici sept jours, top chrono, avec son Grand et sa Douceur sa Belle…

… un début d’entraînement en vue de la réalisation de ce DÉFI qui me pend au bout du nez… à la mi-mai... Vous avez bien lu! Moi Fitzsou, dans un gym, à pédaler, ramer et « ellipter »…

Hum! Bien hâte de voir combien de temps je vais « endurer » ça!... Je me fais l’impression d’être un ours « polaire » en cage plutôt qu’un ange-trekkeur en devenir…

… un début de réalisation du voyage que je m’apprête à faire la semaine du 17 du mois… Inuvik n’a qu’à bien se tenir! J’ai entre les mains les informations concernant les billets d’avion et les réservations d’hébergement pour Kuujjuaq-Montréal, Montréal-Edmonton, Edmonton-Inuvik, Inuvik-Yellowknife, Yellowknife-Kuujjuaq (en passant non par la Lorraine mais bien par Ran…

Procrastination...

… négligence, mauvais planification ou manque de temps?...
Je ne crois pas avoir jamais utilisé ce titre… J’espère ne pas avoir à le répéter…

Ce matin, ce n’est qu’un rapide coucou que je vous fais, étant donné que je n’étais pas au rendez-vous hier soir…

Désolée…

Pardon? Ma motivation? Oh! Très simple : quelques téléphones à loger, dont un à Papa Fitzsou pour m’informer de sa santé…

Un autre à ma Meilleure Amie, laquelle je n’avais pas encore rejoint pour lui souhaiter la Bonne Année…

Et pour finir, je me suis "enfargée" dans les ondes téléphoniques avec un Madelinot en amour… avec ses Îles!

Devinez ce qui est en train de se développer encore une sainte fois, dans la coloquinte de cet Ange perdu au Nord?...

Seigneur! J’ai l’impression d’y avoir une source inépuisable de rêves, de défis, d’envies!…

C’est ça, dites-moi, être en vie?...

"C'est l'hiver...

… et le hameau tremblant, est couvert d’un édredon tout blanc… »

Assise à ma « table d’inspiration », ce sont les paroles qui me viennent à l’esprit…

Flânant depuis le matin, je ressens les affres d’un assaut de procrastination latente, paralysant toutes les bonnes résolutions envisagées au lever… Souffrant, très souffrant...

… Mais…

… j’avoue que je vis très bien avec cela! Ne dit-on pas « qu’une fois n’est pas coutume »? Et puis, rien ne m’oblige à vous dévoiler toutes les fois où j’ai ce genre d’attaque… Ainsi je peux vous laisser croire que c’est très ponctuel et occasionnel…

Après tout, n’ai-je pas le droit, comme tout le monde, à mon p’tit jardin secret?…

Dehors la neige est omniprésente depuis le matin. Pas de froidure cependant, l’hiver demeure clément, à mon grand soulagement. Je ne me suis même pas montrée le bout du nez à l’extérieur.

Je suis bien, blottie dans mon confort Nordique! Dans quelques instants, je glisserai dans le lecteur, le DVD de mon Ami Shrek et de son épouse Fion…

Un rêve du Nouvel An...

Ma mère venait du Bas du Fleuve… Rivière-Ouelle! Petit village tranquille de quelques centaines d’habitants…

Deux de ses frères y demeurent toujours. Jeune, je rêvais d’avoir assez d’argent pour faire venir en Abitibi toute la famille et organiser un méga party où les familles maternelles et paternelles seraient réunies…

Le temps d’un moment…

Ce ne fut jamais possible…

Aujourd’hui, demeurant à Kuujjuaq, je rêve d'un instant où, debout près des immenses vitrines de l’aérogare, je verrais débarquer tous les membres de ma famille, mon Grand et son Amie, ma Douceur ma Belle et mon Sympathique Gendre, Papa Fitzsou et son Amie, mes frères et mes sœurs, mon Tendre Neveu, mon Énergique Filleule…

Le gros Boeing 737 de First Air n’aurait qu’à bien se tenir de m’amener ainsi toutes les personnes qui sont les plus chères à mon coeur…

En ce premier jour de l'an 2011, j’ose souffler ce rêve dans l’Univers Infini… espérant qu’il se fera entourlouper par une aurore en perdition…

... Que dans le sil…