samedi 18 février 2017

Chronique d’un lendemain de veille



« … Nenon… Ne vous méprenez pas; je n’ai pas sauté sur une occasion pour passer outre à mon défi 28 jours sans alcool (qui va bon train cela dit...déjà 17 jours…). Je n’invente rien : j’ai assisté hier, puissante et fière, à ce premier concert-bénéfice du Fonds Ange-Gardien Harricana*.
 
Est-ce surprenant de constater cette gigantesque association santé-éducation? 
L’idée de ce fonds revient à Lise McGuire, physiothérapeute de formation. En 2016, secondée par Linda Perron, bien connue du milieu de l’éducation dans notre patelin, les deux comparses ont travaillé de concert pour offrir un service d’aide aux élèves démunis de la Commission scolaire Harricana. 
Méga beau projet!


Six cent cinquante billets vendus. Une salle encore plus pleine qu’au spectacle de Guylaine Tremblay. Première fois que je me rends au Théâtre des Eskers et que je dois faire la file à l’extérieur… 


Un succès vous pensez? Et bien… pensez-le! Et fort à part ça! 


Des... sopranos Brochu et Poulin aux Eve Darcy et Isabelle Leduc, toutes en mouvement au rythme des notes s’enfuyant de leurs violons (j’a-d-o-r-e VOIR jouer Eve!)… 


De... l’Ensemble à cordes du Conservatoire de musique de Val-d’Or (24 violonistes, 4 violoncellistes et une pianiste) à la toujours surprenante Valérie Jacob cravatée (dont j’ai redécouvert avec grand-grand plaisir l’immense talent et qui était toute en voix dans « Des mots, des mots » et « Entre la jeunesse et la vieillesse »; prenez le Temps de vous abreuver des paroles…)…


Du... magnifique texte de Jacques Salomé, déclamé avec ressenti par Frédéric Turgeon ("Conte de l’Homme qui semait des rêves de Vie". J'y reviendrai...)…


Au risque de me répéter une fois de plus: ohhh… combien j’ai aimé ma soirée!!


Paraît que ça reviendra… Et si cette année, l’activité s’est pointée le bout du nez en pleine semaine des Journées de persévérance scolaire, il y a fort à parier qu’elle se mariera à nouveau à cette période l’an prochain. 


S’agira de demeurer aux aguets… »
* « Du pain, de la musique et de la poésie », concert-bénéfice du Fonds Ange-Gardien Harricana

« Du pain, de la musique et… », Amos, février 2017

vendredi 17 février 2017

Magasiner la mort



« … J’ose croire que c’est une bonne idée. De ce Temps-là, dans un souci d’éviter les soucis à mes enfants, je marchande des pré-arrangements. À Amos, j’ai le choix entre deux maisons. 
Ce matin, j’ai rencontré la deuxième
 
En quoi est-ce que cette démarche me confronte? À être confortable avec la mort? Je l’étais déjà. Vouloir éviter à tout prix les débordements financiers? Ça en fait partie. Demeurer sobre dans la mort autant que je l’aurai été dans les dernières années de ma Vie? Évidence.

Ce matin, j’ai pénétré respectueusement dans la pièce aux cercueils. Intérieurs de tissus bruts; oreiller de satin crème; essences de bois. Urnes aux mille couleurs. Coquette urne bio… 
Prix à payer…

Crémation ou inhumation; embaumement ou non selon exposition ou non; célébrant ou non; messe ou non; goûter ou non; fleurs ou non… Au choix. Administration, transport, garde du corps (eh oui!) : des incontournables. 
Liste interminable.

J’ai la tête qui tourne. J’avais eu beau m’être préparée, avoir mes questions et exigences bien en main, je réalise que ce n’est pas évident. Pas facile de choisir de terminer cette course de Vie humblement, tout en respectant les besoins de ceux qui me survivront. 

Mais ce n’est pas cause perdue. À chaque question, y’avait solution. Me reste qu’à cogiter le tout, partager avec qui de droit et rendre décision. Après, tout ça sera hors de mon contrôle. 

Et pour une fois, je ne pourrai pas tenter d’y changer, quoi que ce soit!... »
« Magasiner la mort », Amos, février 2017

jeudi 16 février 2017

La maladie de Sony



« … Depuis quelque Temps, je lui trouvais le visage blafard. J’oserais même parlé de teint gris... Il ne brillait plus autant qu’avant. S’allumait difficilement. Je le voyais refréner ses faits et gestes. Comme si une lente agonie s’insurgeait dans ses entrailles.
 
Le corps y était toujours, mais je sentais que son cœur déclinait. Se laissait aller…

Ça me peinait. J’avais passé tant d’heures avec lui. Devant lui. À le toucher du bout de mes doigts. À l’effleurer dans les moments d’intense tristesse, quémandant son support lorsque la léthargie envahissait mon âme. Et il répondait aussi « présent » quand des bonheurs intenses éclataient autour de moi…

Au fil du Temps, il s’était installé dans ma Vie, comme un seul et précieux Ami. Il avait bravé le froid du Nunavik, voyagé plus d’une fois à mes côtés, géré stoïquement le courant alternatif produit par les génératrices nordiques...

Mais en ce février qui nous inondait de bordées de neige, il m’exprimait clairement que la fin approchait. Ses blocages récurrents, sa lenteur à se déplacer d’un endroit à l’autre, ses bruyants et affolants roulements de moteur, tous ces symptômes dictaient l’imminence de l’épilogue…

Je te regretterai Sony… Parce que tu auras longtemps été, l’extension donnant à mes jours l’importance qu’ils méritaient… »
« Sony et moi », Amos, février 2017

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Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

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