samedi 3 décembre 2016

Comme dans un songe



« … La Femme s’était levée d’un pas traînant. Non pas que la nuit eut été tourbillonnante. Même qu’au réveil elle avait salué la journée par un habituel « Namaste » et sans rapport aucun, son regard s’était porté sur l’objet symbolique accroché au-dessus de la porte de chambre.
 
Non. Le traînant au fond d’elle, ne s’expliquait pas. Comme une lourdeur, un trop plein de rien. Elle avait pourtant toute la liberté souhaitée, s’occupait d’elle-même à plein Temps, mais dans le secret de ses entrailles, se lovait une minuscule arête qui lui écorchait le cœur.

Elle fit la même routine matinale : replacer les draps à peine chiffonnés ; choisir les vêtements appropriés pour une marche à l’extérieur; déposer la petite cafetière italienne sur le feu (tient… elle aussi fuyait ce matin, laissant s’échapper la vapeur avant le Temps…).

Son bol de fruits-noix-et-granola tenu comme un précieux présent entre les mains, elle prit place dans ce qui tenait lieu de salon. Là où la fenêtre orientée vers le Nord laissait pénétrer dans son fort intérieur, les pensées qui meubleraient sa journée.

Sans s’expliquer pourquoi, elle sentit le besoin d’immortaliser ce moment. Elle ouvrit le portable et se mit à table. Comme pour rassasier cette inexplicable faim intérieure. Comme pour s’en libérer…

Il était trop tôt pour tout. Elle devait prendre son mal en patience. Peut-être qu’après, dans une heure peut-être deux, elle irait mieux. Elle laisserait passer ses pensées absurdes ou irrationnelles, les laisseraient prendre leur envol...

Alors le pesant géant se ferait douceur et acceptation du « tout-ce-sur-quoi-elle-n’avait-aucun-contrôle ».

Et ça se déposerait au fond d’elle, tel un pansement sur plaie toujours béante… »
Addenda : était-ce le fait de prendre conscience de tout ce Temps-qui- passe-sans-que-rien-ne-se-passe qui bouleversa ainsi la Femme ce matin-là? Ou était-ce le fait de réaliser que son Grand était aujourd’hui, encore plus grand d’un an?... Nul ne saura jamais…
 
« Grand en Grand ! », tiré de Paddle for the North, Yukon, été 2013

vendredi 2 décembre 2016

Troc-Heures Amos-région



« … Ah oui! C’est vrai! Un peu plus et j’oubliais de vous reparler de cette rencontre ayant eu lieu mardi soir! Alors voici…
 
Nous étions une dizaine de personnes présentes, ce qui en soi, était de bonne augure. Dès le départ, nous apprenions que l’organisation à but non lucratif, avait pris naissance à Rouyn-Noranda. Elle est donc typiquement régionale, contrairement au réseau l’Accorderie qui lui, est à l’échelle provinciale.

Je dois confesser que je ne me suis pas inscrite sur le champ. Je voulais examiner avant, les 700 quelques services pouvant être rendus ou pouvant être reçus. Une chose est claire, ce n’est pas du bénévolat, et chaque heure donnée est compensée par une heure de services reçus.

Disons que je suis en réflexion…

La Vie-du-Temps-retrouvé a ça de bon : nous sommes libres de faire ce qui nous plaît quand ça nous plaît. On dirait que j’hésite à reprendre des responsabilités… à m’engager…

Toujours est-il… Je prendrai le Temps qu’il faudra pour examiner tout ça, et après je me mouillerai ou pas. Ce sera selon… 

Une chose est certaine, si j’embarque, vous en entendrez parler.

Promis!... »
« L’art de donner au suivant », Amos, novembre 2016


jeudi 1 décembre 2016

Ça sonne encore comme un défi!



« … Je ne pouvais laisser décembre se glisser en douce sous mes draps, sans entreprendre encore au moins une fois, un autre p’tit défi. 
 
Comme les séances de stretching tirent à leur fin (il ne reste qu’un cours), j’ai décidé d’embarquer dans cet énergique challenge qui poussera, je le souhaite ardemment, ma motivation dans ses derniers retranchements. Ainsi, hier, sous les forts louables conseils de ma Kiné Préférée Geo, j’ai complété mon inscription pour le Défi 100 milles

J’en avais entendu parler, en long et en large, par ma Jeune Sœur Chérie qui en est une fervente adepte (en passant JSC, je t’ai pris comme « marraine »… ;-)…)

Donc, hier soir, au retour du Ciné-Qualité (j’y ai visionné une très belle historie vécue, celle de Florence Foster Jenkins, une cantatrice sans réel talent mais avec beaucoup de cœur au ventre et de croyance en ce qu’elle aimait le plus au monde : la musique! J’ai ri là, vous pouvez pas savoir!...)… 
Euhhh… Méchante parenthèse!!!... 

J’écrivais donc… qu’au retour du Ciné-Qualité (… ben non…c’est une farce… je ne recommencerai pas à vous décrire le film!...), voilà que je me suis kilométrée un trajet pour ce Défi. Ce sera « short and sweet », histoire de ne pas brûler mon envie de bouger les jours où le Temps sera maussade.

Comme j’ai choisi le défi énergique qui me donne la possibilité de comptabiliser les moments où je bougerai comme une équivalence de « mille », le badminton, la muscu, le patinage et le stretching (pour ce qu’il en reste mais je compte conserver une séance hebdomadaire ou la transformer en séance de yoga…), j’espère y arriver assez facilement.

De plus, je vais probablement harceler le J-M à Bonne Amie Ghi, de me patenter une planche de glisse pour les jours de mauvais Temps. Mais chutttt… Il ne le sait pas encore!

J’en ai même profité pour aviser Jeune Frérot, qu’il serait fort possible que j’aille « emprunter » de Temps en Temps, son Flynn le Temps d’un mille.

Et devinez quoi? J’ai déjà mesuré le trajet!... » 
« Amenez-en des milles! », Amos, décembre 2016

Qui suis-je ?

Ma photo
Ex-Kuujjuamiut, Abitibi, Canada
Angélique, perfectionniste- approximative, douce mais impatiente...

Archives du blogue