dimanche 14 janvier 2018

La leçon de l’oiseau



Quel beau soleil aujourd'hui! Ça réchauffe le cœur! Ma Maîtresse végète après avoir été visité Papa Fitzsou qui s’est apparemment, miraculeusement sauvé de l’éclosion d’influenza ayant sévi sur son étage ces deux dernières semaines. 
 
Paraît que l’application du protocole sera levée cet après-midi avec le rétablissement du dernier cas recensé. Je n’y connais pas grand-chose, mais ça semble une très bonne nouvelle!

Maintenant, si je poursuivais le récit de ce voyage en Nouvelle-Zélande? Voici ce qui est inscrit dans le petit carnet-beige-de-Porto, en date du 16 décembre :

« Salle à manger du camping du Discovery lodge – Un oiseau voletait dans l’enceinte vitrée où étaient alignées les tables de pique-nique. L’idée de lui rendre sa liberté nous effleura. On l’observa un bon moment, sauter d’une table à l’autre, becquetant les mies de pain abandonnées. Était-il simplement venu prendre son petit-déjeuner? 

Tout à coup, il longea le rebord vitré et d’un coup d’aile se retrouva dehors. Il connaissait la minuscule ouverture lui donnant accès au monde extérieur. Morale : ne jamais supposer possèder l’unique solution à ce qui peut nous sembler problématique. 

Aujourd’hui nous sommes installés à River Valley, une chouette place. Après avoir traversé la petite rivière en trolley suspendu, faite une courte escalade à flanc de montagne et s’être amusés à saute-mouton de roche en roche, mon Grand nous a donné le cours traverse-à-pied-d’une-rivière-à-fort-courant-101. On a vite compris le principe d’utilisation du bâton de pèlerin! 

La pluie s’est annoncée un peu avant souper, mais nous avions décidé de profiter du BBQ organisé ce soir-là. Nous nous sommes régalés comme des rois!... »

Bon je vous l’accorde : facile de faire le récit d’un voyage quand on ne fait que recopier mot pour mot les écrits. 

Toujours bien, ça vous fait quelque chose à vous mettre sous la patte en attendant que…

Wilson 

samedi 13 janvier 2018

Dans le même ordre d’idée…



J’ai pris le Temps encore aujourd’hui, de poursuivre la lecture du récit de voyage néo-zélandais de ma Maîtresse malgré le fait que son Grand, enfin, soit lui aussi rentré au pays.
 
De jase en jase, ils ont bouclé-la-boucle de ce que fut pour chacun, cette magnifique épopée. J’entendais mon Grand-Frère-d’adoption raconter son séjour sur cette île-à-l’est-de-l’île-du-nord, en compagnie de gens avec lesquels il se lia immédiatement d’amitié. Comment il avait surfé parmi les requins, refait des randonnées, passé de bons moments en excellente compagnie. Chanceux va!

Je les ai laissés se placoter ça pour me remettre dans les péripéties du voyage. J’ai cherché des photos représentant les grottes de Waitomo dont la Glowworm Cave, cet endroit où brillent apparemment des milliards de vers luisants, suspendus au plafond par une quelconque ingéniosité de la nature. J’ai fait une recherche, et comme des images valent mille mots

Parce que ma Maîtresse en glissait un mot dans son carnet. Sans photo. Tout comme d’ailleurs, elle mentionne brièvement l’histoire d’un René, un Suisse récemment retraité qui était à parcourir, du nord au sud, la Nouvelle-Zélande par le sentier Te Araroa. Une expédition de 5 mois, en parfaite autonomie. Wow! Certain qu’elle a dû être impressionnée et inspirée par cet homme, apparemment ancien travailleur de la Croix-Rouge.

Mais honnêtement, si je me fie à ses écrits, ce qui semble avoir été pour elle, la randonnée ultime, ça serait celle de la Tongariro Alpine Crossing. Je vous rapporte textuellement :

« 3h56 - J’avais demandé à mon cerveau de m’éveiller à 4h : good job Brain! Il fait nuit noire, le ciel est barricadé sous la brillance stellaire. Je prends le Temps d’admirer, même si ce dernier est compté.

Déjeuner rapide mais soutenant, café et hop : 5h10 - nous sommes dans le mini bus qui nous amènera au départ du Tongariro Alpine Crossing. Un 19.4km que l’on devrait parcourir en 7 à 8 heures. Selon Lonely Planet. Est-ce que la réalité sera tout autre?...

Fin de journée, vendredi 15 décembre – J’en ai eu pour six heures, d’efforts soutenus-et-difficiles-en-tabarouette. La montée, un
765m, m’a donné du fil à retordre. Mon cardio n’était pas au point et malgré la beauté époustouflante du paysage au moment du lunch, la descente de 1126m fut ardue pour les articulations des genoux et de la hanche « conflictuelle »… Maudite usure! Maudite soixant

Comme nous sommes revenus tôt au campement,
on prend ça mollo en après-midi. Douches, lessive et une réservation au resto de la place pour souper. Une grosse gâterie après cet effort titanesque (enfin… en ce qui me concerne du moins…). 
 
Nous resterons une autre nuit au Discovery lodge où trônent fièrement les deux tentes qui abritent nos nuits... »



Ciel! Je ne sais pas pour vous, mais connaissant ma Maîtresse, on la sortait de sa zone de confort cent milles à l’heure-là! Si je ne la voyais pas de mes propres yeux, je pourrais penser qu’elle y a laissé une partie de sa peau. 

Mais je vous rassure : elle est bel et bien de retour, en chair et en os !!!...

Wilson

vendredi 12 janvier 2018

Jeter un œil sur la Nouvelle-Zélande



Me revoilà. Un peu tard, mais le cœur y est. J’aurais écrit plus tôt, n’eut été le fait que j’ai besoin du mot de passe de ma Maîtresse pour ouvrir son portable. 
Et comme elle a trotté encore une partie de la journée…
 
J’en ai profité pour fouiller un peu ses notes et faire des liens avec les pages repliées de son Lonely Planet. Je remercie le Ciel d’être une peluche instruite. 
On a beau dire, on ne sait jamais quand ça pourra nous servir.

Quelques photos oubliées devraient suffire à illustrer le texte pour aujourd’hui. Demain samedi. Théoriquement, elle devrait demeurer sagement à la maison. Si elle persiste dans son mutisme d’écriture, je la cuisinerai pour en savoir un peu plus sur ce long voyage qu’elle a fait avec ses deux enfants.

Si je comprends bien son charabia, dès le 12 décembre, ils se sont retrouvés à Matamata, le village des Hobbits, lieu de tournage du film « Le Seigneur des anneaux ». À voir les photos, le paysage était sans aucun doute, à couper le souffle!


Elle a écrit : 

« Sur mon visage, je sens flotter un sourire niais. Le même que d’habitude. Devant toutes ces collines et ces vallons. Mon Chef d’expé et son Adjointe, s’oriente sans peine sur ces routes inversées. J’assiste, immobile, au dévoilement des paysages. Je pressens que ce soixantième sera dépaysant sur toute la ligne. »

Elle a noté qu’ils avaient campé ce soir-là, à Papamoa. J’aime la consonnance des appellations. Ils étaient sur le bord de l’océan Pacifique car au matin elle écrivait : 

« Je me suis levée pensant qu’il était déjà tard. Mon cell indique à peine 7h, et le soleil est déjà haut dans le ciel. Des dizaines de surfeurs sont déjà à l’eau, attendant les ressacs qui les porteront au 7e ciel.

La plage s’étire sans fin vers l’est. Je marche lentement, savourant le moment.

À mon retour, les Jeunes décampent. Ou « détentent ». C’est selon. Je ne sais jamais. Nous allons vers Rotorua, au Redwoods Whakarewarewa Forest. L’un de mes choix d’activité. Un trek de 11 km, en montagne, dans une forêt de séquoias géants. J’arriverai à le faire… »
 
Et si je me fie à ce qu’elle a écrit, elle y est effectivement arrivée. Peut-être un peu après les autres mais qu'importe. En fin d’après-midi, alors qu’ils roulaient vers les Grottes de Waitomo, elle s’est laissée aller à écrire :

« 16h20- Sur la route, les vaches empruntent de secrets passages souterrains pour rentrer au bercail. Derrière elles, un homme en vareuse verte, claudiquant, fouet en main, sous le chaud soleil.
Je penserai à lui lors de la prochaine rando. 

Je découvre des maisons sobres, vêtues de déclin usé par le soleil. Blanches-beiges. La végétation elle, s’éclate et se décline sous plusieurs tons de vert. Les fleurs s’éparpillent aux quatre vents : cœurs saignants, hydrangées, marguerites, achillées et fougères géantes sur des collines, des collines, des collines…

Les pierres trônent sur de larges monticules. Tout à coup, un champ de lavande et des murs de végétation pour abriter du vent, les plantations de toutes sortes. Un seul mot : magnifique ! ... »

Sans savoir pourquoi au juste, je la crois sans peine…

Wilson

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