… J’étais retournée expressément en Abitibi après avoir déserté l’Oratoire tôt matin. J’avais fait la route avec l’Amie Lib car j’avais en tête de me rendre au SylÉmi pour remettre le baril servant à recueillir l’eau de pluie, tête en haut. Utilité estivale… J’avais quitté la maison de ma Meilleure Amie, chez qui je squattais une fois de plus. Je n’avais aucune idée du chemin qui m’attendait, j’entends l’état, puisqu’à ma dernière visite en novembre dernier, il avait l’allure d’une planche à laver… usée! Aussi, fus-je surprise de constater qu’on l’avait amélioré récemment. Des bourrelets de terre en faisant foi à plusieurs endroits et les habituelles marres d’eau scindant le chemin en deux, étant littéralement asséchées. Je stationnai Petit Escape à l’endroit habituel. Chargeant le lourd sac à dos contenant deux cruchons de 4 litres d’eau sur mes épaules, je longeai le sentier bordant la plantation. Insécure, comme à mon habitude lorsque je me rends pour la ...
« Partir c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout, comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. » P. Fillit