C’était un lundi gris. Un lundi de pluie, un lundi rêverie. Un lundi légèrement abruti par le week-end dépassé. Un lundi gêné de se dérouler. Un lundi pas pressé. Un lundi plein de promesse, plein de paresse. Le genre de lundi annonçant un doux début de semaine. Fitzsou adorait ces lundis tant de fois décrits, même si parfois ils arrivaient avec un melting pot d’obligations. Et ce lundi-là ne fit pas exception. Quelques jours plus tôt, elle avait noté une baisse drastique de sa réserve de pain. Et comme elle prenait plaisir à boulanger, nécessité ventrue obligea. Alors qu’elle attendait la levée de ce lundi pétri, elle avait ouvert le cahier de notes la conduisant en pays étranger depuis une semaine, puisqu’elle avait plongé tête première dans l’apprentissage d’une nouvelle langue chantée. Sans savoir ce qu’elle en retiendrait, la motivation du moins, la portait. Assidûment, elle répétait les exercices quotidiennement, relisant encore et encor...
« Partir c’est quitter son cocon, ouvrir ses ailes et s’envoler. C’est s’apercevoir qu’on n’est pas les seuls sur la planète, qu’on ne sait pas tout, comme on le pensait. On devient plus humble, plus tolérant, un peu plus intelligent. » P. Fillit