samedi 4 novembre 2017

Quand l’art supplante le Temps (FCIAT)



« … J’ai bien essayé de demeurer succincte : peine perdue! Alors voici. Vous trouverez un peu pêle-mêle anecdotes, rencontres et mes films préférés, courts ou longs, sortis tout droit de la 36e édition du Festival de Cinéma International en Abitibi-Témiscamingue où j’ai déguerpi la semaine passée. Bon cinéma! 😉
 
Dimanche - Arrivée tout juste quelques minutes avant la pause de 14h, je croise dans le hall désert du Théâtre du Cuivre, un bel homme portant un long manteau et des lunettes foncées. Spontanément, je le salue. Il me répond. Regard profond. Je le reconnais en mettant le pied sur la 1ère marche : Patrick Huard! Eh ben! Sympathique!...

Je viens de manquer le documentaire Bagages de Paul Tom. Je sais qu’il sera télédiffusé à Télé-Québec le 11 décembre à 21h, mais je ne pourrai être au rendez-vous. Dommage… Vous me raconterez quelqu’un?...

Lundi - Une Bombe Blonde saute dans mon lit. Réveil brutal. J’ai ma dose d’adrénaline pour la journée! Après ce qui deviendra le rituel pour la semaine (petit-déjeuner, jases et dîner léger), un peu avant 13h, nous prenons place, ma Chum Gaa et moi, pour les présentations de l’après-midi. Pendant la pause, je croise les Amies Zoreilles et Canneberge, je revois l’Amie Mod et je fais la connaissance de Mig et Nig. Je reconnais en cette dernière, l’une de mes profs en nursing au Cegep. Des Chums à ma Chum Gaa! Sympathique

On visionne Pieds nus dans l’aube… Quels beaux paysages! Quels bons jeux des Jeunes Comédiens! À la sortie, Gaa en profite pour aller jaser carrière avec RoySympathique!...

Aussi ce soir-là, un film de Jan Matthys, Many Heavens, sous-titrée en français/néerlandais. Un coup de cœur, vraiment!

Mardi… m’attendait. Avec Thelma, autre fiction belge, dans laquelle jouait une Cocotte tellement cute et expressive! Suivit Une famille syrienne, de Philippe Van Leeuw, en version originale arabe. J’ai beaucoup aimé! Finalement, La confession, film français de Nicolas Boukhrief, traita du thème de la religion avec douceur. J’ai adoré!

Mercredi - Le monde du petit monde de Fabrice Bracq. Une mère atteinte de cancer, raconte à sa fille l’incroyable histoire d’un prince et d’une princesse… Scénario bien pensé. Triste thème merveilleusement bien exploité.

L’odeur après la pluie… ça s’appelle le pétrichor! Le saviez-vous? Pendant le générique, une toune de Desjardins : Quand j’aime une fois j’aime pour toujours La salle entonne le refrain à l’unisson. Sympathique!...

J’ai été sonnée par Téhéran tabou, un produit d’Allemagne/Autriche, du réalisateur Ali Soozandeh (prononcez-le comme vous le voulez!). Un film d’animation (tenez-vous bien) de 96 minutes, en langue persane, sous-titré en français! Super bien fait, on en oublie le côté animation pour suivre les liens qui se tissent entre les différents personnages, gober le dénouement. Je passerai sous silence la rage impuissante qui m’a envahie à la fin… Curieusement, j’ai bien aimé!
 
Jeudi – fut pour moi Un profil pour deux. Cette fiction française de Stéphane Robelin, est sortie grande gagnante du prix Hydro-Québec (prix du public). Elle était en ce dernier après-midi, le coup de cœur (le grand!) que j’attendais. Une histoire d’humour, d’amour, d’imbroglio, d’internet et de site de rencontre. J’ai a-d-o-r-é!

Je ne tairai pas Faux départ, de Guillaume Blanchet : « … un hommage à ces hommes et à ces femmes qui vivent leur solitude au quotidien, qui regardent le Temps passer par la fenêtre et qui, parfois, se mettent à espérer… »* (en plusse... l’anniversaire de la Dame était le 12 février… Clin d’œil à Maman Fitzsou…). 

Finalement, Hochelaga, terre des âmes, un film de François Girard. Comme je suis fière du beau jeu de notre Samian, Abitibiwinni de corps et de cœur. Présenté devant sa grand-mère Rom, sa mère et autres membres de sa famille. Ce fut émouvant et… sympathique !

Statistiquement parlant, le Festival a été un voyage ou une incursion dans l’imaginaire de créateurs venant de 14 pays différents**; partagés entre des documentaires, des fictions, des animations, de l’expérimental. Pendant environ trente-cinq heures cette semaine-là, j’aurai assisté à la projection de 14 longs et 42 courts métrages. 

Comment pouvais-je faire autrement hier soir, que de glisser dans le lecteur DVD le vieux Dances with Wolves? 

Voyons : j’avais besoin d’adoucir mon atterrissage en sol amossois ! … »
 Addenda : Ami Ray… TON billet, si tout va bien, suivra demain! 😉
* textuel dans le programme du FCIAT, page 80
** Canada, Allemagne, Belgique, France, Liban, Algérie, Iran, USA, Roumanie, Israël, Norvège, Autriche, Australie, Espagne, Hollande

3 commentaires:

Zoreilles a dit...

Que j'aurais donc aimé jaser cinéma plus longuement avec toi. Juste à te lire dans ce billet, ça me replonge dans l'atmosphère si familier du balcon au Théâtre du Cuivre où je t'ai croisée, toi et ton amie Gaa, vous étiez lumineuses il me semble mais comme toujours, à cause de notre passion commune et rassembleuse du cinéma et des rencontres humaines, ça passait trop vite!

Je cherche encore où j'ai bien pu rencontrer ton amie Gaa, son visage et son sourire me disent vraiment quelque chose mais je n'ai pas encore mis le doigt dessus, ça veut juste dire que... le monde est petit, surtout en Abitibi.

T'as manqué Bagages et tu le sais déjà, tu as manqué quelque chose! Tu dis qu'il sera diffusé à Télé-Québec le 11 décembre mais moi, on m'a dit à 20 h plutôt qu'à 21 h mais quand nous serons rendues là, il sera facile d'aller vérifier l'horaire télé pour être certaines de ne pas le manquer et inviter tous nos amis(es) à regarder ce film. Et même si ça nous fait verser des larmes, ce ne sont pas des larmes de tristesse ou de désespoir, au contraire, on pleure d'humanité, de sensibilité, de solidarité et d'espoir. On aurait le goût de tous les prendre dans nos bras, ces adolescents qui viennent d'ailleurs et qui nous ressemblent beaucoup, au fond, dans lesquels on peut se reconnaître comme étant tous des « déracinés à différents degrés.

Avec tes commentaires, tu m'as incitée à retourner feuilleter la programmation, j'avais oublié certains titres mais pas les films dont tu parlais.

Zoreilles a dit...

Quand tu parles de la chanson de Desjardins qu'on a entonnée tous ensemble à la fin de « L'odeur après la pluie », je seconde, pour moi ce fut l'un des moments forts de cette 36e édition. Un moment de grâce difficile à décrire... et ça se passait dans la ville qui a vu grandir et qui ramène régulièrement chez lui notre Desjardins si tant tellement poète, auteur compositeur interprète, activiste et... cinéaste!

« Un profil pour deux »... Ça faisait du bien un peu de légèreté après « Une famille syrienne », film dur mais nécessaire qui m'a marquée mais tellement informée et sensibilisée aussi.

« Faux départ »... Ce grand rire à la fin n'aura pas réussi à me faire oublier toute la solitude que j'ai perçue chez cette vieille dame. Un autre film nécessaire et plus profond qu'il n'y paraît.

« Hochelaga, terre des âmes ». On a eu droit à tout un événement avec ces danseurs et ces présences dans la salle. J'ai ressenti quelque chose de très fort pour l'ensemble de l'œuvre. Quant au film, j'ai l'impression qu'il va avoir un impact mais à plus long terme. Ici, comme on côtoie beaucoup des Algonquins, on n'avait moins besoin d'être sensibilisés même si l'on apprend toujours quelque chose dans un film pareil. Ce que j'ai beaucoup aimé, tiens, je le sais, c'est la fierté de ces Premières Nations qui recevaient le film autant que nous, pour cette grande première. Ce sera intéressant de suivre la carrière du film en janvier 2018 lorsqu'il sera présenté sur nos écrans.

« Pieds nus dans l'aube » a été mon coup de cœur de ce Festival. Il n'a rien gagné mais dans mon cœur, je l'ai élu le meilleur parmi tous les autres. J'avais beaucoup lu sur ce film avant de le voir, cela aurait pu me créer trop d'attentes mais cette réalisation du fils du grand Félix, le cinéaste Francis Leclerc, a été au-delà de toutes mes attentes. C'est tout dire. Tellement que vendredi soir, j'ai invité mon Gilles au cinéma où le film prenait l'affiche pour une semaine seulement. J'avais eu deux laissez-passer de cinéma en cadeau à ma fête et j'ai trouvé que c'était là l'occasion idéale, surtout qu'au début de nos amours, c'est Gilles qui m'a fait découvrir et aimer Félix Leclerc, il avait beaucoup de ses livres, dont Pieds nus dans l'aube, Adagio, Allegro, Andante, Théâtre de village et plusieurs autres. Chez nous, on était plus Gilles Vigneault que Félix Leclerc! Et dire que notre petite fille aînée, celle qui a 8 ans, s'appelle Félixe Rivest-Leclerc, c'est d'une telle poésie... comme un clin d'œil du destin!

Quelle belle édition, en tout cas, on pourrait s'en parler longtemps!

Fitzsou, l'ange-aérien a dit...

Wow Zoreilles! J'ai pris connaissance avec ravissement de tes 2 commentaires. C'est vrai que l'on se sent entraîné dans une sorte d'amical engrenage quand on assiste à ce Festival. Je veux dire par là, qu'il est difficile de se croiser pour jaser.
Chose certaine, je serai du Festival encore l'an prochain avec la formule passeport! Trop génial!
J'ai tellement aimé, si tu savais!
Au plaisir que nos routes se recroisent d'ici là!
xoxoxo

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