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Aimer le cinéma sans jamais être rassasiée



« … Me réfugier dans l’obscurité d’une salle de cinéma soulève en moi, une certaine euphorie. Si je suis seule, je profite des minutes des bandes-annonces pour plonger dans mes songes. Accompagnée, comme je l’étais hier de l’Amie Lil, je placote. 
 
Chose certaine, quand la projection s’amorce, je m’emmure dans un parfait silence pour savourer chacune des minutes de l’aventure parfois tumultueuse, souvent romanesque ou encore empreinte de vérité, qui défilera sous mes yeux. 

Hier ne fit pas exception. Nous assistions au magnifique long métrage de Christian Duguay, Un sac de billes.
 
Je ne reprendrai pas le synopsis dont vous pouvez prendre vous-même connaissance par un simple clic. Je dirai simplement que la Famille Josso a vraiment existé et vécu les affres de la répression des Juifs lors de la deuxième guerre mondiale. 

Je ne prolongerai pas mes écrits sur cette guerre dont je connais si peu. Je retiens que Maurice et Joseph vivent encore, entourés de leurs enfants et petits-enfants. Une belle, émouvante, éprouvante histoire de courage et de détermination devant les exécrables abus ayant découlé de ce conflit… À voir absolument quand vous en aurez l’occasion. Simple suggestion.

Dans un tout autre ordre d’idée, et n’eut été la tempête qui nous tombe présentement dessus, je serais allée cet après-midi, visionner Nouvelle-Zélande-Île du Sud d’Alain Bouchard à Val-d’Or.  En prélude à ce fabuleux voyage que je m’apprête à faire dans maintenant...

… un mois bien sonné ! Ciel que le Temps passe vite ! ... »

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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