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Du jour au lendemain



« … V’là-tu-pas la première bordée de neige qui s’est étendue d’une traite de tout son long sur la région! Si hier on apercevait encore le vert fatigué des pelouses; aujourd’hui, le sol se prépare à geler ben dur! 
 
Chanceux que nous sommes! En moins de Temps qu’il n’en prit pour crier « Abitibi », nous nous sommes retrouvés avec un beau grand tapis blanc mur-à-mur! Pas de pluie, pas de gadoue; juste du vent, du froid pis de la neige!

Ça me donne le goût de cocooner! M’entortiller dans une couverture, m’étendre sur le divan pour une sieste. Siroter un thé vert au jasmin. Poursuivre Le vieil homme et la mer d’Hemingway… 

Quoi d’autre?

Ah oui! Préparer le petit appart à recevoir une trâlée d’Amies, celles-là mêmes qui m’avaient donné un solide coup de main au printemps 2012, lors de la mise en beauté de la petite-maison-du-fond-du-rang pour la mise en vente! 

On se mijotera un potluck à la bonne franquette, à la mode Kuujjuammiut avec comme plat de résistance, une fondue à l’orignal, gracieuseté de mon Jeune Frérot! 
Y’a rien de trop beau bon! 

Ce soir, je compte appliquer à la lettre, la citation suivante : 

« Une maison chaude, du pain sur la nappe et des coudes qui se touchent, voilà le bonheur. »*

C’est pas moi qui le dit; c’est la maman de Félix !... 😉»
* Pieds nus dans l’aube, Félix Leclerc, Fides, 1946, p. 38

Commentaires

Zoreilles a dit…
Décidément, il faut que je relise ça, c'est trop merveilleux et j'avais oublié!

Mets-en qu'on est tombé en plein hiver à l'intérieur d'un délai de 12 heures jeudi passé!!!
Et j'étais bien contente d'observer la tempête bien au chaud dans mon petit logis...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

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Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...