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Poser le vent





















Vous allez dire qu'une chance qu’il y a la météo pour meubler mes billets n’est-ce pas? Vous auriez peut-être un peu raison. Que voulez-vous, il y a deux moments dans la journée risquant de m’apporter du contenu : la marche du matin et … celle du soir!!!!

Vous avez le choix!

À mon lever, après avoir jeté un bref coup d’œil par la fenêtre, j’ai anticipé pendant quelques secondes mon début de journée. Le vent semblait déchaîné. La poudrerie le précédait… évidemment! Pourtant mon Ami Environnement Canada m’affirmait que la température était somme toute clémente. C’étaient les rafales se déplaçant jusqu’à quarante kilomètres à l’heure qui m’effrayaient! Avais-je le choix?

Non! Alors…

Emmitouflée dans le vieux « rat musqué » de Maman Gisèle, un foulard sur la bouche et la tuque enfoncée jusqu’aux yeux, j’ouvris précautionneusement la porte et descendis les quelques marches au métal troué. Le vent me kidnappa d’un coup, me poussant de l’avant bien malgré moi. Sourire aux lèvres, j’embarquai dans la tempête sans rechigner, comme certains d’entre vous doivent embarquer sur l'autoroute ou encore monter dans le métro (sourire en moins peut-être?...)

La neige avait formé des congères ici et là. J’avançais péniblement, tentant tant bien que mal, de garder un certain équilibre. Bien entendu ce matin, personne n’eut la brillante idée de me lancer un « Voulez-vous embarquer? ».

Tant pis : j’ai fait la plus belle marche chimérique qui soit… me projetant dans la fabulation d'une vie dans un quelconque bled perdu du Grand Nord (!), affrontant les éléments pour me rendre courageusement au travail où j’étais attendue (presque) avec impatience…

Et comme toute histoire ayant une fin heureuse…

photos:
"Poser le vent", Kuujjuaq, janvier 2012
"Fin heureuse", Kuujjuaq, janvier 2012


Commentaires

Tu pourras nous entretenir de la pluie et du beau temps tant que tu le voudras, car je sais que dans ton cas : « Une journée nuageuse ne peut rien contre un tempérament radieux. »
de William Arthur Ward
Jeannot a dit…
Salut Fitzsou...

Oups...Tout d'un coup que l'ange volerait comme Mary Poppins et son parapluie...

Mais je sais que tu as bon pas... La démarche sûre...

Bye..
Wow Petit Train va loin! Il me semble que tu en poses lourd sur mes frêles épaules... Tempérament radieux: j'aimerais bien resplendir continuellement de l'intérieur... Beau Grand Rêve de Vie ça!!!

Jeannot: ... encore faudrait-il que j'en aie un!!!! Avec le poids que j'ai pris depuis la dernière année, ça m'aide à rester ancrée sur terre!!!

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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