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Fait frette...

Mes journées débutent toutes de la même manière : « snoozage » pour un bon trente minutes, réfection de lit, toilette sommaire, habillage déjà prévu la veille, arpentage du corridor, ouverture d’ordi en passant par la chambre d’amis, entrebâillement de la porte d’entrée pour que le manteau se réchauffe avant le grand départ, faire couler le café préparé la veille…

Puis…

Petit-déjeuner contenant trois des quatre groupes alimentaires et café, impossible à ne pas laper avant de partir, et ce, que je sois à l’heure ou pas… Certains savent pourquoi…

Et pendant que je sirote, je pianote un peu. Premier site ouvert : Environnement Canada. Pourquoi? Pour savoir si je marcherai dos ou face au vent, si je dois enrouler le foulard sur mon nez, trois ou quatre fois et enfin, si je battrai des records de vitesse pour me rendre au travail...

Deux ans maintenant que je vis au Nunavik, un an que je demeure au Nord du village, deuxième hiver « en-haut » comme on dit ici. Ce matin, pour la première fois (il me semble…), j’ai vraiment,vraiment eu froid. Un vent du sud-ouest m’a narguée jusque derrière la garderie, moi qui croyais l’avoir déjoué parce que je passais à gauche du monticule…

Nenon…

Quand mon cache-col fut gelé et frotta rudement sur ma joue droite (j’ai dit qu’il ventait du sud-ouest), que la froidure réussit à kidnapper mes genoux sous ce foutu pantalon en Gore-tex malgré le long manteau de fourrure, je me suis dit que c’était quelque chose d’affronter ce climat « à mon âge »…

Mais je sais, je sais... C'est un choix et... il y a pire...

photo:"Fait frette", Kuujjuaq, janvier 2012


Commentaires

Anonyme a dit…
salut fitzsou
Oh mon Amie Anonyme, c'est un bon début!... ;-)

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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