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Essai

Si je fermais les yeux et que je laissais mes doigts pianoter sans censure, est-ce que je parviendrais à faire passer tout aux bouts, les notes de musique de Damien Rice, celles qui s’élèvent dans ma tête en un gigantesque concerto? Est-ce que j’arriverais à vous faire percevoir la candeur de la voix qui égrène les notes dans un crescendo ahurissant? Vous faire distinguer les mots qui clament instant de doute dans sa chanson « Eskimo »?...

J’ai les yeux fermés... Entendez-vous?... Ressentez-vous, le vide?... Comme si l’équilibre devenait précaire...

« Tiredness fuels empty thoughts, I find myself disposed, brightness fills empty space in search of inspiration, harder now with higher speed, washing in on top of me; so I look to my Eskimo friend... I look to my Eskimo friend... I look to my Eskimo friend...

When I’m down, down, down...

Rain it wets muddy roads; I find myself exposed, tapping dies, but irritate, in search of destination, harder now with higher speed, washing in on top of me
... »

L’avez-vous attrapé en vol, cet oiseau de malheur venu faire son nid dans les cheveux se parsemant de gris?...

Fatiguée, suis seulement un peu fatiguée… Tout ira bien mieux demain...

photo : « Suivre le fil... », Kuujjuaq, janvier 2012


Commentaires

« Vous ne pouvez pas empêcher les oiseaux de la tristesse de voler au-dessus de vos têtes, mais vous pouvez les empêcher de faire leurs nids dans vos cheveux. »
de Proverbe chinois
Repose-toi bien! xoxoxo
Le factotum a dit…
Essai! Juste pour vous!

Prisonnière de l’espace, vous demeurez.
Dans un fabuleux crescendo, vous entendez.
L’oiseau tente un vol, s’élève et se libère.
Amenant avec lui, le vide, porté par la brise.
Bonne Amie G: ce que j'ai fait!...

M. Le Factotum: vous aussi, aimez jouer avec les mots?...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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