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Du haut d'un promontoire


J’avais reçu de la grande visite : mon Grand et sa Belle! Ils s’étaient annoncés à brûle-pourpoint, dans la semaine séparant la Fête Nationale (…) et la Fête Nationale (...) 😉 
Cela avait rempli mon cœur d’un indicible bonheur et j’avais pris plaisir à les accueillir dans mon nouveau chez-moi, récemment réintégré.
 
Cela avait augmenté cette inexplicable sensation d’être en vacances. Comme si « l’obligation » de m’entraîner à la marche n’existait plus. Comme s’il ne restait plus que le plaisir impromptu de le faire. J’aimais le feeling

Alors que j’avais soulevé en cours de conversation, l’idée d’installer une pseudo-Adirondack sur le petit balcon attenant à la chambre principale, voilà que j’avais vu mon Grand s’emparer de l’une d’elles sans dire un mot. Aussitôt dit, aussitôt fait : j’aurais maintenant une place de choix pour siroter le café matinal tout en prenant le pouls du village. Déformation ex-professionnelle!

Ce que je fis dès le lendemain de leur départ. Bien installée sur mon promontoire, je m’amusai à observer véhicules et conducteurs, ainsi que les nombreux cyclistes osant défier les lois du partage de l’étroite route. Je me demandais encore si j’aurais le courage de l’emprunter un jour prochain. Moi qui peux affronter sans peur les bêtes poilus de la taïga abitibienne

Si dimanche ne permit pas, par sa pluie insistante, à répéter l’acte, ce matin fut tout autrement. Et non seulement, je pris tout mon Temps pour apprécier le café, mais j’en profitai également pour petit-déjeuner, haute perchée, tout en lisant L’Éveil, l’hebdomadaire local.

Je portais intérêt aux petites annonces d’évènements et de marchés publics. Que ce soit dans le Vieux St-Eustache ou à Oka, il me semblait que les environs se donnaient la main pour m’attirer dans leur ventre. Je ne savais quand j’y participerais. Je me disais juste que, pour l’instant, j’étais bien. 

Ici…
«Sanctuaire Notre-Dame-de-Lourdes », Rigaud, juin 2019

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