Passer au contenu principal

Quand le Temps conte fleurette



« … La chaleur était quelque peu accablante. Avec félicité, je l’appréciais, sachant très bien qu’elle était exceptionnelle en ce début d’automne. 
 
En plein cœur d’après-midi, ça ne m’empêcha pas de trouver refuge sous les branches d’un bouleau, cherchant un peu de cette ombre rafraîchissante.

J’avais glissé mes fesses sur les planches délabrées de la vieille balançoire qui peinait à se tenir debout. Ou assise. C’est selon

Son corps usé d’une vieillesse bancale, trônait encore, tant bien que mal, sur une verdure élimée.

De là, j’apercevais les gens rassemblés sous un chapiteau ouvert, attentifs aux explications d’un M. Larivière, spécialiste en mycologie. 
Mon junk posé sur les cuisses, j’écoutais sans entendre…

Perdue dans mes pensées, il me sembla tout à coup, surprendre des histoires à dormir debout s’échappant des fibres de bois pourri. Des voix enfantines, arrachant au Temps quelques printemps, larguant leurs chants au vent…

Je percevais les rires d’hier et imaginais les rides d’aujourd’hui. La jeunesse devenue vieille. Les bons moments, les déchirements. L’effritement du Temps…

Après une longue rêverie, précautionneusement, j’abandonnai derrière moi, l’éclopée et repris pied sur le présent. 

Après tout, j’avais encore devant moi, des lustres de Temps pour rêvasser… »

Commentaires

Zoreilles a dit…
Celui que tu appelles M. Larivière, nous, on l'a toujours appelé Ti-Cric et c'est notre ami. Tous ses bouquins sont riches d'enseignements, de trucs, d'informations et de magnifiques photos.
Toi, toi Zoreilles! Tu me surprendras toujours! Tu es la proche d'un paquet de gens intéressants (ben... tant qu'à y être...moi aussi par exemple!!!!... ;-0...). J'aurais dû écrire "connus".
J'ai seulement entrevu ce Monsieur mais ma jeune soeur et ma chum Ghi, l'ont suivi dans la forêt. Ma soeur est même revenue avec un gros morceau de chaga.
J'ai jeté un oeil sur ses livres, effectivement très bien faits.

Messages les plus consultés de ce blogue

Jeune Sœur Chérie, te souviens-tu…

… du salon du livre à Ville-Marie en 2016? C’était Francine Ruel qui en était la présidente d’honneur. Assise parmi des milliers de livres, elle affichait un certain air que tu lui avais reflété en lui demandant si «  ça lui tentait d’être là … ».    As-tu écouté TLMP dimanche soir ? Moi si, et j’ai immédiatement repensé à cet épisode. Penses-tu que lors de ce salon, elle pouvait déjà être préoccupée par son fils? Si c’était le cas, effectivement ça ne devait pas lui tenter d’être là… Si ça correspond avec l’errance de son Étienne , ça expliquerait ce que «  cachait son âme   » ce jour-là…  N’est-ce pas? Mais tout ça n’est que supposition. Parce que dans le fond, on ne sait jamais ce qui se passe vraiment dans la tête des gens que l’on côtoie. Quelles sont leurs inquiétudes? Leurs préoccupations? Leurs priorités de Vie? Pour expliquer des comportements, on s’invente des histoires loufoques et on y croit. Triste. Je me lance un ...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...