lundi 11 septembre 2017

Lever le voile



« … J’avais l’impression de revenir à la case départ, sauf que ça sonnait faux. Car ce matin je n’avais pas roulé la 111 en fin de nuit, direction aéroport de Val-d’Or, pour m’embarquer vers une quelconque destination.  Non. C’était maintenant au tour de ma Douceur ma Belle de se faufiler vers… Kuujjuaq!
 
J’ai insisté pour demeurer auprès d’elle jusqu’à ce qu’elle passe la sécurité. Par-delà la grande baie vitrée nous séparant, je lui ai soufflé un dernier baiser. L’aurevoir.

Je revisitais mentalement les étapes qui se présenteraient à elle. Immanquablement. L’attente…; l’heure de vol YVO-YUL; la marche de la porte 28 vers la 17; l’attente… encore…; les deux-heures-et-quelques de vol YUL-YVP…

La descente du Boeing 737-400; la marche vers l’aérogare; la foule bigarrée d’Inuits, de peaux blanches et autres, peu ou très bronzées. Le brouhaha; les esclandres; les cris de joie; les regards qui se cherchent…

J’ai repris la route. J’avais le cœur pour un allongé, j’ai donc circulé par Rivière-Héva pour surprendre le soleil levant. J’ai croisé son voile de brume qui s’étiolait sans vent, recouvrant champs et marais.

Ça m’a donné le goût de prendre un autre tournant. De faire un grand virage incliné à droite, en ce début de semaine, en ce presque mi-mois de septembre, en cette fin d’été. 
De lever le voile sur l’hier pour laisser s’écrire l’aujourd’hui.

Puisque toute bonne chose doit toujours (souvent) avoir une fin… »

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Histoire fleurie

Une journée s’annonçant d’un gris attristant, motiva la finalisation de ce billet, depuis longtemps semé en feuille. Ça va comme suit....