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Y'a toujours ben des limites!



« … Si Kuujjuaq peut se targuer d’être à la limite de la ligne des arbres, en équilibre entre la taïga et la toundra, je peux dire que j'ai roulé mercredi après-midi, à la limite-de-la-ligne-de-neige!!!


Midi – J’avais laissé un message à l’Amie So. Une proposition. Décente. Nous rendre dans le P’tit Nord, vérifier l’état du chemin, et du coup, espérer atteindre le SylÉmi, le camp dont je commençais drôlement à m’ennuyer.


Dès le kilomètre 0, je savais que ce serait raboteux. Hasardeux. De nid de poule en nid de poule, de larges patchs de neige en état de mi-dormance, couvraient encore la route par endroits. J’avançai lentement, précautionneusement. 

Peureusement

Combien de fois ai-je pensé rebrousser chemin? De nombreuses ! Mais l’Amie So me donnait le courage nécessaire pour aller plus loin. Toujours plus loin. Parce qu’elle représente, à mon sens, ce qu'est, une vraie Fille-de-bois. À ses côtés, je ressemble à la Fille-de-la-ville-qui-n’a-jamais-mis-les-pieds-en-bas-du-trottoir! 

J’exagère… Comme d’habitude !!!... 😉

Chemin faisant, Amie So a aperçu une marmotte s’enfuyant en courant dans la forêt. Un peu plus loin, c’est une moufette qui se dandinait pour se faufiler parmi les branchages desséchés du bas-côté. Aucune trace d’orignaux. Ni d’ours. De toute façon…

Ça n’aura pas été l’après-midi où j’aurai pratiqué la marche-longue-distance. Après avoir traversé le deuxième pont, force a été de constater que nous n’irions pas plus loin. Au kilomètre 20, c’est comme si subitement la neige avait décidé de cesser de fondre. Comme ça. Abruptement. 

Je n’ai pas osé forcer ma chance. Nous étions si près de notre but, mais trop loin tout à la fois, pour l’heure qu’il était, et sans savoir dans quelles conditions nous tomberions sur le sentier menant au camp. Sans raquettes, c’était impensable.

On refit le chemin en sens inverse. Toujours aussi lentement. À la sortie, on s’arrêta quelques instants pour admirer deux immenses oiseaux, ressemblant drôlement à des grues du Canada... 


Incongrues dans le paysage, elles me firent penser à… des autruches abitibiennes.

Les voyez-vous ???… Moi non! 😉 ...»

Commentaires

Zoreilles a dit…
Tes expressions sont comiques, genre « peureusement », c'est drôle.
C'est qu'elle m'habite souvent cette peur et dans bien des circonstances ou activités. Mais en même Temps, c'est un peu elle qui me pousse à aller de l'avant.
Merci pour ton commentaire! ;-)

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