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Série « fantasmes » (suite)



Fantasme créatifs …
 
 « … Je pousse la porte du petit atelier situé tout juste derrière le chalet que j’habite maintenant depuis quelques mois. À l’intérieur, les murs sont tapissés de tablettes bondées d’objets hétéroclites. Des pots de verre de différents formats, gardent précieusement les minuscules objets ramassés ici et là. Dans l’air flotte de micro corpusculaires particules de poussière ainsi qu’une odeur de sciure fraîchement retombée. Je m’empresse de glisser une bûche dans le poêle. Dans une quinzaine de minutes la chaleur qu’il fournira fera fuir l’humidité de l’automne. 

Sur l’établi, les outils m’attendent dans un fouillis ordonné: la scie à chantourner, l’étau, la sableuse, la perceuse avec ses mèches si petites qu’on dirait des têtes d’épingles. Le marteau et ses clous nains, les pinces de tout acabit, les pots de colle, les restes de baguettes de bois…

Je m’installe sur le tabouret au siège de cuirette noire déchirée, après avoir retiré la toile recouvrant l’œuvre en devenir. Plusieurs années avant d’aller vivre au Nunavik, j’ai commencé à bâtir cette maison à l’échelle de mes rêves. Elle est miniature mais mon rêve, lui, est démesuré… C’est ce que j’aime, ce côté tout à la fois inspirant et utopique. Je me dis toujours qu’un jour…»

Rêve réalisable... 

Photo : « Du rêve à la réalité : pourquoi pas?... », St-Roch des Aulnaies, juillet 2009

   

Commentaires

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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