mardi 7 mai 2013

Aussi loin que là-bas…



J’avais le goût de marcher, de prendre l’air plutôt que la poudre d’escampette. C’était dimanche, et parfois Dimanche m’emmerde. Il se fout de moi, me tourmente, m’entortille dans mes délires qui ne laissent ni queue ni tête. Et je dois en sortir, la tête froide. 
 
Imaginez…

J’avais revêtu des vêtements à l’épreuve du vent et du Temps. Ici, on ne sait jamais. C’est seule, comme une grande avec son p’tit courage, que je pris le chemin du radar. Quarante-cinq minutes de marche pour m’y rendre… Quarante-cinq minutes pour en revenir… Pour une fois, les douleurs musculaires et articulaires de mes jambes avaient pris congé. Peut-être était-ce normal vu que c’était dimanche, justement jour pour ça? Je me disais que je devais absolument en profiter. Plutôt, je ne pouvais pas, ne pas en profiter... Alors au diable Dimanche et ses enquiquinements, j’irais de l’avant!

Ce que je fis…

C’est en revenant, qu’elles m’attendaient. Je ne m’en doutais pas. Tout avait été un simple et bel après-midi de printemps ensoleillé. Même la musique du I-pod n’avait pas flanché par manque d’énergie. Mais dès que j’ouvris la porte et que je me penchai pour délacer mes bottes de marche, elles étaient là, bien présentes, aucunement gênées de venir encore une fois m’ennuyer.

Le répit aura été de courte durée et malgré les sages étirements au retour, elles furent, importunes invités, assez pour rester…



2 commentaires:

Le factotum a dit...

Je me souviens très bien de ces belles ballades que j'ai faites en montant la côte du Radar.
Quelle vue magnifique!

Fitzsou, l'ange-aérien a dit...

... magnifique et immuable, dans le Temps et l'espace...

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