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Dimanche magique



Je ne pouvais avoir adopté rythme de Vie plus lent. Malgré le fait que j’avais très bien dormi, l’après-midi allait bon train sans que je n’aie passé à travers mon rituel d’écriture matinal. Le Temps se décalait sans gêne et je peinais à reprendre le dessus.
 
La veille, j’avais profité de la lueur orangée de la ville pour laisser mijoter une multitude de pensées dans le même bouillon de fin de soirée. 

Emmitouflée dans une douce couverture et bien installée dans le fauteuil vert siégeant au bout de l’immense salle à manger, j’avais regardé, médusée, les lumières de la Vierge d’à côté, monter et descendre en une lente cascade. 

Mystique moment…

Pendant ce Temps, « Espace musique » de Radio-Canada, me transportait d’un bout à l’autre du monde, d’une lointaine époque classique aux folles années d’Elvis. 

C’était zen et relaxant. Rassurant…

Le matin s’était levé sur un jour blanc. J’avais intentionnellement laissé les rideaux béants pour profiter des lumières de la nuit. Au cas où j’aurais ouvert les yeux. Par hasard. L’aube s’en était donné à cœur joie. 

À l’heure où j’en étais rendue, j’entendais clairement l’appel de Dehors. Il était Temps pour moi, de sortir prendre une goulée d’air Abitibien…
« Échange culturel », Amos, décembre 2015

Commentaires

Zoreilles a dit…
Je ressens aussi, même très subtilement, l'appel du dehors ces temps-ci. Les jours sont courts, on ne réalise pas toute l'importance d'en profiter au moins un peu en attendant qu'ils rallongent. On a besoin de lumière, physiquement et psychologiquement.

Il paraît qu'au 6 janvier, ce qu'on appelait autrefois « la fête des rois », on ressent une petite amélioration, de là l'expression que mon conjoint dit tout le temps à cette période de l'année « Aux rois, un pas d'oie! »
Le factotum a dit…
Justement ce matin, je vous ai fait un clin d'oeil en passant.
Zoreilles, je prends note de l'expression de ton Coureur des bois! Ce qui me rebute de l'hiver et de mettre mon nez dehors ce sont les grands froids (comme aujourd'hui)car même "petits" ils me rendent pantouflarde...
M. Le Factotum, vous auriez dû monter prendre un café. La prochaine fois?...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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