Passer au contenu principal

La Belle et la Brute


Non… Je ne me lancerai pas ici dans une improbable histoire d’amour à l’eau de pommiers… J’irai plutôt avec le récit d’une randonneuse et de ses inspirantes rencontres.
 
Une histoire de bottine. D’espadrilles. Un matin pluvieux et frais. Une motivation à toute épreuve de météo. En ce lundi matin d’un mois de mai qui n’osait se présenter avec son manteau printanier, j’avais emprunté la route menant à St-Benoit-de-Mirabel, agglomération située à 11km de St-Joseph-du-Lac.

Je voulais me prouver que j’étais fin prête pour le Chemin des Outaouais, au départ prévu le 9 juin prochain, en randonnant trois jours d’affilée 20km et plus, chargée du sac à dos, qui ne voulait se départir d’aucun de ses sept kilos.

J’entrai rapidement dans ma bulle après avoir confirmé avec l’Amie Lod, que je l’aviserais une fois rendue au village. Elle devait m’y rejoindre pour le trajet de retour, en tant que motivante officielle de l’Abitibienne exilée.

C’est dans cette bulle que je croisai au bout de Montée Robillard, un cycliste aux yeux bridés, nanti d’une lunette jaune, soufflant sa Vie dans la remontée. J’osai à peine le regarder de crainte de lui couper son élan, mais quand nos yeux se fondirent, je le saluai et dans le « bonjour » dont il me gratifia en retour, je sentis l’incroyable volonté qui l’animait. Inspirant

Pénétrant dans St-Benoit, je fus charmée par ces vieilles maisons montant la garde à l’entrée du village. Dans la cour de l’une d’elles, une emplumée de jais noir, picorait nonchalamment son dîner. Sûrement l’une de ces Heureuses profitant de la Vie…

Je me rendis jusqu’au restaurant La Belle et la Brute (ah! ah!... voilà donc de quoi il était question!...) où je m’attablai avec Lod, le Temps d’un potage aux carottes, avant de refaire halte chez Intermiel où on mangea notre sandwich en compagnie de Marcus, le matou de la place.

Il était 17h30 quand je réintégrai mon appartement. J’avais marché 23.85km en six heures, incluant les pauses et je n’avais pratiquement aucune courbature.  Je pouvais envisager faire le lendemain (ce matin) la route vers Oka…  

Soyez-en avisés

Commentaires

Le factotum a dit…
Lors de votre prochaine longue randonnée, vous devriez sans peine atteindre la moyenne de quatre kilomètres/heure.
Bonne randonnée!
Violonsyl a dit…
Comme je suis heureuse Fitzsou, que tu aies décidé de continuer à écrire, et partager avec nous tes aventures. J’apprécie tellement ton écriture, tes histoires quotidiennes que tu sais rendre belles, intriguantes, intéressantes ! Si je peux, j’irai peut-être te serrer la pince à Ottawa, le 9 juin, avant le départ. Au fait, à quelle heure quittez-vous ?
M. Le Factotum, si je fais fi des pauses, j'en suis déjà à cette moyenne, somme toute bien satisfaisante en ce qui me concerne, étant donné que je vise à développer l'endurance plutôt que la vitesse.
De plus, ça respecte mes limitations physiques... ;-)
Chère Violonsyl, ce serait vraiment le fun de te croiser juste avant le départ prévu à 8h00 à la Basilique-Cathédrale Notre-Dame. Une autre abitibienne sera présente puisque nous ferons le Chemin ensemble.
Merci pour ton gentil et gratifiant commentaire. Je l'apprécie beaucoup.
Bon mercredi! ;-)
Le factotum a dit…
Personnellement je n'ai jamais aimé faire plus de quatre kilomètres/heure, justement pour profiter au maximum de ce que l'environnement m'offre.
Alors bravo de vous en tenir à ce ratio.
Merci M. Le Factotum... et en passant, avez-vous des nouvelles de M. François vous? Je n'en ai plus depuis quelques jours... semaines???... Pas reçu de réponse à un courriel envoyé non plus... bizarre...
Le factotum a dit…
Oui, j'ai reçu un courriel la semaine dernière concernant un de ses articles.
Toujours actif sur son blog.
... et moi je vois ce matin que j'ai aussi reçu un courriel de lui... Fiou!!!!!

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

"Ce matin avec le soleil...

… talidam, talidam. Avec le soleil ce matin, je me suis levée … » Vous vous rappelez cette chanson de Corcoran-Gosselin? C’est vraiment ce que j’ai eu en tête en entrant dans la p’tite cuisine, de la p’tite maison faisant partie de ma… p’tite Vie? … À bien y penser, ben non!… Plutôt de ma grande et belle Vie! … Mon Sympathique Gendre p’tit-déjeunait, déjà presque prêt pour le travail… … Patch-a-one, la p’tite chatte à l’allure lionnée, faisait les cent pas, de la cuisine au salon, attendant impatiemment le retour de son amie, P’tit Bonheur, partie trotter depuis la nuit passée… … Méo, sagement couché avec sa p’tite sœur, ma Douceur ma Belle, demeurait tapi dans la chambre… En fait, seul le bruit de la pompe à eau rompait la quiétude du moment « présent »… C’est là que j’ai décidé d’en faire mon « p’tit bonheur du jour » sans savoir ce qui se présenterait plus tard. J’entame donc, très tôt, ce vol plané de bonne augure, toutes ailes déployées, prête à tout pour capter le moindre instan...