Passer au contenu principal

16.39


J’essaie d’alterner les jours de longue marche avec ceux de dolce farniente. Quoique…
 
Comme la veille, je m’étais courageusement rendue jusque chez Intermiel, à 8km du village (donc 16km aller-retour), passant devant « La cabane d’à côté » (que je voyais enfin de mes propres yeux) cela après avoir piqué une courte jasette avec la Maman de Mme Siry ayant pignon sur chemin, en ce jeudi matin, j’avais décidé d’aller à la rencontre du bureau de poste et de la caisse populaire. (un tantinet trop longue cette phrase… excès à la Proust !!!...)

Les deux services étant situés à 2km à peine de chez-moi, la marche m’apparut comme une vacance et se fit avec un court arrêt au retour, au Verger Lacroix, où, comme de raison… caramel, chocolats, salsa maison et jus de pommes pétillant trouvèrent refuge dans le sac à dos fuchsia! 

En chemin, j’ai même remarqué un endroit où l’on vend des œufs frais. Prochaine fois…

Mais là… faut que je me calme! C’est ben beau encourager le local, mais ce sont quand même des frais supplémentaires. On dirait que dans ma tête, je suis en vacances, en voyage, et que j’ai pris racine dans un gîte avec exactement tous les objets faisant parti de ma Vie. 

De l’étage, je tâte le pouls du cœur du village. Comme sur les plus beaux sites de villégiature, le terrain est entouré d’arbres matures et d’une haie de cèdres d’où s’envolent les perpétuelles aubades d’une multitude d’oiseaux. Près de la galerie, une cascade s’ébroue dans un petit étang. Onirique… 

J’essaie de profiter au maximum de tout ce que les alentours m’offrent. Quand la Dame chez Lacroix m’a dit « revenez nous voir quand les pommiers seront en fleurs » je lui ai avoué que j’habitais à côté de l’église depuis début mai… Alors oui, certain que je serai dans le coin quand le village se fleurira…  

Mais pour l’instant, j’ai vraiment le cœur en mode Beyries

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...