Passer au contenu principal

Fermer les yeux


Juste avant de quitter l’appart, j’avais vu le courriel débutant par : « Notre papa… » J’avoue : j’ai eu la trouille de ce qui pouvait suivre et j’ai attendu pour le lire.
 
... C’était l’annonce d’un départ prochain pour le plus long voyage vers l’inconnu que toutes formes de Vie doivent un jour entreprendre. Qu’on le veuille ou non…

Ça m’attriste quand même… 

Pour me recueillir et envoyer mes meilleures pensées aux Cousins, j’ai fermé les yeux. J’ai tenté de faire le vide pour laisser toute la place à mes bons sentiments et m’assurer qu’ils se rendent à bonne porte. Simultanément se transposaient des images récentes, d’accompagnement, de veille, de peine… 

Si de cette famille de seize enfants, le plus vieux des six garçons s’était éteint il y avait un peu plus d’un mois, voilà que le plus jeune s’y préparait à son tour. Je comprenais ce qui se tramait à des centaines de kilomètres plus au sud.

Bon courage à vous! Parce qu’il en faut pour céder les Êtres que l’on aime à l’au-delà. 

Que chacun de vos pas soit fait dans la sérénité et l’acceptation des choses que nous ne pouvons changer…


Commentaires

Le factotum a dit…
En regardant la photo, vous savez qu'on a mis fin au service que vous avez offert pendant tellement d'années.
Zoreilles a dit…
Beau texte à la famille de ton oncle, j'espère qu'il se rendra à bon port comme tu dis.
M. Le Factotum, oui je sais. Mais c'est un souvenir que je garde de l'Oncle dont il est question ici. En visite, il m'avait aidée à faire accoster un hydravion et à faire le plein d'essence...
Merci Zoreilles. Je l'espère aussi...
Violonsyl a dit…
Comme j'aime la façon dont tu parles de cette étape de la Vie. Tes mots sauront sûrement réconforter tes cousins, cousines, tante.
Je l'espère aussi Violonsyl, c'était le but... Mon Oncle est décédé le 26...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...