samedi 30 juin 2018

Il était une fois dans le P’tit Nord…


… une longue, longue route parsemée d’embûches. On y trouvait entre autres, gisant en plein milieu, des marmites géantes évidées, que l’on devait déjouer à grands coups de roues.
 
Sur plusieurs kilomètres, on apercevait des branchages recourbés, tels des faux cils ayant fait la fête. Si on osait les frôler, ils se laissaient glisser impunément sur la carrosserie, dans un bruissement déchirant. 

De façon stroboscopique, la succession d’ombres obnubilantes venait abrutir la valeureuse conductrice tentant de franchir la distance la séparant de son refuge. 

Ce tortueux ruban de pierrailles esseulées, accueillait une multitude de petits animaux, les uns totalement désinvoltes face à la Vie se déroulant autour d’eux, les autres, sous des airs de pimbêche, jouaient à cache-cache sous le feuillage rassurant de la forêt. 


Point d’ursidés visibles, si ce n’étaient que quelques excréments expulsés ici et là. Point de cervidés non plus. Que des léporidés et quelques gallinacés s’en donnant à cœur joie. 

Au bout de ce qui semblait être un interminable chemin, gîtait le SylÉmi. Blotti parmi ses feuillus, il avait été bien malmené depuis quelques semaines, subissant sans un mot, de nombreuses améliorations décrétées essentielles par l’une de ses Maîtresses.

Mais voilà. Le Temps avait fait son œuvre. Le SylÉmi retrouvait en cette fin d’après-midi, sa quiétude des quinze dernières années, un léger rafraîchissement en plus, quelques odeurs nauséabondes en moins. 
Ainsi va les bois…

Il pouvait maintenant fermer les yeux et se reposer un peu, avant que ne revienne la Femme, quelques autres machiavéliques plans en tête, dont celui de poursuivre l’incessante guerre contre ces importuns muridés…


L’histoire suppose que le SylÉmi vivra heureux, beau et accueillant, encore plusieurs dizaines d’années…

FIN

2 commentaires:

Le factotum a dit...

Est-ce qu'on parle de la musaraigne?

Fitzsou, l'ange-aérien a dit...

Hummmm... souris????...

Histoire fleurie

Une journée s’annonçant d’un gris attristant, motiva la finalisation de ce billet, depuis longtemps semé en feuille. Ça va comme suit....