Passer au contenu principal

La dernière note


« … Nous étions assis sur la large galerie baignée par le soleil du midi. C’était la pause-repas. Nous placotions de tout et de rien. Du travail qu’il restait à effectuer dans le SylÉmi, puisque nous y étions et que ça en était la raison.
 
Soudain, entre deux mots, il me sembla entendre au loin, un genre de piaillement. Plutôt un cancanement, puisque j’étais convaincue que c’était un canard qui s’ébrouait dans le ruisseau qui coulait juste un peu plus bas.

Les jases se poursuivirent. L’étrange mélopée également. Mystère…

Quand tout à coup…

Mon regard se porta tout bonnement sur le bout de la marche en rondins. Et là je la vis. Fière pette de brunette, d’où s’échappaient ces petits cris difficilement indentifiables.  
Pour moi, la néophyte

Je regrettai avoir laissé mon cellulaire à l’intérieur. J’essayai quelques ruses, glissade sur banc, contour du camp côté cour pour en revenir côté jardin, mine de rien. Mais la Belle s’était déjà poussée. 

Et là, sortant de sous la galerie, un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept… non, huit petites boules de plumes suivirent Mère Perdrix qui s’enfonçait dans les hautes herbes.

Petit miracle de Vie. 

Malheureusement, je n’ai pas de photo à l’appui. 

Vous devrez vous contenter de cette note… »

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...