dimanche 17 juin 2018

Et si je vous jasais ça?


Elles mirent plus de seize heures pour rouler les 1400 kilomètres séparant Amos d’Alma. Alma d’Amos. Entre les deux, elles avaient pédalé deux cent quatre-vingt-deux kilomètres sur la Véloroute des Bleuets. Non mais… c’était quoi l’idée? Je n’ai pas eu autre choix que de suivre leur pérégrination sans mot dire, ficelé comme un saucisson à l’arrière de l’antique-CCM-rouge pesant une tonne. C’est pourquoi, je peux vous raconter…
 
« … Après avoir parcouru les interminables kilomètres de route séparant l’Abitibi du Lac St-Jean, on trouva facilement en fin d’après-midi, la maison de nos Hôtes Rid et Chg à Alma. Quel accueil chaleureux! Quel couple sympa! De jases en jases, nous nous sommes retrouvés à l’heure du coucher, les Filles espérant une bonne nuit afin d’être en forme pour pédaler les 50km qui nous attendaient le lendemain.  
Quand je dis nous

Lundi nous porta donc d’Alma jusqu’au Gîte Le Petit Hôtel de M. Bouchard, à Ste-Monique. Non pas en 50 mais bien en 65, détour par la Pointe à Taillon obligeant. Le Temps frais et ensoleillé du midi, avait permis aux deux Amies de se sustenter au bord de l’eau, alors que je surveillais sagement les vélos.

Mardi fut plus sournois, laissant croire que ses 48km seraient faciles alors qu’il nous venta le toupet à plus de 35km/hre sous un soleil de plomb. Ce jour-là, Fitzsou l’étourdie, quitta Péribonka en y laissant l’un de ses gants, se rendant compte de sa bévue qu’à la halte suivante, plusieurs kilomètres plus loin. Faut le faire! Arrivés exténuées (elles, pas moi!...) à 15h au Motel Chute des Pères à Dolbeau-Mistassini, j’ai cru comprendre que la bière avait été bonne!

Se pointa Mercredi, avec son programme de 57km qui en devint 60 jusqu’à St-Fé! Ce jour-là, on évita de justesse l’averse et elles eurent à peine le Temps de magasiner de nouveaux cuissards et une nouvelle paire de gants pour-vous-savez-qui. À la vieille Maison Banville, nous avions été accueillis sous les sourires d’Aurélie et de David, sorte de baume apaisant pour secrètes douleurs musculaires.

Jeudi se faufila comme un fantôme en 39km. Ce matin-là, la gentille Aurélie eut la délicatesse de m’improviser un imper pour protéger ma fourrure du Temps pluvieux. Il faisait seulement 10 degrés, mais sous mon ciré, j’étais bien. Mes comparses elles, eurent besoin de se réchauffer avec un bon potage et du pain chaud au resto Emporte-moi à Roberval. Je pouvais les comprendre… Val-Jalbert sortit juste à Temps de la brume pour révéler ses maisons ancestrales, son vieux moulin et son impressionnante chute. Grosse gâterie de voyage que cette halte-là!

Puis vint Vendredi et l’inévitable rattrapage de km. Ce fut la plus longue journée : 70km sous un chaud soleil mais des paysages à couper le souffle, jusqu’à… Jusqu’à une fameuse croisée à Alma, où les Filles prirent la mauvaise direction, allongeant du coup leur route de plus de 17km. Pauvres Elles! Par chance, un Ange nommé Leblanc, est venu à leur secours et nous a raccompagnés à bonne porte.


Les Dubé-Guérin nous attendaient inquiets. Ensemble, ils ont levé leur verre au Lac, à sa Véloroute et à l’hospitalité de ses Gens. C’est le bedon plein de l’exquis plat de pâtes (entièrement cuisiné avec le Thermomix allemand 😉 ) et de tarte au citron, que les Filles ont rejoint le pays des rêves. 

Leur défi, sans être « Grand » en avait au moins pris l’allure. Dès le lendemain, elles pourraient rêver à d’autres projets! »

Wilson


Morale de ce voyage:
Don’t let the fear of what could happen make nothing happen.” 
 Doe Zantamata

5 commentaires:

Gaston A. Lacroix a dit...

Fitzsou, l'ange-aérien, était de retour hier à Amos, fraîche comme une rose.

Le factotum a dit...

Je crois que tu exagères encore un peu, petit nounours,concernant le CCM antique.
Mais je compatis avec toi d’avoir à subir tout le trajet bien ligoté à l’arrière du vélo.
Bravo mesdames pour cette belle aventure.

Fitzsou, l'ange-aérien a dit...

Merci M. Lacroix et bienvenu sur ce blogue! Vous jasez ça hier fut un plaisir!

Fitzsou, l'ange-aérien a dit...

M. Le Factotum, je réponds à la place de Fitzsou... c'est parce qu'elle le trouve lourd son vélo je crois.
Le fait de faire la rando à côté d'un léger Giant a renforcé chez-elle, cette idée "d'antiquité" (faut dire que Dame Leblanc, l'ange qui les a raccompagnées à la toute fin, a bien mentionné que Fitzsou avait eu du mérite de faire le Tour du Lac avec ce vélo! Et elle, elle portait un chandail du Grand Défi Pierre Lavoie. Ça lui donnait de la crédibilité!!!...)

Wilson

Zoreilles a dit...

Il écrit si bien, ce cher Wilson que j'ai tout compris du plaisir de l'aventure et des rencontres de la Véloroute des Bleuets. Non mais il est un super compagnon de voyage, celui-là, il faut continuer de l'amener partout où Fitzsou voudra bien déployer ses ailes!

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