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Par ici… Suivez-moi!



« … Il faisait trop beau pour rester enfermée. J’hésitai quelque peu entre la solitude et la compagnie d’une Amie. Quand je file coton, je deviens ambivalente pas possible. Puis surgit en moi cette idée : retourner sur les lieux de mon enfance, voir même de mon entière Vie adulte, du moins jusqu’en 2012... Suivez-moi! Je vous emmène faire un tour!
 
… Le sentier était à peine visible. Un probable véhicule tout terrain avait couché en deux lignes parallèles, les hautes herbes jaunies à certains endroits. Pour le reste et pour l’avoir marché tant de fois avec Méo, je savais parfaitement où diriger mes pas.
 
Arrivée sur le haut de la colline, je pris le Temps d’admirer à ma gauche, le lac qui s’étendait calme et brillant. Déserté à cette période de l’année, il n’avait que sa timide beauté à offrir.

Je retrouvais avec plaisir, l’épi de feuillus, hissés sur la pointe s’avançant vers l’est. Ils avaient grandi et arboraient fièrement les couleurs de la troisième saison.
 
Au loin par devant, se dressait toujours, de peine et de misère, le vieux hangar de tôle cabossé. 
Abandonné. Déserté, tout comme l’était le nid d’un oiseau géant sûrement préhistorique… Mais non! Je blague! C’était celui ayant appartenu à la famille Corbeau. Il y avait déjà bien des années de cela…

Je pris vers l’ouest, tentant de repérer l’ancien chemin, celui menant à la grande route. J’arrivai à me faufiler tant bien que
mal jusque ce qu’il disparaisse d’un coup, se camouflant parmi un amoncellement d’aulnes entrelacés. 

Consciente que je devais garder le soleil à ma gauche pour ne pas perdre le sud-ouest, je me dirigeai du mieux que je pus vers le bruit que faisait la circulation sur la 109. J’avais la tête pleine de brindilles, mes pas s’empêtraient entre les bras tordus des arbrisseaux. 
 
Je finis par rejoindre le chemin bordant l’ancienne terre de Grand-Père. Un peu avant le site de son ancienne maison, je piquai à travers champs, m’amusant à caresser du bout des doigts les têtes des
graminées se balançant à la même hauteur que moi.

Je débouchai enfin sur la piste d’atterrissage gravelée sur laquelle je m’étais tant promenée. Aux abords de laquelle, j’avais pique-niqué, roulé à vélo, conduit un gros tracteur à chenilles… Que de souvenirs!

 
J’ai terminé ma rando sur le quai retouché. Les hydravions l’ont déserté depuis quelques années, laissant place à la nouvelle vocation de marina. 
 
Et... Il a rapetissé... Comme on le fait immanquablement, en vieillissant… »

Commentaires

Zoreilles a dit…
Ah que c'est émouvant de retourner comme ça sur les traces de ton enfance, de ton histoire... J'ai tellement aimé les photos et cette promenade d'automne.
Fitzsou a dit…
Tu vois Zoreilles: la prochaine fois que tu feras une virée Amossoise, tu remarqueras ce Chemin Dénommé, 3km au nord du village de St-Mathieu... À moins que ce ne soit déjà fait?...
Zoreilles a dit…
Non, je n'avais pas remarqué mais je me promets bien de le faire la prochaine fois que j'irai dans ce coin-là.

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