mercredi 25 octobre 2017

Oser satisfaire sa curiosité



… Nous avions pris notre Temps avant de quitter l’Auberge
que nous occupions en reines-et-maîtresses. Sirotant nos cafés tout en recherchant les coins les plus lumineux, on laissa les confidences se glisser subtilement à nos côtés pendant que les rayons renforçaient la chaleur des billes de bois, créant ainsi une ambiance feutrée pour matin nonchalant.
 
Mais comme toute bonne chose à une fin

Ce furent les borborygmes de nos estomacs qui initièrent le moment du départ. Indécises quant à savoir où nous petit-déjeunerions, c’est le soleil, la route et l’idée d’une douce folie, qui agirent concomitamment en un mélange explosif pour nous faire effectuer un virage-en-U en plein Sullivan. Retour à Val-d’Or pour nous rendre au « Becs Sucrés-Salés »! 

Sans regret : ce fut un excellent choix pour un pantagruélique repas dominical !

Le ventre plein, on reprit direction Vassan. Quand tout à coup j’eus l’idée d’oser. Osé offrir à JSC, un détour pour aller
explorer le ruban asphalté menant à l’île Siscoe… 

Imaginez : en cinquante-neuf ans de routes explorées en Abitibi, je n’avais aucun souvenir d’y être allée!

Ce cul-de-sac nous mena à un terrain de golf abandonné par les adeptes malgré l’été indien qui perdurait. Je me rappelai que mon père m’avait raconté, qu’à peine âgé d’une dizaine d’années, il avait emmené à peu près au même endroit, un cheval-de-rechange pour son père travaillant à l’époque, pour la mine.

Quand je pense qu’il était parti de St-Mathieu et qu’après avoir passé la nuit chez son oncle Boutin à St-Marc, il avait poursuivi sa route le lendemain… Qui ferait ces 80km moitié-à-pied-moitié-à-cheval de nos jours, pour rendre service à son père?...

Et au final, vous savez quoi? Grand-père s’organisa pour qu’il rentre en avion, avec le pilote qui transportait le courrier d’une ville à l’autre. 
Croyez-le ou non, ce fut son premier vol ! 
 
Mais vraiment pas son dernier !...»        

4 commentaires:

Sally Fée a dit...

C'est ainsi que serait née cette passion de l'aviation pour Papa-Fitzsou?

Ça vaut la peine que tu racontes cette histoire à tes rejetons, au cas où tu aurais un service à leur demander!

:-)

Zoreilles a dit...

Touchante et merveilleuse, l'histoire de ton Papa-Fizsou, je t'écouterais m'en raconter d'autres de même...

Cou'donc, l'auberge Harricana, je la croyais fermée depuis belle lurette? J'ai tant de beaux souvenirs là...

Sylvie Dénommé a dit...

Sally Fée... Cette épisode fait partie des anecdotes recueillies auprès de Papa Fitzsou alors qu'il avait encore toute sa mémoire.
J'essaierai de trouver "le moment" pour le raconter à mes enfants...

Sylvie Dénommé a dit...

Zoreilles: eh oui, l'Auberge est bel et bien toujours ouverte. Ce que je peux dire, c'est que c'est très intime quand on décide d'y passer la nuit!!!...

Histoire fleurie

Une journée s’annonçant d’un gris attristant, motiva la finalisation de ce billet, depuis longtemps semé en feuille. Ça va comme suit....