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La rivière…



« … dormait paisiblement sous un léger voile de brume entre les bras aimants des épinettes noires.  

Réflexion
 
J’observais les ridules suivant le courant des eaux brunâtres de cette Harricana. Un peu plus loin, une pointe de verdure avançait en son ventre, porte d’entrée de la petite Miniac. Autres souvenirs. Heureux

Une myriade de fleurs blanches et violacées, piquetaient les rives de douceur, augmentant ainsi la quiétude de l’endroit. Debout, les pieds bien ancrés tels les longs roseaux, j’étais témoin de toute la sensualité se dégageant du tableau. Du moment. Présent. J’avais vaguement l’impression de violer quelque secrète intimité. Quelque secrète rencontre d’amants. Ode à l’amour. Indécente indiscrétion...

Immortaliser l’instant. Pas juste en une image intemporelle mais en hommage à cette inspirante Vie. Le photographier avec mon cœur et porter fièrement le sentiment d’appartenance à ce bout terrestre.


Je restai en position un Temps. Trop peu. J’écoutais ce silence, que seuls quelques piaillements lointains perçaient. Craquements. 
Écarts de conduite

Je laissai mes pensées s’encastrer dans le lit de la rivière, sans tenter de les arrêter. 
Fluidité… 

Un jour, je comprendrai où doivent me mener mes songes. Et quand ce jour se pointera, je n’aurai plus aucun doute sur la conduite à tenir… »

Commentaires

Zoreilles a dit…
Eh que c'est beau... pas juste tes photos, tes mots!
Bon j'avais répondu à ton commentaire mais à partir de mon cell... ça tout l'air que ça ne s'est pas rendu...
Je te disais merci pour ton commentaire. Et que tu me faisais du bien...
Bonne fin de dimanche! xoxoxo

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

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