Passer au contenu principal

Trois ans déjà…



… que je suis à l’emploi de la RRSSSN! Comme le temps passe vite! Je me souviens, comme si c'était hier, que c’était un lundi. Facile puisque le 16 en était un aussi (vous comprendrez le 16…). J’avais pris la veille, mon courage à deux mains pour faire la route St-Mathieu-Sherbrooke où je devais me rendre dans le but d'améliorer mes connaissances en langue anglaise. Semblait que la maigre évaluation de 3.5/5 suite à une entrevue téléphonique avec Madame CLIC Chose, le requérait. Faut dire que j’étais partie pas mal confiante car au CLSC où je travaillais, j’étais sur la liste du personnel pouvant accueillir de potentiels clients anglophones. Même que je croyais, crédule, avoir la facilité des langues après avoir maîtrisé il y avait de cela quelques années, suffisamment d’expressions en dialecte algonquin pour effectuer dans la petite communauté de Pikogan, les visites à domicile sans interprète...

Mais aujourd’hui…

… j’en suis toujours à l’étape du baragouinage. Impossible d’aller plus loin. Je bafouille devant les parfaits bilingues, et bascule facilement dans des laïus sans queue ni tête lorsque j’arrive à m’extraire de mon empotement… Comment expliquer malgré tout, que je ne perde pas espoir? 

Aller savoir…

Épilogue: À la fin de la dite semaine intensive d’immersion en langue anglaise, je reçus avec surprise mon évaluation. Je terminai la session avec un beau… 3.5/5! Je serais curieuse de connaître à combien Mme CLIC Chose m’évaluerait maintenant… Mais... peut-être suis-je mieux de demeurer dans l'ignorance, au cas où ça porterait le coup fatal à la réalisation de ce Rêve de Vie…
photo: "Les moyens ne justifient pas nécessairement la fin...", Kuujjuaq, novembre 2012
 

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...