Passer au contenu principal

Hijab, niqab et shiskebab…

La journée fériée (travaillée) avait débuté par la marche du matin, apaisante sous la douceur du temps. L’escapade d’Ingrid St-Pierre dans les oreilles, j’avais enfilé les kilomètres me séparant du bureau comme si j’avais fait ça toute ma vie…(!) 

 En arrivant, je pris le temps d’aller me chercher un café puis les gens se mirent à défiler, les uns après les autres, laissant la place de travail relativement silencieuse, créant ainsi une atmosphère propice à la concentration. C’était bienvenu. Et si par mégarde, je laissais planer mon regard vers l’extérieur, je me trouvais plongée dans la sereine ambiance d’un novembre enneigé. Les heures s’écoulaient donc comme elles le devaient quand tout à coup en début d’après-midi, plein de Gens descendus du ciel nous tombèrent dessus, des Gens d’ici (Puvirnituq) et d’ailleurs, là où le Sud est sans plage… De la bien belle et grande visite…
  
Rendue chez-moi en fin de journée, j’avalai une partie du film « Les descendants » avec Georges Clooney en même temps que je m’empiffrai de morceaux de bannik chaude ramassée un peu plus tôt à l’épicerie. Puis tout en posant quelques  morceaux de mosaïque, je pris un bain de soleil de lumière artificielle avant de prendre place au petit bureau pour l’écriture du billet quotidien. Pour me donner un peu d’inspiration, j’entrepris la lecture de quelques articles dans la cyberpresse. C’est là que j’y lus que « les « hôtesses de l’air » de la compagnie aérienne Egypt Air avaient demandé la permission de porter le hijab (qui couvre la tête et le cou, mais ne cache pas le visage). J’ignorais qu’en Égypte, la plupart des femmes le faisaient, ni même que de plus en plus d’entre elles lui préféraient le niqab (voile intégral) ».  

Et maintenant le rapport avec les shiskebab (viande de mouton sur une brochette)? 

Aucun! C’est juste que ça rimait!... 

23 :30 La pluie frappe maintenant avec violence à ma porte… mais pas question pour moi de la laisser entrer!... Ce ne sera pas drôle demain matin!

photo:"PUV", Nunavik, octobre 2012

Commentaires

Le factotum a dit…
Une belle journée comme je les aime.
Jeannot a dit…
Salut Fitzsou...

Qu'appelles-tu bannik... Lumière s.v.p.

xoxoxo
Anonyme a dit…
I just hope the Air Inuit attendants will not decide to wear caribou parkas and serve muttuk and misirak from Kuujjuaraapik all the way to Kangiqsualujjuaq.

Wow ... It rimes here too!

FYI;Shish Kebab is also a nice peice of music. Here is a link: http://www.youtube.com/watch?v=pRTPj4SCvTQ
You might want to find a Niqab and swing it a little!

Honey Man
M. Le Factotum: Vous devez en avoir une pis une autre de ce genre depuis que vous êtes à la retraite!...

Jeannot, la (ou le, je ne le sais jamais) bannik est le pain traditionnel cuit dans un poêlon ou frit... Tout dépend de qui des Premières Nations, Cris ou Inuit le cuisine... Autrement dit, il y a autant de façon de le faire qu'il y a de Nations différentes!

Honey Man you impress me for two reasons. The first one, who are you really? You seems to know so well the Nunavik... Are you living somewhere in the North??...

Second where did you find for God's love this old song and how can you know that it was existing? Are you very,very old? It's recorded on a 78rpm!
But I must admit that listening to it, make me dancing on my chair...
I just omit the niqab!... ;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...