Passer au contenu principal

Tenir l'"effort"...

Quand je m’assieds devant mon portable, et que je dépose mes doigts sur le clavier, je me sens l’âme d’une pianiste s’apprêtant à interpréter l’oeuvre de sa vie... Mais les mots que j’aligne, demeurent silencieux et, c’est tant mieux, car ils pourraient sonner faux, parfois...

Je persévère...

J’espère un jour trouver le bon ton, la note juste, celle qui traduira exactement ce que je ressens au plus profond de moi... La note montante qui indiquera le chemin aux suivantes, élaborant ainsi la « symphonie du bonheur »...

Mais trêve de musicalité, et si je laissais parler les mots, tout simplement... Rendre ses droits à la langue française que j’aime tant...

Composer de modestes propos, laisser s’envoler les lettres, qu’elles s’assemblent d’elles-mêmes, dans une virevolte capricieuse, créant ainsi l’illogisme de ma pensée...

Est-ce que j’y lirais alors cette mansuétude que j’aimerais réelle dans le moment présent, face à moi-même, à tout le moins?...

Ou y verrais-je entre les lignes, signe de renoncement, de reddition...

J’ignore combien de temps je pourrai encore tenir l’ « effort »...

Difficile d’être ainsi face à soi, sans balise... N’avoir comme instrument que notre seule intuition, qui risque de flancher à tout instant...

L’insondable doute du « j’aurais peut-être donc dû... »...

L’innommable remise en question...

Le douloureux « il est trop tard... »...

Et toujours, toujours, cette peine qui nous poursuit, sans relâche...

Et n’allez surtout pas ajouter que « c’est ce que je voulais... »...

...ça, je ne suis vraiment plus capable...

Commentaires

Sally Fée a dit…
Pour mon billet d'aujourd'hui, j'ai fait des recherches pour trouver des citations sur l'amour.

Je t'en offre trois:

La première, pour te rappeler ce qui t'a amenée à ce choix:

"Il vaut mieux souffrir d'une absence que d'une présence."

La seconde, pour tu n'oublies pas l'essentiel:

"L'amour de soi est une idylle qui ne finit jamais."
Oscar Wilde

Et la dernière, pour te donner un peu d'espoir:

"Il y a toujours dans le monde une personne qui en attend une autre, que ce soit en plein désert ou au cœur des grandes villes. Et quand ces deux personnes se rencontrent, et que leurs regards se croisent, tout le passé et tout le futur sont désormais sans la moindre importance."

Paulo COELHO

Ta Bonne Fée,

xxx
Pensées enregistrées...j'aime particulièrement la dernière...mais aussi la seconde et la première est aussi très vraie...Merci pour cette belle attention pour la St-Valentin, ça remet un peu mes pendules à l'heure...xo

Messages les plus consultés de ce blogue

Jeune Sœur Chérie, te souviens-tu…

… du salon du livre à Ville-Marie en 2016? C’était Francine Ruel qui en était la présidente d’honneur. Assise parmi des milliers de livres, elle affichait un certain air que tu lui avais reflété en lui demandant si «  ça lui tentait d’être là … ».    As-tu écouté TLMP dimanche soir ? Moi si, et j’ai immédiatement repensé à cet épisode. Penses-tu que lors de ce salon, elle pouvait déjà être préoccupée par son fils? Si c’était le cas, effectivement ça ne devait pas lui tenter d’être là… Si ça correspond avec l’errance de son Étienne , ça expliquerait ce que «  cachait son âme   » ce jour-là…  N’est-ce pas? Mais tout ça n’est que supposition. Parce que dans le fond, on ne sait jamais ce qui se passe vraiment dans la tête des gens que l’on côtoie. Quelles sont leurs inquiétudes? Leurs préoccupations? Leurs priorités de Vie? Pour expliquer des comportements, on s’invente des histoires loufoques et on y croit. Triste. Je me lance un ...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...