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Injuste attaque...

...je suis toujours surprise de la rapidité avec laquelle il me tombe dessus...

Ma journée était là, toute belle, à attendre que je la dévore à belles dents. Elle s’offrait à moi, pure et sans histoire. Je m’empressai donc de la vivre pour lui permettre de s’évanouir à jamais et devenir passé...

Quand soudain...

... je me retourne, et il est là, s’enroulant autour de moi, dans une étreinte perverse et surprenante, me laissant sans souffle, giflée à toute volée...

Je réussis à m’extirper du bureau pour regagner mon logis sans qu’aucune larme ne s’écoule de mes yeux fatigués...

...des images défilent à la vitesse de l’éclair dans ma tête, flashs blessants... Toujours les mêmes, culpabilisantes, humiliantes... Impossible d’y mettre fin...

J’entre chez-moi sans bruit, je jette un oeil tout autour: rien... Méo est là, à m’attendre sagement; P’tit Bonheur vient me faire le dos rond et Céphalée daigne à peine me regarder. Alors peut-être l’ai-je semé en chemin...

...mais non, je le sens qui s’amplifie, se gonfle pour mieux déferler sur mon « vivotage », envahir ma soirée, mon cerveau...

Et c’est le torrent, la digue qui cède... et je laisse aller, sans retenue, j’ai le droit... Je n’ai pas le goût de me battre, pas la force, pas ce soir... Et je consens à ce qu’il m’envahisse, je le connais assez maintenant: de cette façon, il restera moins longtemps...

...mais il ose prendre son temps, l’ignoble, l’infâme...

...c’est en terminant ces lignes, qu’il se décide enfin à partir...

...misérable cafard...

Commentaires

Sally Fée a dit…
Puisses-tu chausser des bottes de sept lieues et, d'un coup de talon, l'écraser, l'écrabouiller, que dis-je, l'écrapoutiller, ce méchant et infame cafard...

Ça lui fera une belle jambe, tiens!


La Fée de retour dans ses quartiers
xx

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Je te dis adieu

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