jeudi 19 juillet 2018

Lettre dans l’au-delà


« Chers Parents,
 
… Ce sera la première et la dernière fois que je m’adresserai ainsi à vous deux. La raison est bien spéciale : toi Maman, déjà vingt années se sont écoulées depuis ton départ sans avertissement, un dimanche, à l’heure où habituellement, on sort les biscuits du four. Sans grand bruit, tu as fermé les yeux sur tes 71 ans, nous laissant surpris, peinés, affligés. 

Vingt ans Maman…

Toi Papa, c’est vingt ans plus tard, que les tiens se sont éteints après une lente et longue agonie. Et je ne compte pas les douze années où tu as laissé passer le Temps comme si de rien n’était, parce que justement, plus il passait, moins il laissait de trace en toi. Les années t’ont fui avant même que toi tu ne t’élances vers l’au-delà.

Comment allez-vous là-bas? Nous voyez-vous? Vous inquiétez-vous pour nous? 

Non… Vous ne devez pas. Nous sommes grands maintenant, grands, même déjà vieux. Continue de reposer en paix Maman, et toi Papa, tu peux maintenant prendre place à ses côtés. Elle te pilotera…

Curieux n’est-ce pas : ce sera la Terre qui vous réunira à nouveau. Comme l’a si bien dit Annie : « Maman, on t’amène ton mari! ». À partir de maintenant, le 19 juillet doublera d’importance pour nous.

Vous êtes partis. Vous reposez maintenant dans vos croyances. Ce sera à chacun de nous, chacun à notre façon, de continuer à cultiver nos souvenirs de vous.

Au nom de vos enfants et petits-enfants, je vous transmets toute leur affection et leur amour. Merci d’avoir guidés nos pas dans cette Vie. Nous continuerons à honorer vos mémoires en agissant selon ce que vous nous avez enseigné. 

Que seul Dieu, veille maintenant sur vous.

2 commentaires:

Le factotum a dit...

Un beau bonjour et un clin d'oeil à vos deux parents.

Fitzsou, l'ange-aérien a dit...

... vous savez M. Le Factotum, si vous le désirez, vous pourrez le rendre visite. Ils demeurent maintenant sur la route 111, juste à droite à la sortie de la ville... :-)

Histoire fleurie

Une journée s’annonçant d’un gris attristant, motiva la finalisation de ce billet, depuis longtemps semé en feuille. Ça va comme suit....