mercredi 31 janvier 2018

Coucou Martha!



Si j’étais fine pour cinq cents, j’écrirais ce billet dans la langue de Shakespeare. Mais je souffre d’un flagrant manque de confiance en moi et tant qu’à faire appel à « gougueule translation », je préfère passer mon tour. Alors je croise les doigts pour que « my Inuk Fair Lady » comprenne suffisamment le français afin de profiter de ces lignes qui lui sont, somme toute, adressées…
 
Mardi matin – Comme mentionné hier, je suis plantée devant Deux filles le matin quand j’aperçois par la fenêtre, M. Le Facteur qui s’amène, portant un petit colis brun sur lequel je peux voir des lettres noires tracées à la main. 

Je reconnais le bruit métallique habituel, alors qu’il ouvre de sa clé magique, nos six casiers d’un seul coup. S’ensuit un bruit plus sourd. Des pas dans l’escalier. Je le sais arrivé sur mon palier. Il doit aller chez mon voisin marocain. Je l’entends farfouiller à ma porte. J’attends. Ce serait pour moi?

Lorsque je le vois qui reprend ses pas quotidiens dans la neige folle, curieuse, j’ouvre la porte. Le colis pendouille à la poignée à l’aide d’un élastique bleu. Je souris. 

Parce que déjà, j’ai pu lire le prénom inscrit dans le coin gauche. Aucune adresse, mais l’étiquette de Poste Canada indique que le léger paquet est parti de Puviqnituq le 23 janvier. Sept jours à voyager du nord au sud. Intriguée, je m’installe à l’ilot, ciseau en main. 

D’une boîte de biscuits, j’extirpe comme par magie, de magnifiques pantoufles en cuir noir, à l’empeigne brodée et au cou-de-pied, bordé de douce fourrure! WOW! Je sens montée en moi une drôle d’émotion.

Je me souviens très bien du moment où mon Amie Martha m’avait demandé de tracer le contour de mes pieds sur une feuille posée à plat sur le plancher. « Je vais te faire des pantoufles. » m’avait-elle dit en anglais. Le Temps s’était écoulé. J’avais quitté le grand nord québécois sans avoir la chance de retravailler avec elle. 

Voilà que la semaine dernière, via Messenger, elle s’enquit de mon adresse. Vous connaissez la suite…

« Martha, thank you so much for this incredible attention. You can’t imagine how I appreciate it. My Fair Lady (as I always had pleasure to nickname you all those years working together as a Nunavik Diabetes team) you filled my day of happiness, with this more than precious gift. It seems to me as a great sign of friendship. I hope that one day, our roads will meet again.


In closing, the usual, “sorry for my bad English” 😉
 
Your truly « Amie Amossoise

Sylvie (alias Fitzsou 😉) xoxoxo »

p.s. as you can see on the picture, it was time for my old slippers to be retired! 😉

2 commentaires:

François Sobieraj a dit...

Pour quelqu'un craignant l'utilisation de la langue de Shakespeare, vous vous défendez rudement bien. Congratulations!

Fitzsou, l'ange-aérien a dit...

Merci M. Sobieraj! Alors je comprends que vous m'avez comprise???... ;-)
J'aurais peut-être dû osé finalement! Mais j'ai triché... je suis quand même allée valider avec Reverso...

Histoire fleurie

Une journée s’annonçant d’un gris attristant, motiva la finalisation de ce billet, depuis longtemps semé en feuille. Ça va comme suit....