Passer au contenu principal

Et pis après?



Attendez… Je reprends avec le 22 décembre…
 
Ils avaient débuté la journée en marchant vers le Fox Glacier qui, malgré un dernier stretch de montée époumonant, n’avait rien en bout de ligne, d’époustouflant, si ce n’est la
grisaille qu’exposait sa neige. Quand même… La vue du fjord au retour semblait en avoir valu la peine.

Pendant qu’ils se dirigeaient vers
Wanaka, ma Maîtresse a noté ceci :

« Walk off the earth”, groupe à écouter (et à voir) sur Youtube »

Curieux, j’ai fait la recherche (je maîtrise de mieux en mieux l’utilisation d’internet…). J’ai trouvé le groupe super bon. J’aime ce genre de performance musicale. Je suis certain que ma Maîtresse aimera aussi. Nous avons presque
les mêmes goûts. Faudra que je lui en glisse un mot…

Ce jour-là, c’est à Lake Hawea qu’ils ont installé les deux tentes. Elle a noté : « c’est probablement les plus beaux paysages et camping jusqu’à présent… » 


Wow! 

Pendant que les Filles en profitaient pour prendre ça relaxe et marchaient jusqu’au village voisin, le Grand lui, partait escalader une monstrueuse montagne, sûrement histoire de
canaliser une infime partie de son intarissable énergie.

Ça c’est de mon cru, parce que je le connais mon Grand-Frère-d’adoption!

Le lendemain, dernier jour des 59 hivers-en-plein-été de ma Maîtresse, elle laissa ses Jeunes partirent à l’aventure. Elle se fit déposer en plein Wanaka, histoire de profiter de la
Vie. Et de la ville j’imagine!

Elle y fit de curieuses découvertes, comme celle du sentier nommé en souvenir d’un certain Jan McGuire, décédé dans sa jeune 50aine.  (oui, oui… pour ceux et celles qui connaissent bien ma Maîtresse, vous avez bien lu, et comprendrez sûrement l’émoi qui l’envahit au même moment… à un « e » près!).

Ce jour-là, elle marcha beaucoup. Sur le plat. En pleine et charmante petite ville, longeant tantôt le bord de la plage, ou circulant sur les trottoirs à peine bondés. 

Quelques kilomètres et une bière plus tard, elle profitait du confort climatisé d’une salle de cinéma. À l’affiche, entre autres, un film tourné en Nouvelle-Zélande: Kiwi Christmas! Inspirant pour un 23 décembre! 


Et elle, de noter :

« 15h45- Alors que l’intrigue bat son plein, voilà que toutes les lumières s’allument. Le film s’arrête en plein milieu de projection. Une pause. Eh ben! Comme à Kuujjuaq, il y a de cela bien des années, quand l’Ami Wayne devait changer les bobines… Je suis installée comme dans un salon, sur un long divan en U. Jamais vu ça. Le film est léger et drôle. Santa Claus on the beach in N.Z, doing camping just like us.”

Et un peu plus tard elle ajoute :

« Fin de journée. J’attends qu’on vienne me chercher. Je suis assise face au
grand lac Wanaka. Il vente à délainer les moutons! Le soleil se dirige lentement mais sûrement derrière la montagne. Sous les branches où Susan Elizabeth Mayen, alias « Susie », avaient passé plusieurs années de ses trop courts 54 printemps. Sur le banc qui lui est dédié, est inscrit « Live your dream ». Ça que je fais ma Susie!»

Toujours triste ses départs précipités…

« Lundi, 25 décembre – Queenstown se présente sous la pluie. Cette fois, il pleut à défriser les moutons. Les montagnes sont noyées sous la brume. Nous
sommes descendus au Nomads Queenstown Hostel

Décidément. Je m’arrête là, et je vous reviens demain. Ou pas. Mais chose certaine, la prochaine fois, on change de pays!!!...

Wilson

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...