Passer au contenu principal

Réflexion faite au frette…



Il suffisait d’un -37 degrés en début de journée pour que je reprenne du poil de la bête… Levée tôt, il était à peine huit heures trente que je m’amusais à courir derrière Méo, le long de la Rue Principale. 

Après l’avoir ramené au p’tit appart, j’étais aussitôt repartie vers l’animalerie du coin, acheter l’obligatoire licence faisant de mon animal favori pour l’année à venir,  un pur résident Amossois. 

Un peu plus loin, j’entrai au bureau de poste y ramasser le formulaire nécessaire pour le renouvellement de mon passeport. Juste au cas où me prendrait l’idée de revenir de mon road trip estival par les États-Unis.

Valait mieux être en règle.

Je ne perdis pas de Temps et j’allai trouver chez Jean Coutu, l’Amie qui accepta bien gentiment de me photographier avec mon air le plus bête,  celui requis pour ce genre de document. 

Motivée et dégourdie par le frette, je poussai la marche jusqu’à la Maison de la culture, là où se trouve la bibliothèque. J’avais décidé qu’aujourd’hui, se terminait ma quête du livre d’Amélie Dubois, « Chick Lit, tome 2 ». Je me rivai le nez sur la porte. L’ouverture était prévue seulement en début d’après-midi. Tirant le capuchon de mon Quartz Nature sur la tête, je rebroussai chemin.

De retour à la maison, je démarrai le portable et allai directement sur le site de CAA Québec. Je voulais faire la demande d’un Triptik, genre d’itinéraire personnalisé pour voyageuse « organisée ». Je me disais qu’avec ce guide, j’aurais une bonne idée de la direction à prendre… une fois rendue à LaSarre!!! …

Vers 13 :30,  je réenfilais pour la troisième fois, pantalon et anorak chauds, direction bibliothèque. Là-bas, la Gentille Dame Françoise s’occupa de me faire une carte de membre en règle et finit par m’annoncer que le livre que je désirais, était malheureusement déjà prêté. Elle offrit de me le réserver. Mieux que rien. Au moins je sais que d’ici quelques semaines je pourrai assouvir ma soif de lecture de Dubois…

Je passe sous silence (mais je vous en glisse tout de même un mot…) le sentiment de pur contentement que j’ai ressentis à me retrouver dans ce paradis de briques de mots… Hum… Sans compter que j’y ai découvert un gros livre qui ne demande qu’à en sortir : « Le Canada des routes tranquilles »… Tiens, tiens…

« Phase 1 » de la préparation du projet road trip: check!
"Paradis Amossois", Amos, décembre 2014

Commentaires

Messages les plus consultés de ce blogue

Une minute de silence svp!

« … C’est l’Ami Pat qui, ce matin, a porté ce fait à mon attention :  1 minute de silence, à 11h, ce 11 du 11 , jour du souvenir.    Je ne suis pas une fana ni ne me targue d’avoir une grande connaissance des guerres, que ce soit la 1 ère ou la 2 ième . Ce que je sais, c’est que Papa Fitzsou, travaillant à l’époque de la 2 ième à la mine Molybdenite , avait été épargné de se présenter au front. Le molybdène contribuant à renforcer l’acier, était apparemment, utilisé dans la fabrication des munitions.  Ce fut, involontairement , sa contribution volontaire … De lien en lien, j’en ai appris un peu sur la bataille de la Crête de Vimy , s’étant déroulée il y a cent ans de cela, et pour laquelle, des milliers de canadiens ont tristement donné leur Vie.  Bon… Une minute de silence . En souvenir de ces valeureux combattants, c’est bien peu, quoique… Pour moi, ce sera déjà un défi en soi! ( je blague voyons… comme si je ne pouvais ferm...

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...

Parfaite perfection

« … ( ou paradoxe dans la pensée de l’ange-aérien… )   Qu’est-ce qu’on en met de l’énergie pour camoufler les signes du Temps : colorations, crèmes miracles de tous genres, botox, chirurgies esthétiques. Comme si la peau devait à jamais, demeurer lisse et ferme. Comme si on ne pouvait que viser, la jeunesse éternelle et l’immortalité…  Non mais !!! … Les vêtements doivent être griffés. On doit posséder le plus récent cellulaire, la meilleure tablette, l’ordi le plus léger, la voiture de l’année. Les activités sportives sont répertoriées, analysées, comptabilisées.  Et le plaisir? Oublié ??? … Plus question d’imperfection. Il faut mordre dans la Vie avec des dents en rang d’oignons et blanches comme neige. L’apparence physique doit être sans fausse note. Notre Vie aussi. Et malheur si les rides viennent trahir nos années de bonheur… Aberration !...  Dommage … Parce que quand j’y pense… Grand-Mère Antoinette portait...