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Athées, s'abstenir de lire...


Vous savez l’article que j’ai lu sur Pâques? On y racontait qu’à l’époque c’était la plus importante fête religieuse chrétienne parce qu’elle demandait quarante jours de préparation. Pendant cette période, on en profitait pour réduire la consommation de gâteries, ou comme je m’amuse à le dire, de choses non nécessaires à notre survie. Paraît que certains diminuaient même la consommation de viande : peut-être aussi parce qu’en ce temps de l’année, les réserves de nourriture commençaient à baisser…

Qui sait?

Tout un rituel entourait la Semaine sainte en commençant par le dimanche des rameaux. Je revois ma mère arriver avec le sien, qui béni, elle faisait tresser pour en garnir le crucifix de la maison.

En protection…

Le Jeudi saint, c’était le lavement des pieds, le recouvrement des statues. Ça j’avoue, je n’en garde aucun souvenir… Le Vendredi saint cependant, je me souviens qu’elle nous faisait regarder le ciel vers quinze heures : apparemment, il devait s’assombrir en souvenir… J’avoue que je l’ai observé pendant des années… jusqu’au jour où sous un soleil radieux, le ciel a boudé Dieu… Je ne me rappelle plus c'était quand…

Enfin le samedi midi, l'histoire dit que les cloches revenaient de Rome et se mettaient à carillonner, le carême prenait fin et s’inclinait devant le premier dimanche après la première lune de l’équinoxe du printemps… C’était le dimanche de Pâques, le temps pour les femmes d’étrenner nouveau bibi et nouvelle robe et de sortir en souliers. Elles revenaient à temps de la messe pour glisser au four le jambon à l’érable et aux ananas, et cacher dans la maison, les œufs en chocolat. Trônant sur la table, un bouquet de fleurs printanières (sauf chez les Abitibiens où les fleurs à cette période de l'année, dormaient encore profondément sous la neige…).

Ce que je retiens de l’article : que Pâques est peut-être le moment de prendre du temps pour soi, avec la famille, les amis…

Célébrer l’arrivée du doux temps et pourquoi pas… les amours naissants…

(Matin d'Automne: désolée j'ai supprimé ton commentaire en supprimant le premier billet que j'avais malencontreusement publié trop tôt... manquait la photo... Tu me récriras ok?... Mais j'ai eu le temps de le lire... Merci pour tes bons mots... ;-)... )

photo:"Le printemps à Amos Hockey-ville 2012", Amos, avril 2010


Le prochain billet apparaîtra le 1er avril... promesse ou Poisson d'avril????...

;-)



Commentaires

matin d'automne a dit…
Une autre coutume que j'ai observé pendant de nombreuses années: chez moi,nous gardions le silence de midi à 15:00, le vendredi saint en pensant à la souffrance de Jésus jusqu'à sa mort.

Et puis, ça reposait les parents de nos babillages et querelles...LOL.

Bon voyage, bon vent comme ça se disait autrefois...
Zoreilles a dit…
Vraiment, par rapport à nos souvenirs de cette époque, nous avons les mêmes repères, les mêmes ancrages.

Ça me fait chaud au coeur de lire ça, parce qu'on n'entend pas ça d'habitude, ça me fait toujours mal à l'âme quand on ridiculise et qu'on méprise d'où je viens (une famille catholique) et ce que j'ai vécu de beaux moments, de coutumes et traditions issues de leurs croyances qui donnaient un sens à leur vie. À la mienne aussi.

Chez moi, tous ces gestes et rituels étaient synonymes de bonheur, de vie de famille, d'heures joyeuses, etc.
Matin d'Automne: je ne sais pas si tu liras ces lignes un jour... Moi j'ai lu les tiennes, tel que prévu, le 16 avril!... Bonne idée ce silence du Vendredi Saint! On devrait appliquer ça dans les milieux de travail ;-)

Zoreilles: Nous pourrions en parler longuement de ces coutumes. J'aime bien les moderniser et les appliquer à ma façon tout en conservant le "fond".

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