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Avec ou sans fin

Depuis plusieurs minutes déjà, j’étais là, plantée devant mon portable, sans trop savoir où la danse de mes doigts sur le clavier me mènerait ce soir, surtout à cette heure tardive. J’avais le goût de passer mon tour, mais en même temps, je me disais que l’écriture est au mental ce que l’activité physique est pour le corps, et j’avais besoin de prendre du recul, de me noyer dans les mots, pour aider ce jour à prendre fin. Je revenais à peine du cinéma… Un drôle de film*, mélange de conneries et de leçons de vie… Plutôt vulgaire comme langage; un peu loin des ciné-qualités…

Mais enfin…

De retour à la maison, j’ai calmé une fringale avec un bol de céréales et apaisé mes contractures avec un bain chaud, puis…

Nous y revoilà…

Il y a la voix de Damien Rice qui gazouille et me chatouille les oreilles. Vous ne pourriez avoir portion de ma vie plus en direct… Même le petit cadran au socle noir, posé sur le bureau, égrène le temps avec un « toc » rassurant. Et moi je surfe les secondes, pour lancer des lettres qui formeront les mots, qui s’envoleront vers vous. Quelques nouvelles de vie insolites et sans rapport vraiment, avec la vie, justement…

Mais bon…

Comme un simple exercice d’écriture sans fin, comme les pages du matin, mots sans lendemain, qui finalement m'ont menée jusqu'à...

Nous voilà rendus…

* « The sitter », David Gordon Green

photo:"Là", Kuujjuaq, mars 2012



Commentaires

Le factotum a dit…
Dans ces mots, vous projetez la zénitude!
Bonne journée!
Merci, je trouve votre commentaire bien généreux...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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