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Calendes grecques

J’ai bien failli remettre la reprise de l’écriture aux…

… mais j’ai révisé ma position : je ne pouvais pas faire faux bond à mon Correcteur Officiel qui du coup, se serait retrouvé et retraité et sans emploi…

Ainsi…

« Il n’y a pas de hasard dans la vie, il n’y a que des rendez-vous… »

Lu à la fin d’une lettre rédigée par Gino Chouinard, adressée à ses enfants et publiée dans la revue « 7 jours » du 27 janvier 2012. J’attendais que ma Capillicultrice Préférée me fasse signe d’approcher pour débuter l’opération « recouvrement des fils d’argent courant dans ma chevelure mi-longue ». Ruse nécessaire encore pour quelques années…

J’ai négligé l’écriture cette dernière semaine. La Vie m’attendait en Abitibi, et m’a accueillie avec son lot de surprises comme on reçoit une visite qui s’est absentée trop longtemps. La Petite maison aux volets verts, bien nichée dans son fond de rang, me réservait ses derniers mauvais coups : une infiltration d’eau par-ci, un adoucisseur en grève par-là. Sans compter que ma Douceur ma Belle a, à son tour, adopté avec son Amoureux, une jolie maisonnette bleue, plantée fièrement dans un écrin de blancheur. Voilà donc que la plus Jeune de mes Ouailles quitte le nid pour une envolée, une nouvelle aventure, l’aventure de sa Vie…

Quand même, ce n’est pas rien…

Alors moi, les bras ballants, j’ai regardé mon P’tit Bonheur, venue me consoler en octobre 2008. Par la force des choses, j’ai dû la laisser partir elle aussi, et il en sera de même de cette maison où furent vécus tant de doux moments.

À mots voilés vous aurez compris qu’à partir de maintenant, mon P’tit Bonheur sera à jamais bien au chaud au fond de mon cœur, là où il aurait toujours dû être. La maison elle, n’était que « subterfuges par rapport à l’essentiel… »*

Je ferai donc très bientôt, un autre pas devant, sans trop savoir où me mèneront le Temps… ni la Vie…

* Jean Lemire

Photo : « P’tit Bonheur », St-Mathieu d’Harricana, mai 2011


Commentaires

matin d'automne a dit…
Comme je suis contente de te lire à nouveau. Je ne suis pas ton correcteur...mais une fidèle lectrice.

Comme ça ton dernier oisillon quitte définitivement le nid! Un vent de nouveau traverse donc ta vie...où te portera-t-il? Sûrement vers un horizon que tu prendras plaisir à découvrir.

Et comme je dis souvent...le meilleur est en avant... Les malheurs sont en arrière....
Bon matin d'hiver, Matin d'automne! Je savais que tu étais une fidèle lectrice et je t'en remercie. Comme de raison, mon Correcteur officiel est l'un d'eux aussi... ;-)
En fait ma plus jeune avait déjà quitté il y avait quelques années et était revenue se poser à la maison quelques temps avant de reprendre, comme mentionné, son envol vers un nouvel ailleurs. Reste mon Grand, présentement au Brésil jusqu'au début mai, qui devrait prendre la route de l'université en septembre prochain.
La maison sera en vente dès que je lui aurai redonné son air de "Madame"... Après "sky will be the limit"... Je serai libre comme l'air!
Bon mardi! xoxoxo
Zoreilles a dit…
Pour vivre du tout neuf, il faut faire de la place et se débarrasser de l'ancien... Prendre des risques, ne pas savoir, lâcher prise, faire confiance à la Vie. Eh que c'est pas facile!

Mais le meilleur est à venir, je le crois aussi, ton attitude me le dit bien plus sûrement que mon intuition.

Que font les mamans oiseaux quand les oisillons quittent leur nid?
Le factotum a dit…
J'aborde dans le même sens que Zoreilles.
L'avenir est devant vous, sans contrainte.
A vous de choisir la meilleure voie!
Zoreilles: alors je veux bien croire à "ton intuition sur mon attitude"... ;-)
psst... les mamans oiseaux en profitent pour s'envoler pour ne pas voir ça...

M. Le Factotum: si j'écoute ma p'tite voix, vous croyez que je trouverai la voie?...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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