Passer au contenu principal

Jour de rien


Un vague sentiment de liberté, de quiétude, de silence bienheureux, de lenteur, de gratitude, inonde déjà la chambre à coucher. Le soleil nimbe d’or les voilages opaques.
 
Je rêve déjà d’un troisième latté. D’une assiette à-œuf-poché-flottant-sur-un-morceau-de-pain-maison, en-rougeoyée de tomates cerises. J’ai faim.

L’une de ces journées où le Petit Agenda ne présente rien de plus que deux mots, distancés de plusieurs heures. Pur bonheur.

-     Prendre des nouvelles de Papa Fitzsou, toujours aux prises avec une autre fichue invasion de microbes indésirables. J’y pense : y en a-t-il seulement des désirables ???...

-     Profiter du soleil et de la douceur de ce Jour de la Terre, déposant sur le patio pour une première, le support de bois nappé de vêtements-à-séchage-rapide. Comme seul le printemps peut stimuler à le faire.

-     Profiter aussi du soleil, pour flâner longuement dans les rues de la ville en compagnie de l’Amie Lil. Disperser aux quatre vents, jasettes à peine entrecoupées de silences bienfaisants. Légèreté… 

Au retour, encore, rêver, songer, visualiser, ressasser. Inspire, expire les souvenirs, le nez au soleil. Chaleur du bien-être. La Vie dans la chambre d’à côté. Le va-et-vient. Les bruits de circulation. 

La Vie… Juste la Vie…

Commentaires

La vie et la sagesse...
J'aime l'art et la manière avec lesquels vous décrivez si bien les états d'âme du quotidien...
Zoreilles a dit…
Que c'est beau de « t'entendre » parler de la légèreté et la vivre au point de nous la faire partager...
M. François, simplement "merci". J'apprécie ces croisements de Vie écrits...
Merci Zoreilles, c'est gentil. C'est le soleil je crois... ;-)
Le factotum a dit…
Les journées ensoleillées des derniers jours vous émoustillent à souhait.
Fitzsou a dit…
... et commencent à ombrer d'indécision, les présences en gymnase...
Quoi que pensée non applicable pour les soirées bien sûr, M. Le Factotum!...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...