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Au nord du 48e parallèle…


… les dernières traces de l’hiver s’effacent tranquillement. Au milieu du boulevard, les congères abandonnent leurs tonnes de sable aux pelouses jaunies. Ce n’est pas beau à voir mais c’est tellement bon pour le moral!
 
Dans notre Amos, certaines habitations en profitent pour briller leurs dernières heures sur la croûte, alors que d’autres, vraisemblablement, ont eu beaucoup trop chaud. Triste coup du sort…


 Il y a quelques jours, j’ai salué l’hiver d’une main et j’ai troqué la bouteille-vide-de-D contre la source naturelle. Il me semblait que le Temps était venu de passer à autre chose. 

Mais je sais, je sais… 


… J’ai entendu moi aussi, cette chronique où la Pharmacienne disait qu’on devait en prendre à l’année! Entêtée, je maintiens ma position.

Je me souviens aussi qu’elle a mentionné, qu’en prévention du cancer de la peau, une famille de 2 adultes-2 enfants, théoriquement devrait utiliser l’été venu, en moyenne un tube de crème-solaire-indice-30 quotidiennement. 

Non mais… Qui fait ça?...

J’écris ces lignes alors que la porte patio est (presque) grande ouverte. Dehors des chants d’oiseaux nouveaux. Inlassables gazouillis. Il me semble.  
Je m’y connais si peu…

Tout à coup, c’est au tour du train de siffler son arrogance en traversant la ville d’ouest en est. C’est son heure. Celle qui me dit qu’il est grand Temps de penser à préparer le souper… Au fait…

… Qu’est-ce qu’on mange???...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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