Passer au contenu principal

Ovibos moschatus



Nous survolions depuis un certain temps l’immense étendue de la toundra, notre but étant d’aller admirer la Baie d’Ungava dans toute sa splendeur. Le paysage désertique s’offrait à nous sans pudeur, à moitié nu. Seuls quelques crachats bleutés entrecoupaient l’aridité du sol rocailleux. L’été n’avait pas encore déployé ses timides couleurs. 

Les yeux plus grands qu’ouverts, nos regards tentaient de percer les mystères de la lande. Nous espérions que s’offrent à nous, quelques traces éminentes de vie. 

Mais jusque là, la mousse gardait ses secrets.

Tout à coup, Christophe, notre pilote s’exclama : « Un bœuf musqué…  À deux heures! », nous indiquant du coup, la direction où regarder. Il entreprit un virage serré sur la gauche et se rapprocha des bêtes. Énervées, elles se mirent à courir en tous sens. Après deux-trois tours au-dessus de leurs têtes, on poursuivit notre vol, Christophe expliquant que bien qu’il n’y ait pas de consigne à cet effet, c’est pour le respect des animaux, qu’il ne s’attarde pas lors de ses périples « touristiques », à les tourmenter avec d’incessantes approches. 

De plus, comme il nous l’expliquait, dépendamment de l’état du terrain où ils se trouvent, il y a des risques qu’ils se blessent ou même pire, se fracturent les pattes.

Chanceux comme nous fûmes, nous revîmes un peu plus loin, une cavalcade de six autres bœufs musqués, dont l’un nous tint tête, bien en avant du troupeau et tourné vers nous, prêt à affronter l’ennemi...

J’espère juste qu’il n’avait pas besoin de cette bataille pour charmer sa Belle. Parce qu’une chose est certaine, cette dernière a dû trouver qu’il avait des ambitions un peu… élevées!!!


Commentaires

matin d'automne a dit…
Bonjour amie Fitzsou,

Je pars une semaine et toi tu en profites pour vivre moultes expèriences extraordinaires...j'ai tout lu tes blogs depuis mon départ et je suis jalouse de ton escapade dans la libellule nordique.

Par contre, je dois te dire que ma croisière des îles de la Madeleine a été exxxxxxtraaaaaaordinaire. J'y retournerai pour sûr avec mon auto et pour plus longtemps.

Message pour Jeannot des Îles, des circonstances ont fait que je n'ai pas eu accès à votre numéro de Tél. Mais j'ai pensé à vous. Vous habitez un endroit magnifique et les gens sont tous chaleureux.

Anecdote: hier, à mon retour, je suis allée chez Jean-Coutu et je souriais et saluais tout le monde.... Oups, j'ai réalisé très vite que j'étais de retour....on me regardais avec un air de dire: est-ce que je la connais? Alors pourquoi elle me dit bonjour?....
Bon matin... Matin d'automne! Je suis tellement contente pour toi, que tout ce soit bien déroulé. Je sais à quel point tu tenais à ce voyage et ce qu'il représentait pour toi.
Et oui, j'ai vécu une autre belle expérience "aérienne"... Faut croire que j'ai plus souvent la tête dans les nuages (ou près...)que les deux pieds sur terre. Et c'est très bien ainsi...
Pour les Îles, mon tour s'en vient. Quatre semaines... Et curieusement, moi je m'y rendrai en...
... avion!!! Bon retour, bon samedi, bon week-end de la St-Jean! xoxoxo

Messages les plus consultés de ce blogue

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...