Passer au contenu principal

J’ai soif…



Dimanche matin : je reviens de la rencontre avec les deux jeunes Inuits dont il était question dans le billet d’hier. L’air est pur et frais (!), il est à peine onze heures et le soleil s’est enfin décidé à sortir de sa cachette. Tout en remontant la côte afin de regagner mon chez-moi, le chant des oiseaux me saute aux oreilles et m’enchante. Comme pour contredire qu’il n’y avait pas que des corneilles affamées vivant au Nunavik (corneilles... corbeaux... je n’ai jamais su les différencier; et n’allez surtout pas me dire que les corbeaux sont plus petits ou plus gros… anyway, je ne suis pas plus avancée)

Me reviennent bribes de discussion avec des Collègues avec qui je partageai le souper-auberginois du dernier vendredi: soif de vivre, urgence de vivre…

Comme ça que je me sens de ce temps-ci… 

Je lis la cyberpresse et je m’empresse de noter tout ce que je veux voir et entendre à Montréal… 

Je me couche le soir et j’ai hâte de savourer mon café du matin… 

Je me lève le matin et j’anticipe la marche musicale où les notes me porteront jusqu’au bureau... 

Sont-ce des phéromones « imaginaires »? Ou serait-ce simplement le goût de vivre au jour le jour, un jour à la fois, tous les moments qui se présentent?...

Peu-t‘-importe… J’aime…

…Me reste juste à trouver mon "soul mate" * pour partager le tout… 

;-)

* âme soeur: Selon Ramban, chacun des partenaires séparés aspire à retrouver la présence de l'autre, dont il a gardé la marque, dans sa chair comme dans son âme.
À Bible Ouverte II - Et Dieu créa Ève, Josy Eisenberg et Armand Abecassis, Albin Michel, p 176

 photo: "Kuujjuaq: la banlieue", mai 2013

Commentaires

matin d'automne a dit…
Je te souhaite vraiment de trouver ton soul mate. (Apparemment lorsqu'on souhaite quelque chose pour une autre personne, on se le souhaite également à soi...)
Égoïste que je suis!

Dans mon cas, je me demande si ce ne serait pas parce que je ne suis pas prête à accueillir cette âme sœur... Je suis prise dans le tourbillon de ma vie. Tourbillon moins fort que lorsque je travaillais à plein temps, mais je n'ai plus la capacité de tourbillonner sans arrêt comme avant.

Question à moi-même: ferais-je partie des gens qui tourbillonnent jusqu'à la fin?

Aie! Tout ce charabia pour te faire un souhait!?!?

Bonne journée
Wow! J'adore tes commentaires Matin d'automne, surtout quand ils sont le résultat d'une réflexion suite à mon billet.
Je crois qu'à plusieurs moments de notre vie, il faut se poser ces questions: est-ce que je "tourbillonne"? Trop vite? Pour m'étourdir? Pour faire passer le temps?
Vivement que l'on puisse s'asseoir ensemble l'un de ces quatre pour se jaser ça...
Bon mardi à toi!
;-)
Zoreilles a dit…
L'urgence de vivre... J'en suis! Et depuis toujours. Mais c'est pire depuis que j'ai la cinquantaine.

Je voudrais tout faire, tout voir, tout vivre, tandis que c'est possible. Non, ce n'est pas la peur de la mort ou d'une quelconque finalité, c'est ma passion incommensurable pour la Vie. Pis je me soigne pas!

Zoreilles, tu fais bien... de pas te soigner!!!!
;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)