Passer au contenu principal

Essai



Je pourrais déblatérer toute une année sur un sujet, mine de rien. Vous entraîner très loin dans le sillage de mes délires cérébraux. Je pourrais pousser à l’extrême, l’audace de faire semblant d’y être, ne vous livrer que du vent et des marées, aussi contradictoires soient-elles…
 
Je pourrais vous filer entre les doigts, comme un souffle entre les feuilles à peine défroissées d’un trop long printemps. Je pourrais partir et peut-être qui sait, ne plus jamais revenir… 

Je pourrais lever la tête bien haut, regarder loin devant, imaginer les cours d’eau, rêver les routes. Je pourrais décider de ne plus être moi, d’être l’autre, celle qu’on ne fait que voir, mais que l’on n’entend pas…

Je pourrais laisser aller le Temps, sans le ralentir, sans m’appesantir sur son présent. Je pourrais pour une fois ne plus avoir peur d’avoir peur.

Je pourrais également, dans un sursaut, dans un soupir, comprendre que vous êtes là, tout près de moi.

Ce grand détour pour vous dire, que je tente un autre départ. Si de volubile je me fais muette, vous saurez que je suis partie. Si d’autre part, il n’y a pas ce départ…

… les probabilités pour que je sois au rendez-vous, demeurent très, très élevées… Ce sera à vous d’y voir. D’ici là, je vous inventerai des histoires à dormir debout, des romances aux fins sans fin, des contes qui ne se disent pas, ne se lisent pas, mais qui se vivent…   

photo:"Entre le ciel et l'asphalte", Kuujjuaq, juin 2013
               

Commentaires

Le factotum a dit…
Stand-by un vendredi. Les profs n'ont pas terminé.
Une bonne chance.
Anonyme a dit…
J'aime bien ce prélude et j'attends de voir ce qu'il en ressortira !
Elena, vous me mettez de la pression là...
Alors voilà...

Messages les plus consultés de ce blogue

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Cher Papa

Amos, 10 mai 2018   Cher Papa,  On dit que «  la Vie ne tient qu’à un fil  »… J’ajouterais que si on a le malheur de perdre un jour l’horizon de vue, le lien se rompt, annonçant le départ pour l’ultime envolée… Ce Temps est arrivé pour toi. Tu as passé une bonne partie de cette Vie dans le ciel. Entre ciel et terre. Tu éprouvais plus grande satisfaction à imiter le vol de l’oiseau, plutôt que la Vie d’un poisson, même si en réalité, tu en étais un heureux mélange, étant donné ta naissance, un jour de mars 1921… Tu as travaillé sans relâche, vaillamment et avec persévérance dans tout ce que tu entreprenais, que ce soit à transporter du gravier très jeune afin de tracer des parcelles de chemins abitibiens, ou à faire l’élevage à la dure, d’une centaine de visons, ou encore, à avoir les doigts noircis par l’huile des moteurs de tes grands oiseaux métalliques. Lentement mais sûrement, tu as avancé à grands coups d’épaules dans la Vie.  97 a...