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Essai



Je pourrais déblatérer toute une année sur un sujet, mine de rien. Vous entraîner très loin dans le sillage de mes délires cérébraux. Je pourrais pousser à l’extrême, l’audace de faire semblant d’y être, ne vous livrer que du vent et des marées, aussi contradictoires soient-elles…
 
Je pourrais vous filer entre les doigts, comme un souffle entre les feuilles à peine défroissées d’un trop long printemps. Je pourrais partir et peut-être qui sait, ne plus jamais revenir… 

Je pourrais lever la tête bien haut, regarder loin devant, imaginer les cours d’eau, rêver les routes. Je pourrais décider de ne plus être moi, d’être l’autre, celle qu’on ne fait que voir, mais que l’on n’entend pas…

Je pourrais laisser aller le Temps, sans le ralentir, sans m’appesantir sur son présent. Je pourrais pour une fois ne plus avoir peur d’avoir peur.

Je pourrais également, dans un sursaut, dans un soupir, comprendre que vous êtes là, tout près de moi.

Ce grand détour pour vous dire, que je tente un autre départ. Si de volubile je me fais muette, vous saurez que je suis partie. Si d’autre part, il n’y a pas ce départ…

… les probabilités pour que je sois au rendez-vous, demeurent très, très élevées… Ce sera à vous d’y voir. D’ici là, je vous inventerai des histoires à dormir debout, des romances aux fins sans fin, des contes qui ne se disent pas, ne se lisent pas, mais qui se vivent…   

photo:"Entre le ciel et l'asphalte", Kuujjuaq, juin 2013
               

Commentaires

Le factotum a dit…
Stand-by un vendredi. Les profs n'ont pas terminé.
Une bonne chance.
Anonyme a dit…
J'aime bien ce prélude et j'attends de voir ce qu'il en ressortira !
Elena, vous me mettez de la pression là...
Alors voilà...

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