Passer au contenu principal

Ça s’en vient…



Je l’ai subitement ressenti ce matin tel un coup au cœur… C’était encore subtil, à peine perceptible, comme si un septième sens cherchait à poindre à l’intérieur de moi. Lorsque j’ai rouvert les yeux à une heure convenable après avoir insomnié une partie de la nuit à cause de la clarté qui se poussait par les interstices du store pourtant bien tiré, je compris que le jour avait quelque chose à me dire. 
 
« Lève-toi » entendis-je d’abord. J’obtempérai…

Le ciel était d’un bleu à faire damner l’Ami Pat de Rimouski, qui lui était presque sous la pluie. Bleu comme un ciel de printemps qui se serait enfin décidé à installer son camp pour l’été. Bleu comme un souvenir de fin d’école, journée de déménagement et d’arrivée au chalet. Bleu comme ça se pouvait (ben sûr!) pour chapeauter la capitale du Nunavik…

Après deux cafés, deux brassées, je préparai le sac à dos qui suivrait toutes les randonnées de l’été : insectifuge, filet anti-moustique, coupe-vent léger, papiers mouchoirs, mini-kit de survie. J’ajoutai une pomme et une bouteille d’eau et j’enfilai leggings, cuissard, t-shirt, chandail et coupe-vent. Ouf! J’avais déjà atteint 10% de mon cardio! 

Je débarrai la remise pour en sortir le vélo vert et blanc, fidèle ami depuis deux étés, et cadeau de mon Amie J, repartie vivre à Montréal depuis. Je me sentais gonflée à bloc. Je passai ma couette par l’arrière de la casquette « Johnny May », glissai mes verres fumés sur le nez et partis sans arrière-pensée. J’irais droit devant. 

… Le lac me fit la surprise d’être à moitié dégelé. Au bout du chemin, il y avait maintenant une petite cabane avec une minuscule « galerie ». Le sac à dos en guise d’oreiller, je m’étendis, de la musique plein les oreilles. Le printemps n’en avait plus pour longtemps…

Commentaires

Le factotum a dit…
Beau vélo!
Bonne semaine!

Messages les plus consultés de ce blogue

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

Je te dis adieu

Notre rencontre avait été fortuite. Toi isolé; moi réceptive. Tu m’étais apparu, sobrement coloré de cette indéfinissable teinte pâlotte. Un bref coup d’œil et j’étais tombée sous le charme. Sous ton charme .   Ensemble nous avons peaufiné nos vécus. Honnêtement, sans faux ramages. Nous avons fait des plans. Les avons rendus à terme. Nous avons rêvé; échafaudé nos échauffourées. Sans être toujours d’accord sur les routes à suivre, jusque-là, nous avions réussi.  Mais, comme toute bonne chose à une fin… Elle est justement venue de façon inhabituelle et très abruptement. Cette fin. Partagée entre l’incompréhension, la colère et la tristesse, pour aboutir irrémédiablement, dans l’acceptation de tous ces instants sur lesquels nous n’avons aucun contrôle, j’ai abdiqué. Te laisser partir. Te laisser sortir de ma Vie, toi avec qui je faisais curieuse union depuis plus de dix années… Le Temps a passé. L’usure de notre relation s’est insidieusement infiltrée dans ...