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Radotage




J’avais prévu hier matin, profiter pour une avant-dernière fois de la voiture d’Amie F. Sans être surprise outre mesure, lorsque j’embarquai à bord, elle refusa de démarrer. 

Bien sûr… 

Qu’à cela ne tienne : il faisait si beau, si soleil et si… froid (-36) que je pus une fois de plus emprunter le raccourci qui avait fait fuir le printemps et son dégel. La marche me fit un grand bien surtout qu’elle faisait suite à une nuit de sommeil de tout repos. Comme quoi il ne faut jamais désespérer…

La journée se déroula fort occupée mais je pus quitter comme prévu un peu passé seize heures. Je cadençai mon pas sur ma sélection de musique « pour rêver », entrepris la traversée du marécage figé puis l’ascension de la colline directement en face. Puis subitement et sans que je m’y attende, c’est là que ça m’a prise...

Pas une douleur au cœur, ni une crampe au cerveau. Juste… Je trouvais ça beau. Tout… Trop... Cette nature un peu dégarnie, ce ciel beaucoup trop bleu, cette piste ayant à peine dompté la nouvelle neige du jour précédent et s’enfonçant dans la toundra telle un ruban de dentelle déployée …

Le long de ma route, je me suis arrêtée, cinq fois, le temps de prendre cinq pauses.

Cinq photos du ciel d’un bleu si bleu, si intensément bleu, que j’aurais aimé l’emmagasiner, le rouler en boule et en faire un souvenir.

Malheureusement ou heureusement, sur les cinq seulement deux ont accepté de participer à mon projet : celle-ci et une autre, qui n’a cependant de bleu que mon ombrage. Dommage…

Parce que de ce temps-là, je suis tout, sauf l’ombre de moi-même…

Commentaires

Le factotum a dit…
J’aime bien le jeu des ombrages qui amène la clarté et la lumière en soi!
Hum... vous êtes un bon critique...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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