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Matin ouaté



Ces derniers temps, le Nunavik nous désarçonne  avec ses airs de printemps hâtif. Déjà le raccourci que j’emprunte le matin, s’est couvert d’un mélange de neige et d’eau, une slush un peu brunâtre, laissant les pas s’enfoncer de quelques centimètres à tous les quelques centimètres. Hier en début de journée, des flocons fous descendaient d’un ciel grisonnant, créant ainsi un espace duveteux couleur de douceur. Les quelques arbres ayant osé dépasser la « ligne », se découpaient, sombres et fiers, sur un horizon de mystère.
 
Certains de ces matins magiques, la coïncidence des accords « musique-dans-mes oreilles-environnement » arrivent tellement à me troubler que cela entraîne mon imagination émoustillée vers des « je ne sais quoi » chimériques…

 « …se déroulait sur grand écran, l’histoire d’une femme arrivée à la mi-cinquantaine, vivant l’aventure de sa vie dans un Nord Québécois tutélaire. Ce matin-là, elle traversait à pas comptés un marécage qu’avaient gelé des mois d’un rude hiver. C’était un vendredi, dernière journée de travail...»

Ça me semblait si réel, que je me suis prise  à y croire… 

Ben pour dire jusqu’où l’air frais du Nord d’un matin ouaté peut nous me mener…

Commentaires

Le factotum a dit…
Cela nous donne une belle vue panoramique du Nord.
En fait un point de vue que ne montre pas souvent; l'autre versant...

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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