Passer au contenu principal

Retour à la case départ



Tel un pigeon voyageur, je suis rentrée au bercail en fin d’avant-midi. Ainsi s’est achevé le périple dans le Bas du Fleuve avec mon Chum de Trek Pat. J’en reviens la tête remplie de noms de petits villages, de paysages à couper le souffle et de places à découvrir quand je reviendrai cet été.

Parce que j’y retournerai, c’est certain…

Le Fleuve face au Gîte de l’Anse aux Oies, semble m’avoir définitivement adoptée. Il m’attendait, sage avec ses marées glacées aux chants étranges. Je me suis attardée sur le quai, y ai lézardé un moment, dardant mon regard vers la rive Nord, vers les pentes enneigées du Massif de la Petite rivière St-François…

Je crois…

Je ne sais pas ce que je vais faire avec ça… avec lui, ce Fleuve au long cours. Il m’a ensorcelée depuis déjà plusieurs années. Je me suis confiée à lui, lui ai lancé bouteille imaginaire contenant mes chimères les plus douces, les plus folles, les plus secrètes. J’attends toujours qu’il me livre réponse. Peut-être a-t-il dû porter mes vœux très loin, un peu plus au large, là où le fleuve devient mer et la mer, océan, afin qu’ils se réalisent enfin?

Qui sait?...

Reste à voir si les montagnes des Laurentides réussiront à rompre le charme…

Photos : « Musée, rue St-Germain » et « Larmes de glace », Rimouski et L'Islet-sur-Mer, février 2012

Commentaires

Le factotum a dit…
Elle est belle la rue St-Germain.
Je l'ai toujours aimée!
Vous me surprendrez toujours! Vous avez été de tous les voyages, de tous les coins du Québec...
Anonyme a dit…
Bonjour Madame Fitzsou,
Rimouski... ça a une curieuse consonance slave qui me fait penser à zakouski...
Il ne semble pas y faire beaucoup plus chaud que dans votre secteur d'adoption.
Profitez bien de vos vacances.
Merci M. Sobieraj! Vous êtes bien gentils et malgré les apparences, il fait plus chaud sur le bord du Fleuve que sur le bord de la rivière Koksoak... ;-)

Messages les plus consultés de ce blogue

Jeune Sœur Chérie, te souviens-tu…

… du salon du livre à Ville-Marie en 2016? C’était Francine Ruel qui en était la présidente d’honneur. Assise parmi des milliers de livres, elle affichait un certain air que tu lui avais reflété en lui demandant si «  ça lui tentait d’être là … ».    As-tu écouté TLMP dimanche soir ? Moi si, et j’ai immédiatement repensé à cet épisode. Penses-tu que lors de ce salon, elle pouvait déjà être préoccupée par son fils? Si c’était le cas, effectivement ça ne devait pas lui tenter d’être là… Si ça correspond avec l’errance de son Étienne , ça expliquerait ce que «  cachait son âme   » ce jour-là…  N’est-ce pas? Mais tout ça n’est que supposition. Parce que dans le fond, on ne sait jamais ce qui se passe vraiment dans la tête des gens que l’on côtoie. Quelles sont leurs inquiétudes? Leurs préoccupations? Leurs priorités de Vie? Pour expliquer des comportements, on s’invente des histoires loufoques et on y croit. Triste. Je me lance un ...

La rivière-du-Loup...

Des smel' et des pommet' des as de piq' Des rav' et des carot' des manch' de piq' D'la fleur d'la poch' d'avoin' des souliers d'boeuf Des fill' et des garçons heureux Elle a un trou ma marmite, Elle a un trou par-dessous La rivière-du-Loup est large, large La rivière-du-Loup est large partout!... Des smel' et des pommet' des as de piq'............ Elle a deux trous ma marmite, Elle a deux trous par-dessous... (clin d'oeil à mon Amie So de Kuujjuaq-Rivière-du-Loup et à l'Ami Pat de Rimouski, à qui j'ai cassé les oreilles pendant quelques kilomètres entre Rimouski et L'Islet-sur-Mer, en février dernier...) ;-)

Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...