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Quotidien...



Revenue tardivement de Puvirnituq hier soir, sur un vol détourné d’Inukjuak exprès pour un autre voyageur et moi-même (Sérieusement là!… En fait l’Agent devait trouver deux passagers et je crois que le fait de lui avoir demandé la permission de pleurer alors qu’il m’apprenait pour la quatrième fois en quatre jours que mon vol était cancellé, m’a valu la deuxième place!...).

J’arrivai donc trop tard pour aider au déménagement de ma Bonne Fée, mais juste à temps pour aider les membres du « quatuor à deux pattes » à bouffer la gigantesque pizza aux fruits de mer commandée pour l’occasion. Et comme la bière ne devait pas être en reste, puisqu’après tout, nous nous étions toutes enfin rendues à vendredi (!), c’est dans les rires, les conversations à bâtons rompus et la bonne humeur que j’atterris enfin dans mon néo-patelin.

Ce qui fut plus que bien…

La semaine quoique riche en rebondissements et rencontres de toutes sortes, fut très agréable. J’ai connu Inukjuak, petite communauté enclavée elle aussi parmi les surfaces rocheuses et faisant face à moult îles et presqu’îles, lui donnant un petit air gêné et timide. Je me suis surprise à m’entendre dire à Collègue M avec qui je voyageais, que si j’avais à déménager dans un autre village, je viendrais ici, enfin… là-bas… En partie parce qu’il y fait grand et que la communauté est très innovatrice et mouvante… Façon de parler...

Mais je n’ai point fini ma tournée des « grands ducs » du Nunavik encore. Il me reste Salluit et Umiujaq, Tasiujaq et Kangiqsualujjuaq… Tiens, tiens… Justement vers ce dernier que mes ailes me porteront lundi prochain…

Et comme d’habitude, je vous raconterai…

photos :
« Inukjuak et ses îles », octobre 2011
« En souvenir de ceux qui ont été déportés », Inukjuak, octobre 2011


Commentaires

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Belle et insouciante jeunesse!

« … Ce jour-là, dès que sa voix s’était élevée pure et assurée, par-delà le chœur de la cathédrale, j’avais pris ma décision. Cette jeune chanteuse qui   présenterait un spectacle pour ramasser des fonds pour financer son premier album, et bien… je serais du nombre qui irait l’encourager au sous-sol de la petite église de St-Mathieu-d’Harricana!    Et c’est avec l’Amie Tweety que j’irais! ( c’est même elle qui s’est occupée de l’achat des billets!… )  Vendredi soir, dix-neuf heures trente. La salle est pleine. On refuse du monde. Question d’assurances. Ça jase. Je revois des figures connues, reconnues. Placés à l’avant, devant nous, les enfants de l 'Artiste , et ceux d’un couple d’amis. Tout ce beau monde est assis directement par terre. Par choix. Et les pieds se balancent de gauche à droite, en des semblants de pantins désarticulés. Les mots sont lancés. Chantés. Clamés. Poésie du moment, odes à l’Abitibi. Aisance sur scène. Assurance d 'une méne...

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